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Omer Fast travaille le son et lâimage. Il explore la vidĂ©o et la tĂ©lĂ©vision en tant que matĂ©riau et sujet Ă la fois.
Ses Ćuvres prennent la forme dâ installations vidĂ©o dans lâespace dâexposition et peuvent se dĂ©cliner autrement dans lâespace « public- privĂ© ».
Omer Fast est arrivĂ© aux Etats- Unis Ă lâĂąge de 14 ans. Ses Ćuvres traitent de lâapproche dâune culture Ă©trangĂšre. Il questionne cette notion de rĂ©fĂ©rences culturelles et se positionne comme un observateur extĂ©rieur qui tente de comprendre.
Chaque piĂšce tĂ©moigne de lâimportance de lâaccĂšs Ă la langue. Le rĂ©cit devient un support. Il analyse la façon dont la narration sâest construite, les codes qui lui sont liĂ©s ainsi que les donnĂ©es contextuelles.
Omer Fast travaille souvent Ă partir dâun support existant comme les films populaires amĂ©ricains, afin de les enrichir de strates supplĂ©mentaires. Il tente ainsi de donner du sens Ă des signes de masse dâune culture prĂ©dominante. Son travail tĂ©moigne dâune fascination par la capacitĂ© de construire Ă partir du vide, et utilise cette vacuitĂ© comme matĂ©riau.
"T3-AEON est un projet rĂ©alisĂ© pour lâespace public utilisant comme support le film Terminator de James Cameron.
Un certain nombre de copies vidéo ont été louées dans les magasins de vidéo à New York, celles--ci ont subi une légÚre modification puis ont été rendues aux magasins comme toute location réguliÚre. Les clients (ignorant tout avant le visionnage) avaient à leur insu une version modifiée du film.
Cette modification consiste en quatre sĂ©quences de voix off, dâune durĂ©e variant de une Ă trois minutes, soigneusement insĂ©rĂ©es dans la bande- son Ă des points prĂ©cis du film.
Lâinclusion de quatre monologues, par remplacement de certaines parties du dialogue dâorigine, crĂ©e la narration dâune histoire personnelle et vĂ©cue par quatre membres de ma famille. Chaque histoire est un souvenir dâenfance qui raconte les circonstances et les Ă©motions dâune punition infligĂ©e par les parents.
Ces enregistrements sont placĂ©s dans le film durant de courtes scĂšnes dâintense violence de façon Ă marquer temporairement lâaction du film par une autre narration intime et privĂ©e, tout en permettant Ă la dynamique de lâintrigue de rester intacte.
Comme un ensemble dâhistoires infiltrĂ©es dans ces cassettes Ă louer, les quatre voix prĂ©sentent lâenregistrement cachĂ© dâune famille dont le propos serait de communiquer son existence et sa survie. In fine, le devenir de ces enregistrements existent par la circulation Ă lâintĂ©rieur du systĂšme de location de vidĂ©os et par lâinteraction entre lâinclusion des tĂ©moignages et le film. Mais, avant tout, câest le spectateur qui reçoit lâĆuvre chez lui et qui choisit de la faire perdurer. "
Lâintervention T3 opĂšre comme les parasites ou les virus informatiques montrĂ©s dans les films de science- fiction semblables Ă Terminator.
Dâautre part, la modification de Teminator est une greffe, un ajout dâhistoires personnelles sur un support de diffusion publique et se perçoit comme une sorte de graffiti vidĂ©o comparable aux annotations personnelles parfois inscrites dans les marges des livres en bibliothĂšque.
"Glendive Folley" est constituée de deux vidéos se faisant face avec un dispositif sonore.
Sur lâun des deux moniteurs, des façades de maison, filmĂ©es en plan fixe avec toujours le mĂȘme point de vue, dĂ©filent Ă rythme plus ou moins rĂ©gulier. Il a filmĂ© façade aprĂšs façade, sans son, dâune maniĂšre systĂ©matique et sĂ©rielle.
Sur lâautre tĂ©lĂ©vision, on retrouve lâartiste dans son atelier exĂ©cutant le bruitage des images correspondant.
Cette piĂšce a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e aprĂšs un voyage de lâartiste dans une petite ville du Montana Ă Glendive. Il a Ă©tĂ© marquĂ© par les efforts de chaque habitant consacrĂ©s Ă lâamĂ©nagement de leur façade, comme si elles Ă©taient lâenjeu dâune compĂ©tition. Chaque maison possĂšde son petit jardin, sorte de socle, avec son garage et souvent la voiture garĂ©e devant. On peut presque dĂ©finir, Ă travers lâoriginalitĂ© de lâarchitecture, lâesprit de ses habitants. Les images sont cadrĂ©es de façon Ă ce que le son provenant de lâautre moniteur soit comprĂ©hensible. On peut voir le voisin sur sa tondeuse Ă gazon, ou le chien qui passe. Omer Fast nous livre une journĂ©e oĂč mĂȘme une vie des habitants de cette ville. Il accentue par le bruitage la dĂ©shumanisation des villes amĂ©ricaines ordinaires. LâĆuvre ne se limite pas aux images que lâon peut voir ni au son que lâon peut entendre mais se situe entre les deux. Le spectateur investit lâespace entre les diffĂ©rentes perceptions et restitue ainsi la piĂšce.
