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Mac AdamsProgramme
Robert Breer
Elina Brotherus
Omer Fast
Ryan Gander
Mark Geffriaud
JĂşlius Koller
JirĂ Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
ProchainementAilleursPratchaya PhinthongEn cours
JĂşlius KollerA common feelingArchives2012FoiresRyan Gander2011
Pia RönickeMark Geffriaud2010
Deimantas Narkevicius
Mac Adams
Yann Sérandour
Dominique Petitgand
JirĂ KovandaRobert Breer, "Clouds"2009
Omer Fast "Nostalgia"
Both Before and After
The Boy Who Cried Wolf (Lefty Loosey, Righty Tighty)
Elina Brotherus, "Artists at Work"
Elina Brotherus, "Rétrospective"Deimantas Narkevicius2008
"LĂ oĂą les eaux se mĂŞlent"
Pratchaya Phinthong "What I learned I no longer know; the little I still know, I guessed"
"Nord, Nord-Ouest"
Roman Ondák "Fluid Border"
Ryan Gander « It’s a right Heath Robinson affair » (A stuttering exhibition in two parts)
Mark Geffriaud « Si l’on pouvait être un Peau-Rouge »
Berlin-Paris, un échange de galeriesYann Sérandour « Weiss »2007
Pia Rönicke & Zeynel Abidin Kizilyaprak «An Usual Story from a Nameless Country»
« Faces »
Jiri Kovanda «Two Cushions»
Omer Fast «De Grote Boodschap»« Cinematic Panorama »2006
Elina Brotherus
Pratchaya Phinthong «if I dig a very deep hole»
Julius Koller «Space is The Place»
Mac Adams «07-70»
« The Last piece By John Fare »
« Time Flies »Dominique Petitgand «Quelqu’un par terre (Someone one the ground)»2005
Pia Rönicke «Rosa's Letters - Telling a Story»
« Jiri Kovanda VS Reste du monde (Tentatives de Rapprochement) »
Roman Ondák «More Silent Than Ever»
« Outside The Living Room »
Deimantas Narkevicius «Instead of Today»
Omer Fast «Godville»« Petites Compositions entre amis - Séquence 3 »2004
« Petites Compositions entre amis - Séquence 2 »
« Petites Compositions entre amis - Séquence 1 »
Elina Brotherus «Model Studies»Pia Rönicke «Without a Name»2003
Loris Gréaud «Ending Introduction»
Robert Breer
Alban Hajdinaj «My Home is Your Home»« Links »2002
« Present Perfect »
Roman Ondák «Talker»Mac Adams «Beneath The Shadow»2001
Omer Fast
Deimantas Narkevicius
Dominique PetitgandRobert Breer
Elina Brotherus «Suites françaises 2»
« Hors-jeu »Art Basel Miami Beach
Artissima, 11
Fiac 11, Paris
Art Basel 42
Independent 2011, New York
ArchivesArtissima 17, Turin
Fiac 10, Paris
Sunday, Londres
Art 41 Basel
Independent
Art 40 Basel
Art Basel Miami Beach
FIAC 09, Paris
The Fair Gallery > Frieze Art Fair
Mac AdamsLevel One
Robert Breer
Elina Brotherus
Omer Fast
Ryan Gander
Mark Geffriaud
JĂşlius Koller
Jiri Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
InfosLiens
Joris Lacoste - 12 rêves préparés
John Smith with John Berger, Black Audio Film Collective, Peter Watkins
St.op-St.art (1965-2011 – UIPT, superintendent Tamas St.Turba)
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JirĂ Kovanda, "Wait, please, she will come"Robert Breer, "Clouds"2009
Omer Fast "Nostalgia"
Both before and after
The Boy Who Cried Wolf (Lefty Loosey, Righty Tighty)
Elina Brotherus "Artists at Work"
