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Omer Fast

Biographie

Présentation

Né à Jérusalem, Israël, 1972.Vit et travaille à Berlin, Allemagne.

Omer Fast travaille le son et l’image. Il explore la vidĂ©o et la tĂ©lĂ©vision en tant que matĂ©riau et sujet Ă  la fois.

Ses Ɠuvres prennent la forme d’ installations vidĂ©o dans l’espace d’exposition et peuvent se dĂ©cliner autrement dans l’espace « public- privĂ© ».

Omer Fast est arrivĂ© aux Etats- Unis Ă  l’ñge de 14 ans. Ses Ɠuvres traitent de l’approche d’une culture Ă©trangĂšre. Il questionne cette notion de rĂ©fĂ©rences culturelles et se positionne comme un observateur extĂ©rieur qui tente de comprendre.

Chaque piĂšce tĂ©moigne de l’importance de l’accĂšs Ă  la langue. Le rĂ©cit devient un support. Il analyse la façon dont la narration s’est construite, les codes qui lui sont liĂ©s ainsi que les donnĂ©es contextuelles.

Omer Fast travaille souvent Ă  partir d’un support existant comme les films populaires amĂ©ricains, afin de les enrichir de strates supplĂ©mentaires. Il tente ainsi de donner du sens Ă  des signes de masse d’une culture prĂ©dominante. Son travail tĂ©moigne d’une fascination par la capacitĂ© de construire Ă  partir du vide, et utilise cette vacuitĂ© comme matĂ©riau.

"T3-AEON est un projet rĂ©alisĂ© pour l’espace public utilisant comme support le film Terminator de James Cameron.

Un certain nombre de copies vidéo ont été louées dans les magasins de vidéo à New York, celles--ci ont subi une légÚre modification puis ont été rendues aux magasins comme toute location réguliÚre. Les clients (ignorant tout avant le visionnage) avaient à leur insu une version modifiée du film.

Cette modification consiste en quatre sĂ©quences de voix off, d’une durĂ©e variant de une Ă  trois minutes, soigneusement insĂ©rĂ©es dans la bande- son Ă  des points prĂ©cis du film.

L’inclusion de quatre monologues, par remplacement de certaines parties du dialogue d’origine, crĂ©e la narration d’une histoire personnelle et vĂ©cue par quatre membres de ma famille. Chaque histoire est un souvenir d’enfance qui raconte les circonstances et les Ă©motions d’une punition infligĂ©e par les parents.

Ces enregistrements sont placĂ©s dans le film durant de courtes scĂšnes d’intense violence de façon Ă  marquer temporairement l’action du film par une autre narration intime et privĂ©e, tout en permettant Ă  la dynamique de l’intrigue de rester intacte.

Comme un ensemble d’histoires infiltrĂ©es dans ces cassettes Ă  louer, les quatre voix prĂ©sentent l’enregistrement cachĂ© d’une famille dont le propos serait de communiquer son existence et sa survie. In fine, le devenir de ces enregistrements existent par la circulation Ă  l’intĂ©rieur du systĂšme de location de vidĂ©os et par l’interaction entre l’inclusion des tĂ©moignages et le film. Mais, avant tout, c’est le spectateur qui reçoit l’Ɠuvre chez lui et qui choisit de la faire perdurer. "

L’intervention T3 opĂšre comme les parasites ou les virus informatiques montrĂ©s dans les films de science- fiction semblables Ă  Terminator.

D’autre part, la modification de Teminator est une greffe, un ajout d’histoires personnelles sur un support de diffusion publique et se perçoit comme une sorte de graffiti vidĂ©o comparable aux annotations personnelles parfois inscrites dans les marges des livres en bibliothĂšque.

"Glendive Folley" est constituée de deux vidéos se faisant face avec un dispositif sonore.

Sur l’un des deux moniteurs, des façades de maison, filmĂ©es en plan fixe avec toujours le mĂȘme point de vue, dĂ©filent Ă  rythme plus ou moins rĂ©gulier. Il a filmĂ© façade aprĂšs façade, sans son, d’une maniĂšre systĂ©matique et sĂ©rielle.

Sur l’autre tĂ©lĂ©vision, on retrouve l’artiste dans son atelier exĂ©cutant le bruitage des images correspondant.

Cette piĂšce a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e aprĂšs un voyage de l’artiste dans une petite ville du Montana Ă  Glendive. Il a Ă©tĂ© marquĂ© par les efforts de chaque habitant consacrĂ©s Ă  l’amĂ©nagement de leur façade, comme si elles Ă©taient l’enjeu d’une compĂ©tition. Chaque maison possĂšde son petit jardin, sorte de socle, avec son garage et souvent la voiture garĂ©e devant. On peut presque dĂ©finir, Ă  travers l’originalitĂ© de l’architecture, l’esprit de ses habitants. Les images sont cadrĂ©es de façon Ă  ce que le son provenant de l’autre moniteur soit comprĂ©hensible. On peut voir le voisin sur sa tondeuse Ă  gazon, ou le chien qui passe. Omer Fast nous livre une journĂ©e oĂč mĂȘme une vie des habitants de cette ville. Il accentue par le bruitage la dĂ©shumanisation des villes amĂ©ricaines ordinaires. L’Ɠuvre ne se limite pas aux images que l’on peut voir ni au son que l’on peut entendre mais se situe entre les deux. Le spectateur investit l’espace entre les diffĂ©rentes perceptions et restitue ainsi la piĂšce.


Biographie

Omer Fast Né en 1972 à Jérusalem, Israël. Vit et travaille à Berlin.

Expositions personnelles

2010

gb agency, Paris

Talk Show, Berlin Documentary Forum, Haus der Kulturen der Welt, Berlin

Screening, MNAM, Centre Pompidou, Paris

Arratia, Beer, Berlin

Screening, Ithaca University, New York

The Casting, Cleveland Museum of Art, Cleveland

2009

Whitney Museum of American Art, New York

Kunsthaus Baselland, Basel

South London Gallery, Londres

Berkeley Museum, San Francisco

Johnson Museum of Art, Cornell University, New York

Performa, New York

2008

Betty Rymer Gallery, Art Institute of Chicago, Chicago

Galerija Miroslav Karlijevic, Zagreb

Museum of Contemporary Art, Denver

De Grote Boodschap, gb agency, Paris

Kunstverein Hannover, Hannovre

2007

Arratia/Beer, Berlin

Museum of Modern Art, Mumok, Vienne

Godville, Indianapolis Museum of Art, Indianapolis

Contemporary Art Center, Vox Contemporary, Montréal

2006

Godville, gb agency, Paris

2005

Mixed Doubles (avec Nam Jun Paik), Carnegie Museum, Pittsburgh

Postmasters Gallery, New York

International Institute for Visual Arts, INIVA, Londres

Midway Contemporary, Minneapolis, Minnesota

2004

L'Atelier /CNP, Centre National de la Photographie, Paris

Pinakothek der Moderne, Munich / Itinérance: Frankfurter Kunstverein, Frankfort;Brandenburgischer Kunstverein, Posdam (avec Jeanne Faust)