Expositions personnelles
2010
gb agency, Paris
Talk Show, Berlin Documentary Forum, Haus der Kulturen der Welt, Berlin
Screening, MNAM, Centre Pompidou, Paris
Arratia, Beer, Berlin
Screening, Ithaca University, New York
The Casting, Cleveland Museum of Art, Cleveland
2009
Whitney Museum of American Art, New York
Kunsthaus Baselland, Basel
South London Gallery, Londres
Berkeley Museum, San Francisco
Johnson Museum of Art, Cornell University, New York
Performa, New York
2008
Betty Rymer Gallery, Art Institute of Chicago, Chicago
Galerija Miroslav Karlijevic, Zagreb
Museum of Contemporary Art, Denver
De Grote Boodschap, gb agency, Paris
Kunstverein Hannover, Hannovre
2007
Arratia/Beer, Berlin
Museum of Modern Art, Mumok, Vienne
Godville, Indianapolis Museum of Art, Indianapolis
Contemporary Art Center, Vox Contemporary, Montréal
2006
Godville, gb agency, Paris
2005
Mixed Doubles (avec Nam Jun Paik), Carnegie Museum, Pittsburgh
Postmasters Gallery, New York
International Institute for Visual Arts, INIVA, Londres
Midway Contemporary, Minneapolis, Minnesota
2004
L'Atelier /CNP, Centre National de la Photographie, Paris
Pinakothek der Moderne, Munich / Itinérance: Frankfurter Kunstverein, Frankfort;Brandenburgischer Kunstverein, Posdam (avec Jeanne Faust)
Spielbergs List, Liste 04, gb agency, BĂąle
2003
Fri-Art, Center for Contemporary Art, Fribourg
Postmasters Gallery, New York
Project Room, Frankfurter Kunstverein, Frankfort
2002
A Tank Translated, Fiac Perspectives, gb agency, Paris
gb agency, Paris
Expositions collectives
2010
5x5, Espai dâArt Contemporani, Castello
Videodrome, Autocenter, Berlin
Blockbuster: Cinema of Exhibition, CIAC, Mexico
Hinter der vierten Wand, Generali Foundation, Vienna
Talking Heads, Ireland Museum of Contemporary Art, Dublin
Auto Kino, TemporÀre Kunsthalle, Berlin
Che Cosa Sono Le Nuvole ?, Museion - Museum of modern and contemporary art, Bolzano
2009
The same River Twice: Part 2, Institute of Modern Art, Brisbane, Australie
Preis der Nationalgalerie fĂŒr Junge Kunst 2009, Hamburger Bahnhof â Museum fĂŒr Gegenwart, Berlin
Medium Religion, Model Arts and Niland gallery, Irlande
Polyglottolalia, Tensta Konsthall, Stockholm
New Frontiers, Sundance Film Festival, Park City, Utah
2008
Present Tense, Centro Atlantico de Arte Moderna, Las Palmas
Liverpool Biennial, Liverpool
Medium Religion, ZKM/ Museum for Contemporary Art, Karlsruhe
On the Subject of War, Barbican, Londres
The Green Room, Hessel Museum of Art, Bard College, Annandale-on- Hudson, New York
Manifesta 7, Trento
Visite: Von Gerhard Richter bis Rebecca Horn, Kunst und Austellungshalle, Bonn
The Cinema Effect: Illusion, Reality, and the Moving Image/ Part II: Realisms, The Hirshhorn Museum, Washington DC
The Whitney Biennial 2008, Whitney Museum, New York
Les Inquiets, cinq artistes sous la pression de la guerre, Centre Pompidou, Paris
Biennale Cuvée, OK Center for Contemporary Art, Linz
Decoder: Selected Works from the 3rd Contour Biennial for Video Art, Center for Contemporary Art, Vilnius
LĂŒgen nirgends, Ausstellungshalle Zeitgenösische Kunst, MĂŒnster
Signals in the Dark: Art in the Shadow of War, Blackwood Gallery / JM Barnicke Gallery, University of Toronto, Toronto
Wandering in Contemporary Videoart, Magazzini del SaleMusei Civici, Siena
Pick-up, Stunck Kunstencentrum, Louvain
2007
Filmische Wahrheiten-Cinematic Realities, Heidelberger Kunstverein, Heidelberg
The Colonial Show, Second Street Gallery, Charlottesville, Virginie, USA
Mystic Truths, Auckland Art gallery, Auckland, Nouvelle-Zélande
Contour Video Biennale, Mechelen
History Will Repeat Itself, Hartware Medienkunstverein, Dortmund / Itinérance: Kunstwerke, Berlin
Closed Circuit: New Media Acquisitions, Metropolitan Museum of Art, New York
Visite: Contemporary Art in Germany, Center for Fine Arts, Bruxelles
Cross- Border, Museum of Art, Stuttgart
Re-, Site Gallery, Sheffield
Collateral, When Art looks at Cinema, Hangar Bicocca, Spacio d'Arte Contemporanea, Milan (curator: Adelina FĂŒrstenberg)
Raised by Wolves, The Art Gallery of Western Australia, Perth
2006
We All Laughed at Christopher Columbus, Platform Garanti, Istanbul
Simulation Games, Edith Russ House, Oldenburg, Allemagne
I, Direct Ontology, Futura Gallery, Prague; Secession, Vienne
Why Pictures Now : New Media Acquisitions, Mumok, Vienne
Mercury in Retrograde, De Appel, Amsterdam
2005
Cut/ Film as Found Object, Milwaukee Art Museum (curator: Stefano Basilico) / Itinérance: Philbrook Museum of Art, Tulsa
Narrow Focus, Tranzit, Bratislava (curator: Vit Havranek)
Second Sight, Prague Biennial, Czech National Museum, Prague (curator: Nadia Fischer)
The Imaginary Number, Kunstwerke, Berlin (curator: Anselm Franke and Hila Peleg)
Reprocessing Reality. New Perspectives on Art and the Documentary, (curator: Claudia Spinelli), Chùteau de Nyon, Nyon. / Itinérance: PS1, New York
Covering the Real, Kunstmuseum, BĂąle (curator: Hartwig Fischer)
Fair Use : Appropriation in Recent Film and Video, Hammer Museum, U.C.L.A, Los Angeles.(curator: Matthew Thompson)
Faces in the Crowd / Volti nella Folla,Castello di Rivoli Museo d'Arte Contemporanea, Rivoli, Turin (curator: Carolyn Christov Bakargiev)
Life: Once More, Witte de With, Rotterdam (curator: Sven LĂŒtticken)
2004
Faces in the Crowd / Volti nella Folla, The Whitechapel Art Gallery, Londres (curator : Carolyn Christov Bakargiev)
