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(âŠ)
Peux-tu nous parler du titre de cette exposition : Itâs a right Heath Robinson affair ?
Ryan Gander : Câest une expression anglaise des annĂ©es 1970. Heath Robinson Ă©tait un illustrateur, un caricaturiste. CâĂ©tait Ă©galement un inventeur maladroit, stupide et ridicule. Tout ce quâil fabriquait ou dessinait, ressemblait Ă des machines bien trop compliquĂ©es, qui fonctionnaient tout en Ă©tant et en ayant lâair beaucoup plus complexes que nĂ©cessaire. Ses inventions avaient lâesthĂ©tique du fait-maison, les choses tenaient ensemble avec du Gaffer et des bouts de ficelle. CâĂ©tait une sorte de savant fou. Alors quand les gens disent « Itâs a right Heath Robinson affair » (Câest une affaire digne de Heath Robinson), cela veut dire que ce quâils dĂ©crivent fonctionne en Ă©tant plus compliquĂ© ou sophistiquĂ© que nĂ©cessaire.
Quel est le lien entre ce titre ou cette expression et les oeuvres qui seront prĂ©sentĂ©es dans lâexposition ?
RG : Câest liĂ© Ă mon processus de rĂ©flexion. Les idĂ©es font plus de tours dans ma tĂȘte que nĂ©cessaire, je crois, car beaucoup me ramĂšnent au point de dĂ©part. Mais il faut pourtant que jâeffectue ce cycle complet pour arriver Ă me rendre compte de ce processus. Alors conceptuellement les idĂ©es sont un peu comme une affaire digne de Heath Robinson, elles ont un peu lâair dâavoir Ă©tĂ© cassĂ©es puis rĂ©parĂ©es.
Est-ce que cette mĂ©thode de travail est liĂ©e au fait que lâexposition se dĂ©roule en deux parties ?
RG : Oui, dâune certaine maniĂšre. DĂšs le dĂ©part, câĂ©tait trĂšs clair pour moi que je ne voulais pas faire une exposition qui jouerait de maniĂšre Ă©vidente sur le fait quâelle soit en deux parties, ce ne serait pas trĂšs audacieux. On a vu beaucoup dâartistes rĂ©cemment faire une exposition dans deux lieux et, dâaprĂšs ce que jâai pu voir, ce contexte avait lâair dĂ©terminant dans les choix opĂ©rĂ©s. Donc je me suis rĂ©solu Ă penser que lâon peut avoir une exposition dans deux endroits sans que cela devienne sa seule caractĂ©ristique mais que cela vienne naturellement jouer sur la maniĂšre de travailler. Cela a en effet influencĂ© les oeuvres, mais jâai tentĂ© de le camoufler. La seconde partie du titre (a stuttering exhibition in two parts : une exposition bĂ©gayante en deux parties) est liĂ©e au fait que, plutĂŽt que dâavoir un recto et un verso de lâexposition, ou un dedans et un dehors, ou dâĂ©tablir une sorte de⊠quel est le mot ? Deux cĂŽtĂ©s ?
Dichotomie ?
RG : Oui, câest ça. Je nâarrive jamais Ă le prononcer. Je pense Ă cette exposition comme Ă un bĂ©gaiement. Jâessaie de dire quelque chose une fois, puis je rĂ©essaie⊠Quand on bĂ©gaie on bĂ©, bĂ©, bĂ©, bĂ©, bĂ©, bĂ©, bé⊠bĂ©gaie. Et chaque fois quâun bĂ©gaiement se produit avec la prononciation des bĂ©, bĂ©, bĂ©, bé⊠le sens change ou lâidĂ©e Ă©volue.
(âŠ)
Extrait tirĂ© dâun entretien avec Ryan Gander Ă gb agency, Paris, 25 fĂ©vrier 2009, publiĂ© dans le livret de lâexposition, disponible Ă gb agency et Kadist Art Foundation.