Spielbergs List, Liste 04, gb agency, BĂąle

2003

Fri-Art, Center for Contemporary Art, Fribourg

Postmasters Gallery, New York

Project Room, Frankfurter Kunstverein, Frankfort

2002

A Tank Translated, Fiac Perspectives, gb agency, Paris

gb agency, Paris

Expositions collectives

2010

5x5, Espai d’Art Contemporani, Castello

Videodrome, Autocenter, Berlin

Blockbuster: Cinema of Exhibition, CIAC, Mexico

Hinter der vierten Wand, Generali Foundation, Vienna

Talking Heads, Ireland Museum of Contemporary Art, Dublin

Auto Kino, TemporÀre Kunsthalle, Berlin

Che Cosa Sono Le Nuvole ?, Museion - Museum of modern and contemporary art, Bolzano

2009

The same River Twice: Part 2, Institute of Modern Art, Brisbane, Australie

Preis der Nationalgalerie fĂŒr Junge Kunst 2009, Hamburger Bahnhof – Museum fĂŒr Gegenwart, Berlin

Medium Religion, Model Arts and Niland gallery, Irlande

Polyglottolalia, Tensta Konsthall, Stockholm

New Frontiers, Sundance Film Festival, Park City, Utah

2008

Present Tense, Centro Atlantico de Arte Moderna, Las Palmas

Liverpool Biennial, Liverpool

Medium Religion, ZKM/ Museum for Contemporary Art, Karlsruhe

On the Subject of War, Barbican, Londres

The Green Room, Hessel Museum of Art, Bard College, Annandale-on- Hudson, New York

Manifesta 7, Trento

Visite: Von Gerhard Richter bis Rebecca Horn, Kunst und Austellungshalle, Bonn

The Cinema Effect: Illusion, Reality, and the Moving Image/ Part II: Realisms, The Hirshhorn Museum, Washington DC

The Whitney Biennial 2008, Whitney Museum, New York

Les Inquiets, cinq artistes sous la pression de la guerre, Centre Pompidou, Paris

Biennale Cuvée, OK Center for Contemporary Art, Linz

Decoder: Selected Works from the 3rd Contour Biennial for Video Art, Center for Contemporary Art, Vilnius

LĂŒgen nirgends, Ausstellungshalle Zeitgenösische Kunst, MĂŒnster

Signals in the Dark: Art in the Shadow of War, Blackwood Gallery / JM Barnicke Gallery, University of Toronto, Toronto

Wandering in Contemporary Videoart, Magazzini del SaleMusei Civici, Siena

Pick-up, Stunck Kunstencentrum, Louvain

2007

Filmische Wahrheiten-Cinematic Realities, Heidelberger Kunstverein, Heidelberg

The Colonial Show, Second Street Gallery, Charlottesville, Virginie, USA

Mystic Truths, Auckland Art gallery, Auckland, Nouvelle-Zélande

Contour Video Biennale, Mechelen

History Will Repeat Itself, Hartware Medienkunstverein, Dortmund / Itinérance: Kunstwerke, Berlin

Closed Circuit: New Media Acquisitions, Metropolitan Museum of Art, New York

Visite: Contemporary Art in Germany, Center for Fine Arts, Bruxelles

Cross- Border, Museum of Art, Stuttgart

Re-, Site Gallery, Sheffield

Collateral, When Art looks at Cinema, Hangar Bicocca, Spacio d'Arte Contemporanea, Milan (curator: Adelina FĂŒrstenberg)

Raised by Wolves, The Art Gallery of Western Australia, Perth

2006

We All Laughed at Christopher Columbus, Platform Garanti, Istanbul

Simulation Games, Edith Russ House, Oldenburg, Allemagne

I, Direct Ontology, Futura Gallery, Prague; Secession, Vienne

Why Pictures Now : New Media Acquisitions, Mumok, Vienne

Mercury in Retrograde, De Appel, Amsterdam

2005

Cut/ Film as Found Object, Milwaukee Art Museum (curator: Stefano Basilico) / Itinérance: Philbrook Museum of Art, Tulsa

Narrow Focus, Tranzit, Bratislava (curator: Vit Havranek)

Second Sight, Prague Biennial, Czech National Museum, Prague (curator: Nadia Fischer)

The Imaginary Number, Kunstwerke, Berlin (curator: Anselm Franke and Hila Peleg)

Reprocessing Reality. New Perspectives on Art and the Documentary, (curator: Claudia Spinelli), Chùteau de Nyon, Nyon. / Itinérance: PS1, New York

Covering the Real, Kunstmuseum, BĂąle (curator: Hartwig Fischer)

Fair Use : Appropriation in Recent Film and Video, Hammer Museum, U.C.L.A, Los Angeles.(curator: Matthew Thompson)

Faces in the Crowd / Volti nella Folla,Castello di Rivoli Museo d'Arte Contemporanea, Rivoli, Turin (curator: Carolyn Christov Bakargiev)

Life: Once More, Witte de With, Rotterdam (curator: Sven LĂŒtticken)

2004

Faces in the Crowd / Volti nella Folla, The Whitechapel Art Gallery, Londres (curator : Carolyn Christov Bakargiev)

Cut/Film as Found Object, Museum of Contemporary Art, Miami (curator : Stefano Basilico)

Pick up, Public, Paris (curator: Guillaume Désanges)

Voluntary Memory, Austrian Cultural Forum, Londres (curator : Alona Pardo)

Rear View Mirror, Kettles Yard, Cambridge (curator: Elizabeth Fisher)

Moving Picture Desire, Busan Biennale, Busan, Corée

Storytelling, George Eastman House, Rochester, New York

Facing Footage, (avec Jeanne Faust), Pinakothek der Moderne, Munich

Frankfurter Kunstverein, Frankfurt

Video X, Momenta Art, Brooklyn

2003

Works from the Collection, Museum fĂŒr Gegenwartskunst, BĂąle

Film in der Kunst: Omer Fast et Jeanne Faust, Kultur Kreis Award, Brandenburgischer Kunstverein, Potsdam

Incommunicado, Sainsburry Centre for the Visual Arts, Norwich / Itinérance: Edinburgh City Art Centre, Edinburgh, Hayward Gallery, Londres)