Cut/Film as Found Object, Museum of Contemporary Art, Miami (curator : Stefano Basilico)
Pick up, Public, Paris (curator: Guillaume Désanges)
Voluntary Memory, Austrian Cultural Forum, Londres (curator : Alona Pardo)
Rear View Mirror, Kettles Yard, Cambridge (curator: Elizabeth Fisher)
Moving Picture Desire, Busan Biennale, Busan, Corée
Storytelling, George Eastman House, Rochester, New York
Facing Footage, (avec Jeanne Faust), Pinakothek der Moderne, Munich
Frankfurter Kunstverein, Frankfurt
Video X, Momenta Art, Brooklyn
2003
Works from the Collection, Museum fĂŒr Gegenwartskunst, BĂąle
Film in der Kunst: Omer Fast et Jeanne Faust, Kultur Kreis Award, Brandenburgischer Kunstverein, Potsdam
Incommunicado, Sainsburry Centre for the Visual Arts, Norwich / Itinérance: Edinburgh City Art Centre, Edinburgh, Hayward Gallery, Londres)
Gestes d'attention, Printemps de Septembre, Toulouse
Hidden In a Daylight, Foksal Gallery Foundation en collaboration avec 3Ăšme Annual Film Festival, Cieszyn, Pologne
Recent Acquisitions, Art Gallery of Western Australia, Perth
Kaap Helder, art from a natural source, Kunst en Cultuur Noord-Holland, Harlem
Media Field: politick, Williams College Museum of Art, Williamstown, MA
Arcadia, Govett-Brewster Art Gallery, New Plymouth, NZ
In Media Res, Information, Contre-Information, galerie Art et Essai, Université Rennes
Contemporary Art/Recent Acquisitions, Jewish Museum, New York
(based upon)True Stories, Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam
Pol.i.tick, Williams College Museum of Art, Williamstown, MA
Voir Grand/Think Big, Saidye Bronfman Center for the Arts, Montreal
2002
Inside-Out, 5th Festival of New Art in Berlin, Berlin
Monitor: Video II, Gagosian Gallery, New York
LISTE 02, The Young Art Fair, gb agency, BĂąle
Here and Now, BĂŒro Friedrich, Berlin
While U Wait, MOT, Londres
Submerge, New art from NY, Kunstbunker NĂŒrnberg, Nuremberg
Whitney Biennial 2002, Whitney Museum of American Art, New York
Second Site, Alumni Exhibition, Hunter College MFA Gallery, New York
2001
Video Jam, Institute of Contemporary Art , Palm Beach, Floride
Affinités Narratives, gb agency, Paris
Weak Architecture, Midway Initiative Gallery, St. Paul, Minnesota
Travelling Scholars, Boston Museum of Fine Arts, Boston
Hors- Jeu, (Out of Bounds), gb agency, Paris
Salad Days, Bill Maynes Gallery, New York
Some New Minds, PS1 Contemporary Art Center, New York
Death Race 2000, Thread Waxing Space, New York
2000
Momenta Art Gallery, Brooklyn, New York (avec Akiko Ichikawa)
Breakin In A New Partner, M.F.A Thesis Exhibition, Hunter College Art Gallery, New York
Livres et catalogues (sélection)
2010
In Memory: Omer Fast, The Green Box, Berlin
Che Cosa Sono le Nuvole ? Works from the Enea Righi Collection, edition Kaleidoscope Press, Milano
2009
Omer Fast, Editions Lunds Konsthall
2008
Catalogue Manifesta, Bolzano
Omer Fast, text by Matthias Michalka, Mumok, Walter König Editions
2008 Biennial Exhibition Published by the Whitney Museum of American Art/Yale University Press
The Cinema Effect: Illusion, Reality and the Moving Image, publié par The Hirshhorn Museum,Washington D.C. 2008
Les Inquiets: Cinq Artistes sous la Pression de la Guerre, Ăditions du Centre Pompidou, Paris, 2008
The Greenroom, Reconsidering the Documentary and Contemporary Art, CCS Bard Galleries and Hessel Museum of Art, Catalog, New York
The Casting, Monographie publiée par The Museum of Modern Art, Vienne et Walter König Verlag, 2008
2007
Book Future Amnesia, Pascale Cassagnau, Isthme éditions, Paris
Mystic Truths (catalogue), Auckland Art Gallery, New Zealand
2006
Why Pictures Now, Mumok, Vienne and Verlag fĂŒr moderne Kunst, Nurnberg
Report (Not Annoucement), publié par Basis voor Aktuele Kunst, édité par Binna Choi
2005
Godville, Midway Contemporary Art and Revolver Verlag
Experience, Memory, Reenactment, Ă©ditĂ© par Anke Bangma, Steve Rushton, Florian WĂŒst, publiĂ© par Piet Zwart Institute
Cut/Film as Found Object, Stefano Basilico, publié par Milwaukee Museum of Art
Second Sight, Prague Biennale, publié par the National Galerie, Prague
The Imaginary Number Anselm Franke, publié par Kunstwerke, Berlin
Covering the Real: Art and the Press Picture, Hartwig Fischer, publié par Museum of Fine Arts, Bùle
Reprocessing Reality, par Claudia Spinelli, ChĂąteau de Nyon
Life, Once More: Forms of Reenactment in Contemporary Art, Sven LĂŒtticken, publiĂ© par Witte de With, Rotterdam
2004
Faces in the Crowd: Picturing Modern Life, Iwona Blazwick, Carolyn Christov-Bakargiev, publié par Skira Editore
Beyond Form, Omar Calderon, Christine Calderon, Peter Dorsey, eds. Lusitania Press, New York
2003
Facing Footage: Film in Art, textes par Brigitte Weingart, Jennifer Allen, Bernhart Schwenk, publié par Ars Viva, Kultur Kreis der Deutschen Industrie
Cream 3: Contemporary Art in Culture, Carolyn Christov-Bakargiev, Phaidon Press, Londres
Incommunicado, publié par Hayward Gallery, Londres
Fast Forward: Media Art, Sammlung Goetz publié par Ingvild Goetz, Munich
In Media Res: Information, Contre-Information, Galerie Art & Essai, Universite Rennes
Printemps de Septembre : Gestes, publié par Actes Sud, Toulouse
Hidden in a Daylight, Festival Era New Horizons in Ciezzyn, Gutek Film Ltd, publié par Foksal Gallery.