Des avis publics de dĂ©cĂšs sous la forme de photocopies de format A1 noir et blanc sont collĂ©s sur le mur de la galerie. On peut voir quâil sâagit de deux posters diffĂ©rents, dont les Ă©critures apparaissent parfois inversĂ©es. Un de ces posters annonce la mort du personnage J. Moriarty - des romans de Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle â un des frĂšres de lâennemi jurĂ© de Sherlock Holmes, le Professeur Moriarty â tandis que lâautre annonce celle de Mycroft Holmes, le frĂšre de Sherlock Holmes.
Les deux personnages sont mentionnĂ©s mais nâapparaissent dans aucune des aventures de Sherlock Holmes. Sur les posters, on peut lire : Le Colonel J. Moriarty est dĂ©cĂ©dĂ© aprĂšs une longue et difficile lutte avec le mal auquel il Ă©tait le plus enclin. Les funĂ©railles auront lieu le 4 mai Ă lâEglise Anglaise Meringen, Kirchgasse, Meiringen 3860 et Mycroft Holmes, homme dâhonneur et artiste extraordinaire est mort en toute sĂ©rĂ©nitĂ©, sans regret ni projet inachevĂ©. Les funĂ©railles auront lieu le 4 mai Ă lâEglise Anglaise Meiringen, Kirchgasse, Meiringen 3860.
Le 4 mai, ces avis de dĂ©cĂšs devront ĂȘtre collĂ©s sur un mur de la Bahnhofplatz de la ville de Meiringen, proche de Reichenbach Falls afin de coĂŻncider avec la date dâanniversaire de la mort de Sherlock Holmes et du pĂšlerinage en masse dans cette ville par ses fans. Reichenbach Falls Ă©tant la ville oĂč, Sherlock Holmes, le hĂ©ros de Sir Conan Doyle serait dĂ©cĂ©dĂ© Ă la fin de The Adventure of the Final Problem Ă lâissue dâun combat mortel contre son ennemi de toujours, le Professeur Moriarty.
Une âAlchemy Boxâ dissimulĂ©e sous la forme dâun pilier en bĂ©ton au crĂ©pi granitĂ©, comme ceux que lâon trouve frĂ©quemment dans les rues piĂ©tonnes ou sur les aires de parking. Cette boĂźte renferme un certain nombre dâĂ©lĂ©ments qui portent sur lâesthĂ©tique administrative et lâarchitecture brutaliste, ainsi que sur des projets imaginĂ©s, non rĂ©alisĂ©s, abandonnĂ©s ou non viables pour des bĂątiments et des styles de vie. Tous les Ă©lĂ©ments qui la composent sont listĂ©s au mur Ă proximitĂ© du pilier.


Une silhouette taille rĂ©elle en carton dĂ©coupĂ© â comme celle que lâon trouve Ă lâentrĂ©e des cinĂ©mas â se tient debout dans un coin de la salle, tournĂ©e face au mur de telle façon que seul son verso est visible par le public. Lâimage sur le devant de la dĂ©coupe est le dos de lâartiste fictionnel Santo Sterne, qui a cependant Ă©tĂ© repeinte Ă la bombe de couleur sĂ©pia afin que seule sa silhouette soit visible.


Un pendentif porte-bonheur comme ceux que lâon voit gĂ©nĂ©ralement accrochĂ©s aux tĂ©lĂ©phones portables des adolescents japonais. Le pendentif reprĂ©sente le personnage en dessin animĂ© de lâartiste fictionnel Aston Ernest. Cette caricature a Ă©tĂ© modelĂ©e par le pĂšre de lâartiste, dâaprĂšs les conversations quâil a eues avec son fils sur lâattitude et lâapparence de lâartiste. Cette modĂ©lisation a ensuite Ă©tĂ© miniaturisĂ©e et reproduite Ă lâaide dâune technique rapide de reproduction en trois dimensions.

Un portrait photographique de l'artiste Mark Leckey.

Une carte de Paris - gĂ©nĂ©ralement disponible dans les offices de tourisme - est reproduite en incluant certaines rues dâavant 1911. La plupart dâentre elles renvoient Ă des espaces dans lesquels les urbanistes ont remplacĂ© la structure organique de la ville par une interprĂ©tation stĂ©rĂ©otypĂ©e de « lâĂ©conomie administrative ». Ces cartes sont prĂ©sentĂ©es dans un carton posĂ© prĂšs dâune porte entre lâespace dâexposition et lâespace de travail. Les cartes sont Ă la disposition du public et peuvent ĂȘtre emportĂ©es gratuitement.