Gestes d'attention, Printemps de Septembre, Toulouse

Hidden In a Daylight, Foksal Gallery Foundation en collaboration avec 3Ăšme Annual Film Festival, Cieszyn, Pologne

Recent Acquisitions, Art Gallery of Western Australia, Perth

Kaap Helder, art from a natural source, Kunst en Cultuur Noord-Holland, Harlem

Media Field: politick, Williams College Museum of Art, Williamstown, MA

Arcadia, Govett-Brewster Art Gallery, New Plymouth, NZ

In Media Res, Information, Contre-Information, galerie Art et Essai, Université Rennes

Contemporary Art/Recent Acquisitions, Jewish Museum, New York

(based upon)True Stories, Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam

Pol.i.tick, Williams College Museum of Art, Williamstown, MA

Voir Grand/Think Big, Saidye Bronfman Center for the Arts, Montreal

2002

Inside-Out, 5th Festival of New Art in Berlin, Berlin

Monitor: Video II, Gagosian Gallery, New York

LISTE 02, The Young Art Fair, gb agency, BĂąle

Here and Now, BĂŒro Friedrich, Berlin

While U Wait, MOT, Londres

Submerge, New art from NY, Kunstbunker NĂŒrnberg, Nuremberg

Whitney Biennial 2002, Whitney Museum of American Art, New York

Second Site, Alumni Exhibition, Hunter College MFA Gallery, New York

2001

Video Jam, Institute of Contemporary Art , Palm Beach, Floride

Affinités Narratives, gb agency, Paris

Weak Architecture, Midway Initiative Gallery, St. Paul, Minnesota

Travelling Scholars, Boston Museum of Fine Arts, Boston

Hors- Jeu, (Out of Bounds), gb agency, Paris

Salad Days, Bill Maynes Gallery, New York

Some New Minds, PS1 Contemporary Art Center, New York

Death Race 2000, Thread Waxing Space, New York

2000

Momenta Art Gallery, Brooklyn, New York (avec Akiko Ichikawa)

Breakin In A New Partner, M.F.A Thesis Exhibition, Hunter College Art Gallery, New York




Bibliographie

Bibliographie

Livres et catalogues (sélection)

2010

In Memory: Omer Fast, The Green Box, Berlin

Che Cosa Sono le Nuvole ? Works from the Enea Righi Collection, edition Kaleidoscope Press, Milano

2009

Omer Fast, Editions Lunds Konsthall

2008

Catalogue Manifesta, Bolzano

Omer Fast, text by Matthias Michalka, Mumok, Walter König Editions

2008 Biennial Exhibition Published by the Whitney Museum of American Art/Yale University Press

The Cinema Effect: Illusion, Reality and the Moving Image, publié par The Hirshhorn Museum,Washington D.C. 2008

Les Inquiets: Cinq Artistes sous la Pression de la Guerre, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2008

The Greenroom, Reconsidering the Documentary and Contemporary Art, CCS Bard Galleries and Hessel Museum of Art, Catalog, New York

The Casting, Monographie publiée par The Museum of Modern Art, Vienne et Walter König Verlag, 2008

2007

Book Future Amnesia, Pascale Cassagnau, Isthme éditions, Paris

Mystic Truths (catalogue), Auckland Art Gallery, New Zealand

2006

Why Pictures Now, Mumok, Vienne and Verlag fĂŒr moderne Kunst, Nurnberg

Report (Not Annoucement), publié par Basis voor Aktuele Kunst, édité par Binna Choi

2005

Godville, Midway Contemporary Art and Revolver Verlag

Experience, Memory, Reenactment, Ă©ditĂ© par Anke Bangma, Steve Rushton, Florian WĂŒst, publiĂ© par Piet Zwart Institute

Cut/Film as Found Object, Stefano Basilico, publié par Milwaukee Museum of Art

Second Sight, Prague Biennale, publié par the National Galerie, Prague

The Imaginary Number Anselm Franke, publié par Kunstwerke, Berlin

Covering the Real: Art and the Press Picture, Hartwig Fischer, publié par Museum of Fine Arts, Bùle

Reprocessing Reality, par Claudia Spinelli, ChĂąteau de Nyon

Life, Once More: Forms of Reenactment in Contemporary Art, Sven LĂŒtticken, publiĂ© par Witte de With, Rotterdam

2004

Faces in the Crowd: Picturing Modern Life, Iwona Blazwick, Carolyn Christov-Bakargiev, publié par Skira Editore

Beyond Form, Omar Calderon, Christine Calderon, Peter Dorsey, eds. Lusitania Press, New York

2003

Facing Footage: Film in Art, textes par Brigitte Weingart, Jennifer Allen, Bernhart Schwenk, publié par Ars Viva, Kultur Kreis der Deutschen Industrie

Cream 3: Contemporary Art in Culture, Carolyn Christov-Bakargiev, Phaidon Press, Londres

Incommunicado, publié par Hayward Gallery, Londres

Fast Forward: Media Art, Sammlung Goetz publié par Ingvild Goetz, Munich

In Media Res: Information, Contre-Information, Galerie Art & Essai, Universite Rennes

Printemps de Septembre : Gestes, publié par Actes Sud, Toulouse

Hidden in a Daylight, Festival Era New Horizons in Ciezzyn, Gutek Film Ltd, publié par Foksal Gallery.

2002

Insideout, Fifth Festival of Contemporary Art, Berlin

Omer Fast: I wanna tell you something (catalogue), textes par Tracy L. Adler & Judicaël Lavrador, publié par &: gb agency, Paris

Second Sight, Alumni Exhibition, publié par Hunter College Art Gallery, New York

Biennial 2002, Whitney Museum of American Art, New York

Presse (sélection)

2010

Mark Godfrey, TJ Demos, Eyal Weizman, Ayesha Hammed Rights of Passage, Tate Etc. Issue 19

James Trainor, Omer Fast, Truth Bends & Decays As It Travels, Artasiapacific, contemporary visual culture (issue 68)

Annie Shaw, TALK SHOW, Omer Fast, Abrons Art Center, Naked Attic.