2002
Insideout, Fifth Festival of Contemporary Art, Berlin
Omer Fast: I wanna tell you something (catalogue), textes par Tracy L. Adler & Judicaël Lavrador, publié par &: gb agency, Paris
Second Sight, Alumni Exhibition, publié par Hunter College Art Gallery, New York
Biennial 2002, Whitney Museum of American Art, New York
Presse (sélection)
2010
Mark Godfrey, TJ Demos, Eyal Weizman, Ayesha Hammed Rights of Passage, Tate Etc. Issue 19
James Trainor, Omer Fast, Truth Bends & Decays As It Travels, Artasiapacific, contemporary visual culture (issue 68)
Annie Shaw, TALK SHOW, Omer Fast, Abrons Art Center, Naked Attic.
Claudia Wahjudi, Omer Fast: Talk Show Zitty Magazine, Berlin, May
Tina Wasserman, Duplicated Replications: The Interventions of Omer Fast Afterimage, Vol 37 No 5
Joshua Mack, Performa 09: Omer Fast, Talk Show, Art Review (may)
Nav Haq, Foresight into the New African Century, Kaleidoscope #5 (feb)
Joseph Wolin, Omer Fast, Nostalgia Time Out New York, February 4-10
Kevin McGarry, Subliminal Hypothesis Rhizome, February Issue, 2020
Shane McAdams, Omer Fast Brooklyn Rail, February Issue, 2010
Holland Cotter, Is it Reality or Fantasy, the Boundaries are Blurred, The New York Times, January 7th
2009
Kari Rittenbach, Dramatic Witness: The Art of Omer Fast Art in America
Carly Berwick, The Truth Is Out There New York Magazine, December 14-28
Emily Stokes, Performa 09, New York Financial Times, Nov 17
Joshua Mack, Performa 09: Omer Fast, Talk Show, Art Review, nov
Patricia Maloney, Omer Fast, Artforum critic , nov
Laura McLean Ferris, Omer Fast: Nostalgia, Art Review, Oct 8
Special project, Flash Art, Vol XLII, october
Elisabeth Lebovici / Maria Muhle, Omer Fast, Afterall, mars
Barbara Casavecchia, Omer Fast, Redacting, Mousse Magazine
Interview with Omer Fast, Claudia Löffelholz, Arte e Critica
2008
Sarah Rosenbaum-Kranson, Interview Omer Fast, Museo
Philippe Reigner, Imagine, Journal des Arts, October
Chen Tamir, Omer Fast, New Magic Realism, Flash Art 114, October
Adrian Searle, Cowpokes and Yetis, The Guardian, September 23
Charlotte Higgins, Liverpool Biennial: A Patchy Event, Guardian, September 19
Mary Voelz Chandler, Two Perspectives on Truth, Rocky Mountain News, September 4
Astrid Mania, Omer Fast, The Casting, ArtReviews , January
Naoko Kaltschmidt, Wiederholung und Widerhall, issue 16 www.textem.de
Sean James Rose, Incertains Regards, Libération, 19 février
Thomas Seifert, Irak-Krieg, Kunst und RealitÀt, Die Presse, 4 janvier
Bert Rebhandel, Omer Fast, Frieze, avril
Blake Gopnik, Indelible Impressions, Washington Post, mars
Tom Holert, Attention Span, Artforum, février
Astrid Mania, Omer Fast, The Casting, ArtReviews, janvier
Rainer Bellenbaum, Change of Dispositif III, Camera Austria
Guillaume Désanges, Omer Fast, Exit, février
Joanna Fiduccia, Omer Fast, Critics Pick Artforum, avril
Peter Schjeldahl, Lessness, The Withney Biennial, The New Yorker, 17 mars
Blake Gopnik, Indelible Impressions, Washigton post, 7 mars
Bert Rebhandel, Back, Frieze, avril
Joanna Fiduccia, A Multiple Eye, UOVO #17, avril-juin
Gideon Lewis-Kraus, The Reanimator Omer Fast's, Virtualrealities
Frank Westermeyer, The Casting, Schnitt Film Magazine, #48
2007
Omer Fast im MUMOK, Kunst-Bulletin, décembre
Mark Godfrey, Casting Doubt: Omer Fast at the Mumok, Texte Zur Kunst, #68, décembre
Dominikus Muller, Ohne Drehschluss, Artnet, 6 novembre
Dominik Kamalzadeh, Narben der Erinnerung, Der Standard, 19 octobre
Miriam Muller, Trau keinem Film trau keinen Bildern, Berliner Zeitung, 30 octobre
2006
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Mark Godfrey, Making History, Frieze, mars/avril
Thierry Davila, Omer Fast Ă gb agency, ArtPress, mars
Carly Berwick Penguins, Lies and Videotape, Artnews, février
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Elisabeth Lebovici, Passé Décomposé, Libération, janvier
Joshua Mack, Omer Fast: Godville, Modern Painters, janvier
2005
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Emily Hall, Omer Fast at Postmasters, Artforum, décembre
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Sven LĂŒtticken, Gated History, Texte Zur Kunst, Volume 59, septembre
Ruth Lopez, Fresh Revisions, Time Out / Chicago, 21-28 juillet
Ulrich Gutmair, Macht nur soviel Ihr Könnt, Netzeitung, 2 août