Elina Brotherus, "Retrospective"Deimantas Narkevicius2008
Where water comes together with other water
Pratchaya Phinthong "What I learned I no longer know; the little I still know, I guessed"
Nord, Nord-Ouest
Roman Ondák "Fluid Border"
Ryan Gander "It’s a right Heath Robinson affair" (A stuttering exhibition in two parts)
Mark Geffriaud "If one were only an Indian"
Berlin-Paris, a gallery exchangeYann Sérandour "Weiss"2007
Pia Rönicke & Zeynel Abidin Kizilyaprak "An Usual Story From a Nameless Country"
"Faces"
Jiri Kovanda "Two Cushions"
Omer Fast "De Grote Boodschap""Cinematic Panorama"2006
Elina Brotherus
Pratchaya Phinthong "if I dig a very deep hole"
Julius Koller "Space is The Place"
Mac Adams "07-70"
"The Last Piece by John Fare"
"Time Files"Dominique Petitgand2005
Pia Rönicke "Rosa's Letters- Telling a Story"
Jiri Kovanda "Jiri Kovanda vs Reste du Monde (Tentatives de rapprochement)"
Roman Ondák "More Silent Than Ever"
"Outside The Living Room"
Deimantas Narkevicius "Instead of Today"
Omer Fast "Godville""Petites compositions entre amis - Sequence 3"2004
"Petites compositions entre amis - Sequence 2"
"Petites compositions entre amis - Sequence 1"
Elina Brotherus "Model Studies"Pia Rönicke "Without a Name"2003
Loris Greaud "Ending Introduction"
Robert Breer
Alban Hajdinaj "My Home is Your Home""Links"2002
"Present Perfect"
Roman Ondák "Talker"Mac Adams "Beneath the Shadow"2001
Omer Fast
Deimantas Narkevicius
Dominique PetitgandRobert Breer
Elina Brotherus "Suites Françaises 2"
"Hors-Jeu"Art Basel Miami Beach
Artissima 11, Torino
Fiac 11, Paris
Art Basel 42
Independent, New York
ArchivesArtissima 10, Torino
Fiac 10, Paris
Sunday, London
Art 41 Basel
Independent
Art 40 Basel
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The Fair Gallery > Frieze Art Fair
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Robert Breer
Elina Brotherus
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Jiri Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
InfosLinks
Joris Lacoste - 12 rêves préparés
John Smith with John Berger, Black Audio Film Collective, Peter Watkins
St.op-St.art (1965-2011 – UIPT, superintendent Tamas St.Turba)
L’espace de la bibliothèque constitue le point crucial de la pratique de Yann Sérandour. Matière première autant que source d’inspiration et atelier, la bibliothèque représente également pour l’artiste un espace privilégié pour la circulation de ses œuvres. Qu’elles prennent la forme d’inserts, de publications, d’impressions ou d’installations, celles-ci participent d’une approche qu’il qualifie d’interstitielle, venant réactiver et prolonger la pratique d’autres artistes selon des modes qui relèvent du supplément, du parasitage ou du déplacement. Elles procèdent en d’autres termes d’un travail de lecture, avec toutes les dynamiques d’interprétation et d’appropriation que ce terme peut suggérer : « J’utilise des œuvres existantes pour y projeter des intérêts qui me sont propres, comme le fait n’importe quel lecteur de roman », précise l’artiste.