Claudia Wahjudi, Omer Fast: Talk Show Zitty Magazine, Berlin, May

Tina Wasserman, Duplicated Replications: The Interventions of Omer Fast Afterimage, Vol 37 No 5

Joshua Mack, Performa 09: Omer Fast, Talk Show, Art Review (may)

Nav Haq, Foresight into the New African Century, Kaleidoscope #5 (feb)

Joseph Wolin, Omer Fast, Nostalgia Time Out New York, February 4-10

Kevin McGarry, Subliminal Hypothesis Rhizome, February Issue, 2020

Shane McAdams, Omer Fast Brooklyn Rail, February Issue, 2010

Holland Cotter, Is it Reality or Fantasy, the Boundaries are Blurred, The New York Times, January 7th

2009

Kari Rittenbach, Dramatic Witness: The Art of Omer Fast Art in America

Carly Berwick, The Truth Is Out There New York Magazine, December 14-28

Emily Stokes, Performa 09, New York Financial Times, Nov 17

Joshua Mack, Performa 09: Omer Fast, Talk Show, Art Review, nov

Patricia Maloney, Omer Fast, Artforum critic , nov

Laura McLean Ferris, Omer Fast: Nostalgia, Art Review, Oct 8

Special project, Flash Art, Vol XLII, october

Elisabeth Lebovici / Maria Muhle, Omer Fast, Afterall, mars

Barbara Casavecchia, Omer Fast, Redacting, Mousse Magazine

Interview with Omer Fast, Claudia Löffelholz, Arte e Critica

2008

Sarah Rosenbaum-Kranson, Interview Omer Fast, Museo

Philippe Reigner, Imagine, Journal des Arts, October

Chen Tamir, Omer Fast, New Magic Realism, Flash Art 114, October

Adrian Searle, Cowpokes and Yetis, The Guardian, September 23

Charlotte Higgins, Liverpool Biennial: A Patchy Event, Guardian, September 19

Mary Voelz Chandler, Two Perspectives on Truth, Rocky Mountain News, September 4

Astrid Mania, Omer Fast, The Casting, ArtReviews , January

Naoko Kaltschmidt, Wiederholung und Widerhall, issue 16 www.textem.de

Sean James Rose, Incertains Regards, Libération, 19 février

Thomas Seifert, Irak-Krieg, Kunst und RealitÀt, Die Presse, 4 janvier

Bert Rebhandel, Omer Fast, Frieze, avril

Blake Gopnik, Indelible Impressions, Washington Post, mars

Tom Holert, Attention Span, Artforum, février

Astrid Mania, Omer Fast, The Casting, ArtReviews, janvier

Rainer Bellenbaum, Change of Dispositif III, Camera Austria

Guillaume Désanges, Omer Fast, Exit, février

Joanna Fiduccia, Omer Fast, Critics Pick Artforum, avril

Peter Schjeldahl, Lessness, The Withney Biennial, The New Yorker, 17 mars

Blake Gopnik, Indelible Impressions, Washigton post, 7 mars

Bert Rebhandel, Back, Frieze, avril

Joanna Fiduccia, A Multiple Eye, UOVO #17, avril-juin

Gideon Lewis-Kraus, The Reanimator Omer Fast's, Virtualrealities

Frank Westermeyer, The Casting, Schnitt Film Magazine, #48

2007

Omer Fast im MUMOK, Kunst-Bulletin, décembre

Mark Godfrey, Casting Doubt: Omer Fast at the Mumok, Texte Zur Kunst, #68, décembre

Dominikus Muller, Ohne Drehschluss, Artnet, 6 novembre

Dominik Kamalzadeh, Narben der Erinnerung, Der Standard, 19 octobre

Miriam Muller, Trau keinem Film trau keinen Bildern, Berliner Zeitung, 30 octobre

2006

Simon Rees, Omer Fast Ă  gb agency, Art US, #13, mai/juin

Mark Godfrey, Making History, Frieze, mars/avril

Thierry Davila, Omer Fast Ă  gb agency, ArtPress, mars

Carly Berwick Penguins, Lies and Videotape, Artnews, février

Alexandre Quoi, Omer Fast: Godville, ParisArt, février

Claire MoulĂšne, Omer Fast Ă  Paris, Les Inrocktibles 18-24 janvier

Elisabeth Lebovici, Passé Décomposé, Libération, janvier

Joshua Mack, Omer Fast: Godville, Modern Painters, janvier

2005

Nav Haq, Omer Fast Godville, Bidoun, décembre

Emily Hall, Omer Fast at Postmasters, Artforum, décembre

Brian Boucher, Omer Fast à Postmasters, Art in America, décembre

Eliza Williams, Omer Fast à InIVA, Londres, ArtReview, décembre

Daniel Baird, Godville, The Brooklyn Rail, novembre

Holland Cutter, Omer Fast Ă  Postmasters, New York Times, 7 octobre

Rachel Withers, The Fast Lane, The New Statesman, 3 octobre

Bill ODriscoll, Tell A Vision Pittsburgh, City Paper, 14 septembre

Sven LĂŒtticken, Gated History, Texte Zur Kunst, Volume 59, septembre

Ruth Lopez, Fresh Revisions, Time Out / Chicago, 21-28 juillet

Ulrich Gutmair, Macht nur soviel Ihr Könnt, Netzeitung, 2 août

Mary Abbe, Below the Radar, Star Tribune, Minneapolis, 27 mai

Peter Campbell, At the Whitechapel Londres, Review of Books, #27, 6 janvier

2004

Simon Gould, Voluntary Memory, Contemporary, #70, décembre

Omer Fast, Contemporary Visual Arts #61, mars

Omer Fast au Centre national de la Photographie, Les Inrockuptibles, février-mars

JĂŒdicaĂ«l Lavrador, La vidĂ©o mode d'emploi, Journal du CNP, fĂ©vrier

Sandra Danicke, Was wahr sein könnte, Frankfurter Rundschau, 4 février

Konstanze CrĂŒwell, Eine Nagelschere fur den Vorgarten, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 28 janvier

2003

Felicity Lunn, Fiction or Reality, Artforum, décembre

Jennifer Ostrower, Omer Fast Ă  Postmasters, Art in America, octobre

Anke Kempkes, Hidden in Daylight, Frieze #78, octobre

Jennifer Allen, Openings: Omer Fast Artforum, septembre

Chris Chang, Vision: Omer Fast Film Comment, juillet/août

Brian Boucher, History, Memory, Fiction Published online bbs.thing.net, mai

Rachel Stevens, Omer Fast at Postmasters Flash Art, mai/juin

Roberta Smith, Omer Fast at Postmasters New York Times, 18 avril

Peter Schgeldahl, Goings on about Town: Omer Fast at Postmasters New Yorker, 21-28 avril

David Deitcher, Get Real: Two contemporary Israeli artists subvert the documentary tradition, Time Out New York, 10-17 avril

Régis Durand, (based upon) true stories, Art Press, avril

Silvia Rottenberg, Based upon true stories, De Witte Raaf, N°102, mars/avril

Silke Hohmann, Wenn ich Soldat bin Frankfurter Rundschau, 19 février

Christoph SchĂŒtte, Blick aus dem Panzer Frankfurter Allgemeine Zeitung, 18 fĂ©vrier