Mary Abbe, Below the Radar, Star Tribune, Minneapolis, 27 mai
Peter Campbell, At the Whitechapel Londres, Review of Books, #27, 6 janvier
2004
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Omer Fast, Contemporary Visual Arts #61, mars
Omer Fast au Centre national de la Photographie, Les Inrockuptibles, février-mars
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Sandra Danicke, Was wahr sein könnte, Frankfurter Rundschau, 4 février
Konstanze CrĂŒwell, Eine Nagelschere fur den Vorgarten, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 28 janvier
2003
Felicity Lunn, Fiction or Reality, Artforum, décembre
Jennifer Ostrower, Omer Fast Ă Postmasters, Art in America, octobre
Anke Kempkes, Hidden in Daylight, Frieze #78, octobre
Jennifer Allen, Openings: Omer Fast Artforum, septembre
Chris Chang, Vision: Omer Fast Film Comment, juillet/août
Brian Boucher, History, Memory, Fiction Published online bbs.thing.net, mai
Rachel Stevens, Omer Fast at Postmasters Flash Art, mai/juin
Roberta Smith, Omer Fast at Postmasters New York Times, 18 avril
Peter Schgeldahl, Goings on about Town: Omer Fast at Postmasters New Yorker, 21-28 avril
David Deitcher, Get Real: Two contemporary Israeli artists subvert the documentary tradition, Time Out New York, 10-17 avril
Régis Durand, (based upon) true stories, Art Press, avril
Silvia Rottenberg, Based upon true stories, De Witte Raaf, N°102, mars/avril
Silke Hohmann, Wenn ich Soldat bin Frankfurter Rundschau, 19 février
Christoph SchĂŒtte, Blick aus dem Panzer Frankfurter Allgemeine Zeitung, 18 fĂ©vrier
Jan Braet, De wereld ligt open, Knack Weekblad, n°7, 12 février
Stéphane Roussel, Aux frontiÚres du réel, D Letzenbuerger Land 7, février
Karin van Kooten, Een volle tank, NIW 22, Cultuur, 7 février
Whitney Biennial 2002: American Blandstand, Village Voice, 14 mars
2002
Emmanuelle Lequeux, Omer Fast: Citoyen dun Monde qui Cloche Le Monde, (Aden), 19 juin
Charlotte Laubard, Think Fast, Technikart (Paris) issue 64, juillet-août
Holland Cotter, Never Mind the Art Police, These Six Matter New York Times, 5 mai
Holland Cotter, Art in Review: Second Site New York Times, 21 mars
Susan Wise, Omer Fast and Akiko Ichikawa at Momenta Art, Williamsburg
2001
Holland Cotter, Art in Review : Some New Minds, NY Times, 23 février
2000
Ken Johnson, Death Race, New York Times, 22 décembre
Susan Wise, Omer Fast and Akiko Ichikawa at Momenta Art, Williamsburg, Quarterly
Presse (sélection)
2010
Whitney Museum, français, "Nostalgia", Cheong Kwon, Janvier.
Jerusalem Post, anglais, "Not The Mishmash it seems", texte de Nathan Bursten, Janvier.
Kaléidoscope, #5, anglais, "Foresight Into The New African Century", texte de Nav Haq.
Centre Pompidou, français, "Prospectif cinéma", février.
2009
Flash Art, anglais, "Special Project : Omer Fast", par Nicola Trezzi; Octobre.
Art Monthly, anglais, "Pleasur and Pain", texte de Marcus Verhagen, Octobre.
Art in America, anglais, "Dramatic Witness : The Art of Omer Fast", texte de Kari Rittenbach, Décembre.
Artforum, anglais, "Omer Fast UNIVERSITY OF CALIFORNIA, BERKELEY ART MUSEUM AND PACIFIC FILM ARCHIVE ", texte de Patricia Maloney, Décembre.
Art e Critica, italien, "Omer Fast. A nice breaded schnitzel, On narrative and conceptualism, truth and construction, inteview de Claudia Löffelholz
Art Review, anglais, "Omer Fast : Nostalgia", texte de Laura Mac Lean-Ferris, Octobre
Afterall, anglais, "From Homer to Omer Fast", texte d'Ălisabeth Lebovici et "Omer Fast : When Images Lie...About the Fictionality of Documents", texte de Maria Muhle, mars.
Mousse Magazine, anglais, "Omer Fast : redacting", texte de Barbara Casavecchia.
2008
Flash Art, #262, anglais, "Omer Fast, New Magic Realism", interview de Chen Tamir, octobre.
UOVO, #17, anglais, "A Multiple'I'", interview de Joanna Fiduccia, avril-juin.
Artforum, anglais, "Attention Span", texte de Tom Holert, février.
2007
Texte Zur Kunst, #68, anglais, "Casting Doubt: On Omer Fast at the Mumok", texte de Mark Godfrey, décembre.
2006
Art US, #13, anglais,"Omer Fast Ă gb agency", texte de Simon Rees, mai-juin.
Frieze, anglais, "Making History", texte de Mark Godfrey, mars-avril.
ArtPress, anglais / français, "Omer Fast à gb agency", texte de Thierry Davila, mars.
Les Inrockuptibles, #529, français, "Omer Fast à Paris", texte de Claire MoulÚne, 18-24 janvier.