Si, depuis ses premières œuvres, le champ d’investigation de Yann Sérandour s’est principalement concentré sur la production artistique conceptuelle des années 1960 et 1970, dans le prolongement de la pratique d’artistes tels qu’Edward Ruscha, Lawrence Weiner, Raymond Hains et Yves Klein, ses projets les plus récents s’inscrivent dans un champ historique élargi. L’installation Madeleine pénitente (2011) s’intéresse ainsi à la copie, aujourd’hui installée dans le parc du Domaine de Chamarande en région parisienne, d’une sculpture de l’artiste néoclassique Antonio Canova présentée lors du Salon de 1808 et dont les doigts furent brisés lors de son transport d’Italie, avant d’être restaurés. Intrigué par les hypothèses avancées par un historien de l’art quant à l’absence similaire des doigts sur la copie, Yann Sérandour a proposé à un restaurateur d’en sculpter les parties manquantes, ajoutant ainsi une nouvelles étapes aux déplacements et péripéties qui ont ponctué la vie de l’œuvre. La série d’impressions sur aluminium World Mirrors (2011) prend quant à elle comme point de départ une suite de reproductions noir et blanc extraites d’un ancien catalogue Sotheby’s, présentant des miroirs de styles et périodes variés – Louis XV, Queen Ann, Georges III, Empire, etc. Reproduisant ces vignettes à la taille réelle des objets, World Mirrors met notamment en valeur l’absence d’images réfléchies à l’intérieur des cadres reproduits, un gris nébuleux ayant, dans les images originales, été utilisé pour masquer la réflexion dans les miroirs des lieux de prises de vue. En s’immisçant dans les marges de l’œuvre, dans ses reproductions, dans les commentaires qui l’entourent, la pratique de Yann Sérandour aborde l’histoire de l’art comme un récit susceptible d’être sans cesse remanié. « Mes œuvres, affirme-t-il, s’interpolent frauduleusement dans ce récit pour mieux déjouer sa linéarité et y insinuer des effets de feedback. »
Christophe Gallois
L’espace de la bibliothèque constitue le point crucial de la pratique de Yann Sérandour. Matière première autant que source d’inspiration et atelier, la bibliothèque représente également pour l’artiste un espace privilégié pour la circulation de ses œuvres. Qu’elles prennent la forme d’inserts, de publications, d’impressions ou d’installations, celles-ci participent d’une approche qu’il qualifie d’interstitielle, venant réactiver et prolonger la pratique d’autres artistes selon des modes qui relèvent du supplément, du parasitage ou du déplacement. Elles procèdent en d’autres termes d’un travail de lecture, avec toutes les dynamiques d’interprétation et d’appropriation que ce terme peut suggérer : « J’utilise des œuvres existantes pour y projeter des intérêts qui me sont propres, comme le fait n’importe quel lecteur de roman », précise l’artiste.
Si, depuis ses premières œuvres, le champ d’investigation de Yann Sérandour s’est principalement concentré sur la production artistique conceptuelle des années 1960 et 1970, dans le prolongement de la pratique d’artistes tels qu’Edward Ruscha, Lawrence Weiner, Raymond Hains et Yves Klein, ses projets les plus récents s’inscrivent dans un champ historique élargi. L’installation Madeleine pénitente (2011) s’intéresse ainsi à la copie, aujourd’hui installée dans le parc du Domaine de Chamarande en région parisienne, d’une sculpture de l’artiste néoclassique Antonio Canova présentée lors du Salon de 1808 et dont les doigts furent brisés lors de son transport d’Italie, avant d’être restaurés. Intrigué par les hypothèses avancées par un historien de l’art quant à l’absence similaire des doigts sur la copie, Yann Sérandour a proposé à un restaurateur d’en sculpter les parties manquantes, ajoutant ainsi une nouvelles étapes aux déplacements et péripéties qui ont ponctué la vie de l’œuvre. La série d’impressions sur aluminium World Mirrors (2011) prend quant à elle comme point de départ une suite de reproductions noir et blanc extraites d’un ancien catalogue Sotheby’s, présentant des miroirs de styles et périodes variés – Louis XV, Queen Ann, Georges III, Empire, etc. Reproduisant ces vignettes à la taille réelle des objets, World Mirrors met notamment en valeur l’absence d’images réfléchies à l’intérieur des cadres reproduits, un gris nébuleux ayant, dans les images originales, été utilisé pour masquer la réflexion dans les miroirs des lieux de prises de vue. En s’immisçant dans les marges de l’œuvre, dans ses reproductions, dans les commentaires qui l’entourent, la pratique de Yann Sérandour aborde l’histoire de l’art comme un récit susceptible d’être sans cesse remanié. « Mes œuvres, affirme-t-il, s’interpolent frauduleusement dans ce récit pour mieux déjouer sa linéarité et y insinuer des effets de feedback. »
Christophe Gallois