Cette oeuvre est constituĂ©e de trois Ă©lĂ©ments : un film transparent sur lequel sont imprimĂ©es des gouttes de pluie, placĂ© sur la vitrine de lâespace dâexposition, une photographie reprĂ©sentant la mĂ©diatrice du lieu, une pochette dâallumettes dans laquelle un numĂ©ro dâISBN a Ă©tĂ© notĂ©. Au centre du film, une main semble avoir effacĂ© des gouttes de pluie pour regarder au travers, crĂ©ant ainsi un cadrage Ă lâintĂ©rieur de lâespace de la galerie. Ă lâintĂ©rieur du cadre se tient la mĂ©diatrice, assise. Une petite photographie en noir et blanc encadrĂ©e reprĂ©sente le visage de cette mĂ©diatrice regardant la pluie dans la rue Ă travers la fenĂȘtre. Au sol est posĂ©e une pochette dâallumettes que les visiteurs peuvent ramasser, examiner ou emporter. Ă lâintĂ©rieur de celle-ci, on peut lire une sĂ©rie de chiffres Ă©crits Ă la main, sâapparentant Ă un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. En y regardant Ă deux fois, on comprend que ces chiffres reprennent le numĂ©ro dâISBN dâun livre, transposant ainsi la perception du spectateur vers dâautres champs que celui de la galerie ; la piĂšce continue ailleurs, dans le monde rĂ©el.
Un transfert reproduisant des traits de coupe standards dâimpression et des informations dâenregistrement dessine un cadre au format A4 sur le mur de lâespace dâexposition. Le titre dâimpression de ce document pour cet espace vide est Ă©galement visible : « Reculez de deux pas et fermez Ă moitiĂ© les yeux ».


SituĂ©s en haut dâun mur de lâespace dâexposition, hors de portĂ©e des spectateurs, trois barreaux dâĂ©chelles mĂšnent au plafond de la galerie oĂč un hublot en mĂ©tal, peint avec la mĂȘme peinture blanche mate utilisĂ©e pour les murs, a Ă©tĂ© discrĂštement installĂ©. Le hublot est verrouillĂ©.

Un mobile prĂ©sentĂ© avec un fil cassĂ©, est tombĂ© au sol. Le mobile rassemble des dĂ©coupes tirĂ©es de diffĂ©rentes sources : une reproduction de Calder achetĂ©e Ă la librairie du Centre Pompidou Ă Paris, des Ă©toiles issues du dessin animĂ© Tintin photographiĂ©es Ă la tĂ©lĂ©vision, utilisĂ©es pour suggĂ©rer que Milou (son fidĂšle compagnon) est soĂ»l, des Ă©lĂ©ments dĂ©coupĂ©s Ă partir dâune reproduction dâune peinture de Bruno Munari prĂ©sentĂ©e au mur de lâatelier de lâartiste, et diffĂ©rents composants qui constituent le logo «Didactease» imaginĂ© par Gander pour lâoeuvre âThere exists only one definition for anything anywhere at anyone timeâ, 2007.


Une vidĂ©o est prĂ©sentĂ©e sur un moniteur au sol. La vidĂ©o montre le galeriste Niru Ratnam faisant du vĂ©lo dans un parc en pyjama. Lâoeuvre est une vague reconstitution dâune scĂšne du film Basquiat de Julian Schnabel (1996). La bande-son est une voix off de Ratnam lisant le communiquĂ© de presse quâil a Ă©crit pour cette oeuvre Ă la suite du tournage de la scĂšne - tout en sachant que ce texte deviendrait la voix off du montage final.

Cette oeuvre est constituĂ©e de trois Ă©lĂ©ments : un film transparent sur lequel sont imprimĂ©es des gouttes de pluie, placĂ© sur la vitrine de lâespace dâexposition, une photographie reprĂ©sentant la mĂ©diatrice du lieu, une pochette dâallumettes dans laquelle un numĂ©ro dâISBN a Ă©tĂ© notĂ©. Au centre du film, une main semble avoir effacĂ© des gouttes de pluie pour regarder au travers, crĂ©ant ainsi un cadrage Ă lâintĂ©rieur de lâespace de la galerie. Ă lâintĂ©rieur du cadre se tient la mĂ©diatrice, assise. Une petite photographie en noir et blanc encadrĂ©e reprĂ©sente le visage de cette mĂ©diatrice regardant la pluie dans la rue Ă travers la fenĂȘtre. Au sol est posĂ©e une pochette dâallumettes que les visiteurs peuvent ramasser, examiner ou emporter. Ă lâintĂ©rieur de celle-ci, on peut lire une sĂ©rie de chiffres Ă©crits Ă la main, sâapparentant Ă un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. En y regardant Ă deux fois, on comprend que ces chiffres reprennent le numĂ©ro dâISBN dâun livre, transposant ainsi la perception du spectateur vers dâautres champs que celui de la galerie ; la piĂšce continue ailleurs, dans le monde rĂ©el.
Une maquette rĂ©alisĂ©e Ă partir dâune technique rapide de reproduction en trois dimensions, pour une proposition de sculpture publique. La sculpture publique serait la reprĂ©sentation de la statue dĂ©truite du "prince heureux" et dâune hirondelle comme mentionnĂ©e Ă la fin du conte pour enfant Le prince heureux dâOscar Wilde. RĂ©alisĂ©e Ă partir dâun seul bloc de pierre, la sculpture reprĂ©senterait en un seul morceau les gravats dâune oeuvre dâart publique en ruine, dans laquelle on pourrait distinguer la forme du coeur du Prince, de son Ă©pĂ©e, de son casque et de lâhirondelle morte.