LibĂ©ration, français, "PassĂ© DĂ©composĂ©", texte d'Ălisabeth Lebovici, 16 janvier.
2005
Modern Painters, anglais, "Omer Fast: Godville, Postmasters", texte de Joshua Mack, décembre.
Bidoun, anglais, "Omer Fast : Godville", texte de Nav Haq, décembre.
Artforum, anglais, "Omer Fast, Postmasters", texte d'Emily Hall, décembre.
2003
Artforum, anglais, "Openings:Omer Fast", texte de Jennifer Allen, septembre.
2002
Aden (Le Monde), français, "Omer Fast: Citoyen d'un monde qui cloche", interview d'Emmanuelle Lequeux, 19-25 juin.
Ce nouveau projet vient Ă lâorigine dâune interview que lâartiste a faite Ă Londres avec un demandeur dâasile politique. La piĂšce rejoue Ă la fois ce moment, tout en crĂ©ant une nouvelle fiction.
Le premier film est le rĂ©cit dâun jeune homme originaire du Nigeria. Enfant soldat dans son pays, il est demandeur de lâasile politique en Grande Bretagne. Ses souvenirs sont racontĂ©s en voix off et le tĂ©moignage, filmĂ© par une camĂ©ra vidĂ©o de qualitĂ© moyenne, emprunte au format du documentaire, sorte de fragment dâun moment volĂ© de la conversation; la deuxiĂšme partie ârejoueâ cette histoire avec de vrais acteurs, la thĂ©atralisant par un jeu dâattitudes et un ton irrĂ©vĂ©rencieux.
Au fil de conversations dĂ©tournĂ©es, de malentendus et faux fuyants, les deux hommes se retrouvent Ă nouveau autour dâun souvenir dâenfance obscure: le rĂ©cit de la maniĂšre dont son pĂšre lui apprenait Ă fabriquer des piĂšges pour attraper des perdrix. Cette anĂ©cdote ou âallĂ©gorieâ sera le fil conducteur du script de la troisiĂšme partie.â Ce film est tournĂ© dans une esthĂ©tique de science fiction des annĂ©es 70.â DĂ©libĂ©rement lâartiste nous confronte Ă un dispositf narratif de distanciation empruntĂ© ainsi Ă la forme littĂ©raire de dystopie.â Un migrant dâune Europe post apocalyptique dĂ©barque sur les cĂŽtes dâAfrique de lâouest. Il recherche lâasile dans une communautĂ© construite sur une ancienne zone coloniale. Dans la premiĂšre scĂšne on le voit interrogĂ© par une assistante sociale sympathique qui lui promet de lâaider. Mais peu Ă peu, on comprend quâil est confrontĂ© Ă un systĂšme cruel et absurde.
Dans cette nouvelle piĂšce, Omer Fast joue de glissements temporels, gĂ©opolitiques, et politiques en transposant le pouvoir de dĂ©cision des authoritĂ©s gouvernementales vers lâinstitution artistique.â
Ce nouveau projet tĂ©moigne du dĂ©veloppent de principes rĂ©currents chez Omer Fast dans la mĂ©thode comme dans ses enjeux : lâenregistrement subjectif isole ce qui intĂ©resse lâartiste pour une Ă©criture fictionnelle et poĂ©tique. Comme trĂšs souvent lâoeuvre intĂšgre les diffĂ©rents filtres mĂ©diatiques que notre sociĂ©tĂ© produit, soulignant ainsi lâambiguĂŻtĂ© du rĂŽle de celui qui raconte. Lâinstrumentalisation de la rĂ©alitĂ© se fait par la coexistence de plusieurs rĂ©alitĂ©s, la dualitĂ© de
moments et de lieux, par la multiplication des points de vues aussi bien dans les propos que dans lâinstallation elle-mĂȘme avec ses trois parties.





Cette installation vidéo raconte en deux films, projetés simultanément sur deux écrans, l'histoire de Martin F., entre faits réels et reconstitutions. Martin F., médecin vivant à Jérusalem, qui s'est retrouvé sur les lieux d'une explosion en 2002, décrit comment il est entré dans un magasin en ruine, a découvert le corps d'un jeune homme qui avait perdu ses jambes et son bras suite à l'explosion. Bien qu'il ait essayé de le sauver en lui faisant du bouche-à -bouche, l'homme est mort dans ses bras. Ce n'est qu'aprÚs, en discutant avec deux policiers, qu'il apprendra qu'il s'agissait en fait de la personne ayant commis cet attentat suicide.
Mélangeant plusieurs langages, genres et techniques cinématographiques (fiction, mélodrame, documentaire, slapstick, images fixes ou en mouvement), Omer Fast tente, avec cette nouvelle installation vidéo, de dénouer les processus troubles et complexes à travers lesquels certains faits historiques sont établis et décrits.
L'oeuvre Take a Deep Breath, par la maniĂšre dont elle passe d'une histoire Ă une autre, de la douleur Ă l'humour, confronte notre maniĂšre â construite par les mĂ©dias - d'apprĂ©hender les martyres comme des ĂȘtres gĂ©nĂ©riques, des personnages agissant au nom d'une cause Ă©loignĂ©e dans des territoires encore plus Ă©loignĂ©s.




Le film âLooking Pretty for Godâ vient Ă lâorigine de conversations avec des entrepreneurs de pompes funĂšbres. Responsables de lâapparence dâune personne dĂ©cĂ©dĂ©e lors de sa derniĂšre intervention publique, les entrepreneurs travaillent quelque part entre l'art du maquillage, la chirurgie esthĂ©tique, la sculpture, la tromperie et la magie. Leur profession symbolise aussi la sĂ©grĂ©gation moderne du travail, de l'ouvrier et comment le produit rĂ©sultant est par la suite montrĂ© et consommĂ©. Avec ce travail, Omer Fast se demande ce qui se gagne ou se perd dans le processus du dĂ©placement dâun corps du regard fixe du professionnel Ă la vue publique, du secteur du travail Ă celui de la scĂšne.