Jan Braet, De wereld ligt open, Knack Weekblad, n°7, 12 février

Stéphane Roussel, Aux frontiÚres du réel, D Letzenbuerger Land 7, février

Karin van Kooten, Een volle tank, NIW 22, Cultuur, 7 février

Whitney Biennial 2002: American Blandstand, Village Voice, 14 mars

2002

Emmanuelle Lequeux, Omer Fast: Citoyen dun Monde qui Cloche Le Monde, (Aden), 19 juin

Charlotte Laubard, Think Fast, Technikart (Paris) issue 64, juillet-août

Holland Cotter, Never Mind the Art Police, These Six Matter New York Times, 5 mai

Holland Cotter, Art in Review: Second Site New York Times, 21 mars

Susan Wise, Omer Fast and Akiko Ichikawa at Momenta Art, Williamsburg

2001

Holland Cotter, Art in Review : Some New Minds, NY Times, 23 février

2000

Ken Johnson, Death Race, New York Times, 22 décembre

Susan Wise, Omer Fast and Akiko Ichikawa at Momenta Art, Williamsburg, Quarterly


Extraits presse

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Presse (sélection)

2010

Whitney Museum, français, "Nostalgia", Cheong Kwon, Janvier.

Jerusalem Post, anglais, "Not The Mishmash it seems", texte de Nathan Bursten, Janvier.

Kaléidoscope, #5, anglais, "Foresight Into The New African Century", texte de Nav Haq.

Centre Pompidou, français, "Prospectif cinéma", février.

2009

Flash Art, anglais, "Special Project : Omer Fast", par Nicola Trezzi; Octobre.

Art Monthly, anglais, "Pleasur and Pain", texte de Marcus Verhagen, Octobre.

Art in America, anglais, "Dramatic Witness : The Art of Omer Fast", texte de Kari Rittenbach, Décembre.

Artforum, anglais, "Omer Fast UNIVERSITY OF CALIFORNIA, BERKELEY ART MUSEUM AND PACIFIC FILM ARCHIVE ", texte de Patricia Maloney, Décembre.

Art e Critica, italien, "Omer Fast. A nice breaded schnitzel, On narrative and conceptualism, truth and construction, inteview de Claudia Löffelholz

Art Review, anglais, "Omer Fast : Nostalgia", texte de Laura Mac Lean-Ferris, Octobre

Afterall, anglais, "From Homer to Omer Fast", texte d'Élisabeth Lebovici et "Omer Fast : When Images Lie...About the Fictionality of Documents", texte de Maria Muhle, mars.

Mousse Magazine, anglais, "Omer Fast : redacting", texte de Barbara Casavecchia.

2008

Flash Art, #262, anglais, "Omer Fast, New Magic Realism", interview de Chen Tamir, octobre.

UOVO, #17, anglais, "A Multiple'I'", interview de Joanna Fiduccia, avril-juin.

Artforum, anglais, "Attention Span", texte de Tom Holert, février.

2007

Texte Zur Kunst, #68, anglais, "Casting Doubt: On Omer Fast at the Mumok", texte de Mark Godfrey, décembre.

2006

Art US, #13, anglais,"Omer Fast Ă  gb agency", texte de Simon Rees, mai-juin.

Frieze, anglais, "Making History", texte de Mark Godfrey, mars-avril.

ArtPress, anglais / français, "Omer Fast à gb agency", texte de Thierry Davila, mars.

Les Inrockuptibles, #529, français, "Omer Fast à Paris", texte de Claire MoulÚne, 18-24 janvier.

LibĂ©ration, français, "PassĂ© DĂ©composĂ©", texte d'Élisabeth Lebovici, 16 janvier.

2005

Modern Painters, anglais, "Omer Fast: Godville, Postmasters", texte de Joshua Mack, décembre.

Bidoun, anglais, "Omer Fast : Godville", texte de Nav Haq, décembre.

Artforum, anglais, "Omer Fast, Postmasters", texte d'Emily Hall, décembre.

2003

Artforum, anglais, "Openings:Omer Fast", texte de Jennifer Allen, septembre.

2002

Aden (Le Monde), français, "Omer Fast: Citoyen d'un monde qui cloche", interview d'Emmanuelle Lequeux, 19-25 juin.




Oeuvres

Nostalgia

Ce nouveau projet vient Ă  l’origine d’une interview que l’artiste a faite Ă  Londres avec un demandeur d’asile politique. La piĂšce rejoue Ă  la fois ce moment, tout en crĂ©ant une nouvelle fiction.

Le premier film est le rĂ©cit d’un jeune homme originaire du Nigeria. Enfant soldat dans son pays, il est demandeur de l’asile politique en Grande Bretagne. Ses souvenirs sont racontĂ©s en voix off et le tĂ©moignage, filmĂ© par une camĂ©ra vidĂ©o de qualitĂ© moyenne, emprunte au format du documentaire, sorte de fragment d’un moment volĂ© de la conversation; la deuxiĂšme partie ‘rejoue’ cette histoire avec de vrais acteurs, la thĂ©atralisant par un jeu d’attitudes et un ton irrĂ©vĂ©rencieux.

Au fil de conversations dĂ©tournĂ©es, de malentendus et faux fuyants, les deux hommes se retrouvent Ă  nouveau autour d’un souvenir d’enfance obscure: le rĂ©cit de la maniĂšre dont son pĂšre lui apprenait Ă  fabriquer des piĂšges pour attraper des perdrix. Cette anĂ©cdote ou ‘allĂ©gorie’ sera le fil conducteur du script de la troisiĂšme partie.  Ce film est tournĂ© dans une esthĂ©tique de science fiction des annĂ©es 70.  DĂ©libĂ©rement l’artiste nous confronte Ă  un dispositf narratif de distanciation empruntĂ© ainsi Ă  la forme littĂ©raire de dystopie.  Un migrant d’une Europe post apocalyptique dĂ©barque sur les cĂŽtes d’Afrique de l’ouest. Il recherche l’asile dans une communautĂ© construite sur une ancienne zone coloniale. Dans la premiĂšre scĂšne on le voit interrogĂ© par une assistante sociale sympathique qui lui promet de l’aider. Mais peu Ă  peu, on comprend qu’il est confrontĂ© Ă  un systĂšme cruel et absurde.

Dans cette nouvelle piĂšce, Omer Fast joue de glissements temporels, gĂ©opolitiques, et politiques en transposant le pouvoir de dĂ©cision des authoritĂ©s gouvernementales vers l’institution artistique. 