TournĂ©e Ă Mechelen en Belgique, la vidĂ©o De Grote Boodschap Ă©voque lâunivers des sĂ©ries tĂ©lĂ©s dont elle adopte et dĂ©tourne les conventions visuelles et narratives, les points de vue et le rythme. La narration repose sur une boucle temporelle qui prĂ©sente les histoires entremĂȘlĂ©es de plusieurs couples de personnages flamands dans leurs appartements : une hĂŽtesse de lâair et son mari au chĂŽmage, une vieille dame accroc aux mĂ©dicaments et une jeune fille de compagnie, un ancien beat-boxer et sa petite amie, un agent immobilier et un locataire taciturne. Alors que chacun dâentre eux essaie de comprendre ce qui vient de se passer ou ce qui va se produire, le mouvement de la camĂ©ra et les motivations des autres personnages brouillent les pistes narratives et les repĂšres du spectateur. Cette boucle temporelle particuliĂšre montre ainsi des individus prisonniers dâun conflit avec le temps qui passe du scatologique au profound sur fond de paranoĂŻa ambiante.



"Cette vidĂ©o a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă partir de conversations que jâai enregistrĂ©es au Texas lâannĂ©e derniĂšre avec un jeune sergent en permission avant quâil reparte en Irak pour la seconde fois. Pendant plusieurs jours, il mâa racontĂ© deux histoires diffĂ©rentes que jâai dĂ©coupĂ©es puis remontĂ©es pour nâen faire quâune. La premiĂšre histoire se passe en BaviĂšre autour dâun rendez-vous avec une jeune fille allemande accroc au speed et qui sâauto-mutile. La seconde histoire implique une erreur tragique survenue sur une route Ă quelques kilomĂštres de Baghdad oĂč une bombe a explosĂ©. Ces deux histoires ont Ă©tĂ© montĂ©es en un seul scĂ©nario, quâun groupe dâacteurs interprĂšte dans une sĂ©rie de tableaux silencieux. Lâinstallation joue Ă partir de ce sujet sur la relation entre interviewĂ© et intervieweur, les souvenirs et les films, lâamour et la mort, la routine et lâaccident." Omer Fast







Godville est une double projection vidĂ©o composĂ©e d'entretiens avec des interprĂštes incarnant chacun un personnage du XVIIIĂšme siĂšcle dans la ville coloniale de Williamsburg, devenue aujourdâhui un « musĂ©e dâhistoire vivant » en Virginie aux Etats-Unis. Le musĂ©e, qui fait partie intĂ©grante de la ville historique qu'il entend recrĂ©er, occupant et prĂ©servant bĂątiments et terrains, forme et rĂ©munĂšre ses rĂ©sidents pour les voir rejouer le quotidien de l'AmĂ©rique coloniale. Les dix personnes interviewĂ©es Ă l'origine reprĂ©sentent un Ă©chantillon de cette communautĂ© de « rĂ©sidents-acteurs » de la ville de Williamsburg : hommes et femmes de diffĂ©rentes classes sociales, dĂ©mocrates et rĂ©publicains, membres des forces de l'ordre et femmes au foyer, esclaves et rĂ©volutionnaires Ă mi-temps. Pendant lâentretien, tous Ă©taient assis dans leur environnement de travail, vĂȘtus de leur costume d'Ă©poque. Les entretiens commencent au passĂ© pour se poursuivre au prĂ©sent, changeant ainsi dĂ©libĂ©rĂ©ment de temps et effectuant un saut dans la vie « rĂ©elle » - ce glissement rendant parfois difficile de savoir qui parle, l'interprĂšte ou le personnage incarnĂ©, et de quelle Ă©poque est on en train de discuter. En rĂ©alisant ensuite diffĂ©rents dĂ©coupages, montages et remixages de ces entretiens, une nouvelle histoire Ă©merge dans laquelle les marques du temps sont brouillĂ©es et les deux vies de chaque acteur, confondues. Godville raconte l'histoire d'une petite ville amĂ©ricaine dont les rĂ©sidents ne sont ancrĂ©s nulle part, flottant quelque part en AmĂ©rique, entre passĂ© et prĂ©sent. Entre reconstitution, fiction et rĂ©alitĂ©.








A Tank Translated expose une sĂ©rie de conversations avec quatre membres dâĂ©quipage dâun tank de lâarmĂ©e israĂ©lienne. Chaque soldat est interrogĂ© sĂ©parĂ©ment, chez lui, un an aprĂšs avoir Ă©tĂ© relevĂ© de lâarmĂ©e. De maniĂšre informelle, chaque conversation avec les soldats commence par une sĂ©rie de questions identiques portant sur leur propre dĂ©finition du tank, sur la place quâils occupaient dans ce tank, sur leur capacitĂ© Ă assurer leurs fonctions et sur les raisons de leur affectation. Parfois, aprĂšs avoir posĂ© ces questions, on demandait Ă nouveau aux soldats leur dĂ©finition du tank. Cette question se rĂ©pĂšte ainsi plusieurs fois au travers de chaque conversation oĂč sâajoutent des interrogations concernant lâarmĂ©e, la guerre, lâennemi, la victoire, la dĂ©faite... Les conversations sont conduites en HĂ©breu puis montĂ©es et fidĂšlement traduites et sous-titrĂ©es en anglais. Les sous-titres bordent le bas de lâĂ©cran de la vidĂ©o - Ă nâimporte quel moment, un mot apparaĂźt et signale un contexte militaire auquel viennent sâajouter des propos civils. Les mots âremaniĂ©sâ dĂ©filent rapidement sur lâĂ©cran. Les substitutions sâenchaĂźnent trĂšs vite, laissant la traduction immĂ©diate de la conversation moins dâune seconde sur lâĂ©cran. Les mots sĂ©lectionnĂ©s sont remplacĂ©s par dâautres et une nouvelle signification se construit progressivement. La structure de la phrase et lâesprit de chaque conversation sont nĂ©anmoins prĂ©servĂ©s - le contexte est automatiquement et visiblement normalisĂ© alors quâun nouveau rĂ©cit vient remplacer le prĂ©cĂ©dent. Et ainsi de suite, chaque soldat parle et ses remarques concernant sa mission dans le tank et sa situation actuelle sont reconstruite dans une sorte dâimaginaire quelque peu banal. Au travers dâune traduction un peu floue des mots des interview, les quatre jeunes hommes qui jusquâĂ prĂ©sent fonctionnaient comme des instruments de lâEtat sont renvoyĂ©s dans la vie civile.





Berlin-Hura tente de rĂ©unir deux paysages distincts â deux parcelles de terre, lâune dans le quartier de Mitte Ă Berlin, lâautre dans le dĂ©sert NĂ©gev en IsraĂ«l, en rĂ©vĂ©lant lâhistoire qui les lie de façon unique. Dans une sĂ©quence dâimages prĂ©sentĂ©e sur trois moniteurs, la quasi-immobilitĂ© des paysages, montrĂ©s en paire, est rĂ©guliĂšrement interrompue par des hommes se dĂ©plaçant - par des avions, des trains, des piĂ©tons, des chameaux et des voitures-, et par un troisiĂšme Ă©lĂ©ment, une femme ĂągĂ©e, assise dans un autre espace â dans son appartement Ă Tel-Aviv - dĂ©crivant ce qui est donnĂ© Ă voir. Sa description sâorganise en Ă©pisodes, allant de ce dont elle se souvient au sujet de ces paysages et de ce quâelle en sait, jusquâĂ ce quâelle pense ĂȘtre leur avenir et la possible signification de leur juxtaposition. Le rĂ©cit qui Ă©merge lentement de ces descriptions âlâhistoire qui rapproche ces deux paysages- est une histoire personnelle qui est cohĂ©rente bien que truffĂ©e de contradictions. Elle est dĂ©finie par les dĂ©placements dâĂȘtres humains et par les dĂ©portations. Les imperfections du rĂ©cit et de la mĂ©moire â les petites contradictions de la narratrice-, la rĂ©sistance des deux parcelles de terre aux constructions permanentes et Ă la propriĂ©tĂ©- deviennent emblĂ©matiques dâun paradoxe plus important qui irrigue la vie dâune nation.




CNN CONCATENATED reprĂ©sente la narration ininterrompue des informations diffusĂ©es sur CNN en remixant ses ingrĂ©dients - les mots prononcĂ©s par les prĂ©sentateurs en de longs monologues composĂ©s. Les textes ont Ă©tĂ© Ă©crits Ă partir dâune base de donnĂ©es de 10 000 mots enregistrĂ©s des commentateurs qui apparaissent sur le rĂ©seau. Tandis que ce âdictionnaireâ pourrait constituer un vocabulaire infini de pensĂ©es et de phrases distinctes, le discours qui en rĂ©sulte reflĂšte un vĂ©ritable mode dâexpression.
Sâil y a un sujet parlant derriĂšre les monologues, câest une voix qui tente de combler ce que le flux des informations manque de relever. Plus que le besoin de savoir et de comprendre, câest un besoin de ressentir et dâexpĂ©rimenter. RecrĂ©er un contexte stable afin de donner un sens Ă lâinformation. Eprouver la mĂ©moire. Faire naitre lâintimitĂ© dans lâĂ©change et donner un sens Ă notre existence.





Glendive Foley est un dispositif fait de deux vidĂ©os, fonctionnant en simultanĂ©, qui prĂ©sente, dâune part une sĂ©rie de prises de vue dâextĂ©rieur de maisons Ă Glendive, plus petite station tĂ©lĂ©visĂ©e amĂ©ricaine dans le Montana, et, dâautre part des plans intĂ©rieurs de mon appartement Ă New York oĂč je suis devant la camera vidĂ©o.
Un moniteur fait lâinventaire maison aprĂšs maison de chaque façade isolĂ©ment comme pourrait les observer un chaland particuliĂšrement patient et mĂ©ticuleux. Lâautre moniteur montre en incrustation jusquâĂ six fenĂȘtres oĂč lâon entend les sons en me voyant faire les torsions physiques nĂ©cessaires pour reproduire moi-mĂȘme les bruits de cette « ville-banlieue ». Le vocabulaire sonore reproduit ici est une version simplifiĂ©e de lâensemble des bruits caractĂ©ristiques de ce type dâurbanisme. Il est constituĂ© dâun assemblage dâimitations vocales des bruits de vent, dâinsectes, dâoiseaux, de chiens, de tondeuses Ă gazon et de voitures passant dans les rues. Composition unique de performances vocales faites Ă partir dâun inventaire sonore de base, la chaĂźne TV est conçue comme une mise en abĂźme des diffĂ©rentes façades rĂ©vĂ©lant les efforts des habitants pour les rendre distinctes.
Omer Fast



German / English
Format: 17 x 24.5 cm
175 pages (colour)
Editions The Green Box, Kunst Editionen, Berlin
Published par Sabine Schaschl, Kunsthaus Baselland; René Zechlin, Kunstverein Hannover
Distribution Vice Versa Vertrieb, Berlin
ISBN : 978-3-941644-14-4