Ce nouveau projet tĂ©moigne du dĂ©veloppent de principes rĂ©currents chez Omer Fast dans la mĂ©thode comme dans ses enjeux : l’enregistrement subjectif isole ce qui intĂ©resse l’artiste pour une Ă©criture fictionnelle et poĂ©tique. Comme trĂšs souvent l’oeuvre intĂšgre les diffĂ©rents filtres mĂ©diatiques que notre sociĂ©tĂ© produit, soulignant ainsi l’ambiguĂŻtĂ© du rĂŽle de celui qui raconte. L’instrumentalisation de la rĂ©alitĂ© se fait par la coexistence de plusieurs rĂ©alitĂ©s, la dualitĂ© de

moments et de lieux, par la multiplication des points de vues aussi bien dans les propos que dans l’installation elle-mĂȘme avec ses trois parties.

Omer Fast - Nostalgia, 2009
Omer Fast
Nostalgia, 2009
Installation vidéo

Omer Fast - Nostalgia, 2009
Omer Fast
Nostalgia, 2009
Installation vidéo

Omer Fast - Nostalgia, 2009
Omer Fast
Nostalgia, 2009
Installation vidéo

Omer Fast - Nostalgia, 2009
Omer Fast
Nostalgia, 2009
Installation vidéo

Omer Fast - Nostalgia, 2009
Omer Fast
Nostalgia, 2009
Installation vidéo



Take a Deep Breath

Cette installation vidéo raconte en deux films, projetés simultanément sur deux écrans, l'histoire de Martin F., entre faits réels et reconstitutions. Martin F., médecin vivant à Jérusalem, qui s'est retrouvé sur les lieux d'une explosion en 2002, décrit comment il est entré dans un magasin en ruine, a découvert le corps d'un jeune homme qui avait perdu ses jambes et son bras suite à l'explosion. Bien qu'il ait essayé de le sauver en lui faisant du bouche-à-bouche, l'homme est mort dans ses bras. Ce n'est qu'aprÚs, en discutant avec deux policiers, qu'il apprendra qu'il s'agissait en fait de la personne ayant commis cet attentat suicide.

Mélangeant plusieurs langages, genres et techniques cinématographiques (fiction, mélodrame, documentaire, slapstick, images fixes ou en mouvement), Omer Fast tente, avec cette nouvelle installation vidéo, de dénouer les processus troubles et complexes à travers lesquels certains faits historiques sont établis et décrits.

L'oeuvre Take a Deep Breath, par la maniĂšre dont elle passe d'une histoire Ă  une autre, de la douleur Ă  l'humour, confronte notre maniĂšre – construite par les mĂ©dias - d'apprĂ©hender les martyres comme des ĂȘtres gĂ©nĂ©riques, des personnages agissant au nom d'une cause Ă©loignĂ©e dans des territoires encore plus Ă©loignĂ©s.

Omer Fast - Take A Deep Breath, 2008
Omer Fast
Take A Deep Breath, 2008
Installation vidéo HD

Omer Fast - Take A Deep Breath, 2008
Omer Fast
Take A Deep Breath, 2008
Installation vidéo HD

Omer Fast - Take A Deep Breath, 2008
Omer Fast
Take A Deep Breath, 2008
Installation vidéo HD

Omer Fast - Take A Deep Breath, 2008
Omer Fast
Take A Deep Breath, 2008
Installation vidéo HD



Looking Pretty For God (After G.W.)

Le film ‘Looking Pretty for God’ vient Ă  l’origine de conversations avec des entrepreneurs de pompes funĂšbres. Responsables de l’apparence d’une personne dĂ©cĂ©dĂ©e lors de sa derniĂšre intervention publique, les entrepreneurs travaillent quelque part entre l'art du maquillage, la chirurgie esthĂ©tique, la sculpture, la tromperie et la magie. Leur profession symbolise aussi la sĂ©grĂ©gation moderne du travail, de l'ouvrier et comment le produit rĂ©sultant est par la suite montrĂ© et consommĂ©. Avec ce travail, Omer Fast se demande ce qui se gagne ou se perd dans le processus du dĂ©placement d’un corps du regard fixe du professionnel Ă  la vue publique, du secteur du travail Ă  celui de la scĂšne.

Omer Fast - Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Omer Fast
Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Vidéo HD

Omer Fast - Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Omer Fast
Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Vidéo HD

Omer Fast - Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Omer Fast
Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Vidéo HD

Omer Fast - Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Omer Fast
Looking Pretty For God (After G.W), 2008
Vidéo HD



De Grote Boodschap

TournĂ©e Ă  Mechelen en Belgique, la vidĂ©o De Grote Boodschap Ă©voque l’univers des sĂ©ries tĂ©lĂ©s dont elle adopte et dĂ©tourne les conventions visuelles et narratives, les points de vue et le rythme. La narration repose sur une boucle temporelle qui prĂ©sente les histoires entremĂȘlĂ©es de plusieurs couples de personnages flamands dans leurs appartements : une hĂŽtesse de l’air et son mari au chĂŽmage, une vieille dame accroc aux mĂ©dicaments et une jeune fille de compagnie, un ancien beat-boxer et sa petite amie, un agent immobilier et un locataire taciturne. Alors que chacun d’entre eux essaie de comprendre ce qui vient de se passer ou ce qui va se produire, le mouvement de la camĂ©ra et les motivations des autres personnages brouillent les pistes narratives et les repĂšres du spectateur. Cette boucle temporelle particuliĂšre montre ainsi des individus prisonniers d’un conflit avec le temps qui passe du scatologique au profound sur fond de paranoĂŻa ambiante.

Omer Fast - De Grote Boodschap, 2007
Omer Fast
De Grote Boodschap, 2007
Vidéo HD


Omer Fast - De Grote Boodschap, 2007
Omer Fast
De Grote Boodschap, 2007
Vidéo HD

Omer Fast - De Grote Boodschap, 2007
Omer Fast
De Grote Boodschap, 2007
Vidéo HD


Omer Fast - De Grote Boodschap, 2007
Omer Fast
De Grote Boodschap, 2007
Vidéo HD




The Casting

"Cette vidĂ©o a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  partir de conversations que j’ai enregistrĂ©es au Texas l’annĂ©e derniĂšre avec un jeune sergent en permission avant qu’il reparte en Irak pour la seconde fois. Pendant plusieurs jours, il m’a racontĂ© deux histoires diffĂ©rentes que j’ai dĂ©coupĂ©es puis remontĂ©es pour n’en faire qu’une. La premiĂšre histoire se passe en BaviĂšre autour d’un rendez-vous avec une jeune fille allemande accroc au speed et qui s’auto-mutile. La seconde histoire implique une erreur tragique survenue sur une route Ă  quelques kilomĂštres de Baghdad oĂč une bombe a explosĂ©. Ces deux histoires ont Ă©tĂ© montĂ©es en un seul scĂ©nario, qu’un groupe d’acteurs interprĂšte dans une sĂ©rie de tableaux silencieux. L’installation joue Ă  partir de ce sujet sur la relation entre interviewĂ© et intervieweur, les souvenirs et les films, l’amour et la mort, la routine et l’accident." Omer Fast

Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo


Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo


Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo


Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo

Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo

Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo

Omer Fast - The Casting, 2007
Omer Fast
The Casting, 2007
Installation vidéo



Godville

Godville est une double projection vidĂ©o composĂ©e d'entretiens avec des interprĂštes incarnant chacun un personnage du XVIIIĂšme siĂšcle dans la ville coloniale de Williamsburg, devenue aujourd’hui un « musĂ©e d’histoire vivant » en Virginie aux Etats-Unis. Le musĂ©e, qui fait partie intĂ©grante de la ville historique qu'il entend recrĂ©er, occupant et prĂ©servant bĂątiments et terrains, forme et rĂ©munĂšre ses rĂ©sidents pour les voir rejouer le quotidien de l'AmĂ©rique coloniale. Les dix personnes interviewĂ©es Ă  l'origine reprĂ©sentent un Ă©chantillon de cette communautĂ© de « rĂ©sidents-acteurs » de la ville de Williamsburg : hommes et femmes de diffĂ©rentes classes sociales, dĂ©mocrates et rĂ©publicains, membres des forces de l'ordre et femmes au foyer, esclaves et rĂ©volutionnaires Ă  mi-temps. Pendant l’entretien, tous Ă©taient assis dans leur environnement de travail, vĂȘtus de leur costume d'Ă©poque. Les entretiens commencent au passĂ© pour se poursuivre au prĂ©sent, changeant ainsi dĂ©libĂ©rĂ©ment de temps et effectuant un saut dans la vie « rĂ©elle » - ce glissement rendant parfois difficile de savoir qui parle, l'interprĂšte ou le personnage incarnĂ©, et de quelle Ă©poque est on en train de discuter. En rĂ©alisant ensuite diffĂ©rents dĂ©coupages, montages et remixages de ces entretiens, une nouvelle histoire Ă©merge dans laquelle les marques du temps sont brouillĂ©es et les deux vies de chaque acteur, confondues. Godville raconte l'histoire d'une petite ville amĂ©ricaine dont les rĂ©sidents ne sont ancrĂ©s nulle part, flottant quelque part en AmĂ©rique, entre passĂ© et prĂ©sent. Entre reconstitution, fiction et rĂ©alitĂ©.

Omer Fast - Godville, 2005
Omer Fast
Godville, 2005
Installation vidéo

Omer Fast - Godville, 2005
Omer Fast
Godville, 2005
Installation vidéo

Omer Fast - Godville, 2005
Omer Fast
Godville, 2005
Installation vidéo



Spielberg's List

Omer Fast - Spielberg’s List , 2003
Omer Fast
Spielberg’s List , 2003
Installation video

Omer Fast - Spielberg’s List, 2003
Omer Fast
Spielberg’s List, 2003
Installation vidéo

Omer Fast - Spielberg’s List, 2003
Omer Fast
Spielberg’s List, 2003
Installation vidéo

Omer Fast - Spielberg's List, 2003
Omer Fast
Spielberg's List, 2003
Installation vidéo

Omer Fast - Spielberg’s List, 2003
Omer Fast
Spielberg’s List, 2003
Installation video



A Tank Translated

A Tank Translated expose une sĂ©rie de conversations avec quatre membres d’équipage d’un tank de l’armĂ©e israĂ©lienne. Chaque soldat est interrogĂ© sĂ©parĂ©ment, chez lui, un an aprĂšs avoir Ă©tĂ© relevĂ© de l’armĂ©e. De maniĂšre informelle, chaque conversation avec les soldats commence par une sĂ©rie de questions identiques portant sur leur propre dĂ©finition du tank, sur la place qu’ils occupaient dans ce tank, sur leur capacitĂ© Ă  assurer leurs fonctions et sur les raisons de leur affectation. Parfois, aprĂšs avoir posĂ© ces questions, on demandait Ă  nouveau aux soldats leur dĂ©finition du tank. Cette question se rĂ©pĂšte ainsi plusieurs fois au travers de chaque conversation oĂč s’ajoutent des interrogations concernant l’armĂ©e, la guerre, l’ennemi, la victoire, la dĂ©faite... Les conversations sont conduites en HĂ©breu puis montĂ©es et fidĂšlement traduites et sous-titrĂ©es en anglais. Les sous-titres bordent le bas de l’écran de la vidĂ©o - Ă  n’importe quel moment, un mot apparaĂźt et signale un contexte militaire auquel viennent s’ajouter des propos civils. Les mots “remaniĂ©s” dĂ©filent rapidement sur l’écran. Les substitutions s’enchaĂźnent trĂšs vite, laissant la traduction immĂ©diate de la conversation moins d’une seconde sur l’écran. Les mots sĂ©lectionnĂ©s sont remplacĂ©s par d’autres et une nouvelle signification se construit progressivement. La structure de la phrase et l’esprit de chaque conversation sont nĂ©anmoins prĂ©servĂ©s - le contexte est automatiquement et visiblement normalisĂ© alors qu’un nouveau rĂ©cit vient remplacer le prĂ©cĂ©dent. Et ainsi de suite, chaque soldat parle et ses remarques concernant sa mission dans le tank et sa situation actuelle sont reconstruite dans une sorte d’imaginaire quelque peu banal. Au travers d’une traduction un peu floue des mots des interview, les quatre jeunes hommes qui jusqu’à prĂ©sent fonctionnaient comme des instruments de l’Etat sont renvoyĂ©s dans la vie civile.

Omer Fast - A Tank Tranlated, 2002
Omer Fast
A Tank Tranlated, 2002
Installation vidéo


Omer Fast - A Tank Tranlated, 2002
Omer Fast
A Tank Tranlated, 2002
Installation vidéo

Omer Fast - A Tank Tranlated , 2002
Omer Fast
A Tank Tranlated , 2002
Installation vidéo

Omer Fast - A Tank Tranlated, 2002
Omer Fast
A Tank Tranlated, 2002
Installation vidéo

Omer Fast - A Tank Tranlated, 2002
Omer Fast
A Tank Tranlated, 2002
Installation vidéo



Berlin-Hura

Berlin-Hura tente de rĂ©unir deux paysages distincts – deux parcelles de terre, l’une dans le quartier de Mitte Ă  Berlin, l’autre dans le dĂ©sert NĂ©gev en IsraĂ«l, en rĂ©vĂ©lant l’histoire qui les lie de façon unique. Dans une sĂ©quence d’images prĂ©sentĂ©e sur trois moniteurs, la quasi-immobilitĂ© des paysages, montrĂ©s en paire, est rĂ©guliĂšrement interrompue par des hommes se dĂ©plaçant - par des avions, des trains, des piĂ©tons, des chameaux et des voitures-, et par un troisiĂšme Ă©lĂ©ment, une femme ĂągĂ©e, assise dans un autre espace – dans son appartement Ă  Tel-Aviv - dĂ©crivant ce qui est donnĂ© Ă  voir. Sa description s’organise en Ă©pisodes, allant de ce dont elle se souvient au sujet de ces paysages et de ce qu’elle en sait, jusqu’à ce qu’elle pense ĂȘtre leur avenir et la possible signification de leur juxtaposition. Le rĂ©cit qui Ă©merge lentement de ces descriptions –l’histoire qui rapproche ces deux paysages- est une histoire personnelle qui est cohĂ©rente bien que truffĂ©e de contradictions. Elle est dĂ©finie par les dĂ©placements d’ĂȘtres humains et par les dĂ©portations. Les imperfections du rĂ©cit et de la mĂ©moire – les petites contradictions de la narratrice-, la rĂ©sistance des deux parcelles de terre aux constructions permanentes et Ă  la propriĂ©tĂ©- deviennent emblĂ©matiques d’un paradoxe plus important qui irrigue la vie d’une nation.

Omer Fast - Berlin-Hura, 2002
Omer Fast
Berlin-Hura, 2002
Installation vidéo pour 4 moniteurs

Omer Fast - Berlin-Hura, 2002
Omer Fast
Berlin-Hura, 2002
Installation vidéo pour 4 moniteurs

Omer Fast - Berlin-Hura, 2002
Omer Fast
Berlin-Hura, 2002
Installation vidéo pour 4 moniteurs

Omer Fast - Berlin-Hura, 2002
Omer Fast
Berlin-Hura, 2002
Installation vidéo pour 4 moniteurs



CNN Concatenated

CNN CONCATENATED reprĂ©sente la narration ininterrompue des informations diffusĂ©es sur CNN en remixant ses ingrĂ©dients - les mots prononcĂ©s par les prĂ©sentateurs en de longs monologues composĂ©s. Les textes ont Ă©tĂ© Ă©crits Ă  partir d’une base de donnĂ©es de 10 000 mots enregistrĂ©s des commentateurs qui apparaissent sur le rĂ©seau. Tandis que ce “dictionnaire” pourrait constituer un vocabulaire infini de pensĂ©es et de phrases distinctes, le discours qui en rĂ©sulte reflĂšte un vĂ©ritable mode d’expression.

S’il y a un sujet parlant derriĂšre les monologues, c’est une voix qui tente de combler ce que le flux des informations manque de relever. Plus que le besoin de savoir et de comprendre, c’est un besoin de ressentir et d’expĂ©rimenter. RecrĂ©er un contexte stable afin de donner un sens Ă  l’information. Eprouver la mĂ©moire. Faire naitre l’intimitĂ© dans l’échange et donner un sens Ă  notre existence.

Omer Fast - CNN Concatenated, 2002
Omer Fast
CNN Concatenated, 2002
Installation vidéo

Omer Fast - CNN Concatenated, 2002
Omer Fast
CNN Concatenated, 2002
Vidéo

Omer Fast - CNN Concatenated, 2002
Omer Fast
CNN Concatenated, 2002
Vidéo



T3-AEON

Omer Fast - T3-AEON, 2001
Omer Fast
T3-AEON, 2001
Vidéo VHS (Blockbuster video store, New York)

Omer Fast - T3-AEON, 2001
Omer Fast
T3-AEON, 2001
Vidéo VHS



Glendive Foley

Glendive Foley est un dispositif fait de deux vidĂ©os, fonctionnant en simultanĂ©, qui prĂ©sente, d’une part une sĂ©rie de prises de vue d’extĂ©rieur de maisons Ă  Glendive, plus petite station tĂ©lĂ©visĂ©e amĂ©ricaine dans le Montana, et, d’autre part des plans intĂ©rieurs de mon appartement Ă  New York oĂč je suis devant la camera vidĂ©o.

Un moniteur fait l’inventaire maison aprĂšs maison de chaque façade isolĂ©ment comme pourrait les observer un chaland particuliĂšrement patient et mĂ©ticuleux. L’autre moniteur montre en incrustation jusqu’à six fenĂȘtres oĂč l’on entend les sons en me voyant faire les torsions physiques nĂ©cessaires pour reproduire moi-mĂȘme les bruits de cette « ville-banlieue ». Le vocabulaire sonore reproduit ici est une version simplifiĂ©e de l’ensemble des bruits caractĂ©ristiques de ce type d’urbanisme. Il est constituĂ© d’un assemblage d’imitations vocales des bruits de vent, d’insectes, d’oiseaux, de chiens, de tondeuses Ă  gazon et de voitures passant dans les rues. Composition unique de performances vocales faites Ă  partir d’un inventaire sonore de base, la chaĂźne TV est conçue comme une mise en abĂźme des diffĂ©rentes façades rĂ©vĂ©lant les efforts des habitants pour les rendre distinctes.

Omer Fast

Omer Fast - Glendive Foley, 2000
Omer Fast
Glendive Foley, 2000
Installation vidéo pour deux moniteurs

Omer Fast - Glendive Foley, 2000
Omer Fast
Glendive Foley, 2000
Installation vidéo pour deux moniteurs

Omer Fast - Glendive Foley, 2000
Omer Fast
Glendive Foley, 2000
Installation vidéo pour deux moniteurs





Vidéos en ligne



Publications

In Memory 1 (Zur Erinnerung 1)

German / English

Format: 17 x 24.5 cm

175 pages (colour)

Editions The Green Box, Kunst Editionen, Berlin

Published par Sabine Schaschl, Kunsthaus Baselland; René Zechlin, Kunstverein Hannover

Distribution Vice Versa Vertrieb, Berlin

ISBN : 978-3-941644-14-4

Omer Fast - In Memory 1 (Zur Erinnerung 1), 2010
Omer Fast
In Memory 1 (Zur Erinnerung 1), 2010
Catalogue



Omer Fast: The Casting

Omer Fast - Omer Fast: The Casting, 2008
Omer Fast
Omer Fast: The Casting, 2008
catalogue



wanna tell you something

Omer Fast - wanna tell you something, 2002
Omer Fast
wanna tell you something, 2002
Catalogue