ĂpinglĂ© dans lâespace dâexposition, un poster dĂ©pliĂ© reprĂ©sente une liste dâoeuvres pour une exposition « mĂ©taverse » de Terence Alan Patrick SeĂĄn Milligan KBE (16 avril 1918 â 27 fĂ©vrier 2002), aussi connu sous le nom de Spike Milligan, un comĂ©dien, Ă©crivain, musicien, poĂšte et scĂ©nariste angloirlandais. Cette liste a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e par un expert graphologue qui a reproduit lâĂ©criture de Spike Milligan Ă partir de son journal datant de 1972.
Une âAlchemy Boxâ en plastique noir, au contenu dissimulĂ©, prĂ©sentant une fente horizontale similaire Ă une vitre teintĂ©e, est fixĂ©e au mur. La fenĂȘtre est trop foncĂ©e pour voir au travers, cependant une diode Ă©lectroluminescente bleue est continuellement allumĂ©e derriĂšre la vitre. Les Ă©lĂ©ments scellĂ©s Ă lâintĂ©rieur sont liĂ©s Ă des questions de durĂ©e, dâarrĂȘt sur image, de nature morte, de mouvement, de gĂ©mellitĂ©, de rĂ©pĂ©tition et de tableau vivant.

Ă lâentrĂ©e de la galerie, un jet de fumĂ©e sort du sol cinq secondes aprĂšs quâun visiteur ait quittĂ© lâespace dâexposition, comme si ce dernier disparaissait dans un nuage de fumĂ©e. Si les autres visiteurs encore dans la piĂšce peuvent se souvenir de la prĂ©sence du spectateur, il est probable que le visiteur ayant dĂ©clenchĂ© lâoeuvre nâait pas la possibilitĂ© de la voir.
Ă lâentrĂ©e de la galerie, un jet de fumĂ©e sort du sol cinq secondes aprĂšs quâun visiteur ait quittĂ© lâespace dâexposition, comme si ce dernier disparaissait dans un nuage de fumĂ©e. Si les autres visiteurs encore dans la piĂšce peuvent se souvenir de la prĂ©sence du spectateur, il est probable que le visiteur ayant dĂ©clenchĂ© lâoeuvre nâait pas la possibilitĂ© de la voir.
Ă lâentrĂ©e de la galerie, un jet de fumĂ©e sort du sol cinq secondes aprĂšs quâun visiteur ait quittĂ© lâespace dâexposition, comme si ce dernier disparaissait dans un nuage de fumĂ©e. Si les autres visiteurs encore dans la piĂšce peuvent se souvenir de la prĂ©sence du spectateur, il est probable que le visiteur ayant dĂ©clenchĂ© lâoeuvre nâait pas la possibilitĂ© de la voir.



Une «photographie associative» (numĂ©ro 29 sur une sĂ©rie de 31) contenant des Ă©lĂ©ments liĂ©s aux thĂšmes de la censure, de la prĂ©sĂ©ance, du mimĂ©tisme, des mĂ©thodologies associatives, de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et de lâappropriation. Les contours de ces diffĂ©rents Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© dĂ©coupĂ©s au laser, rĂ©vĂ©lant ainsi le mur de lâespace dâexposition derriĂšre la photographie. Ces diffĂ©rentes dĂ©coupes comprenant Ă la fois le contrecollage, la photographie et le verre du cadre sont posĂ©s au sol Ă proximitĂ© de la photographie Ă©vidĂ©e.

Neuf cercles fabriquĂ©s, prĂ©sentĂ©s en tas sur le sol prĂšs dâun mur. Cinq anneaux entrelacĂ©s de diffĂ©rentes couleurs reprĂ©sentent les cercles tombĂ©s dâun poster pour les Jeux Olympiques de Mexico de 1986, deux cercles reprĂ©sentent les lunettes cassĂ©es du personnage fictionnel Harry Potter et deux autres cercles reprĂ©sentent les deux lettres « O » figurant sur la page dâaccueil de Google, comme tombĂ©s dâun Ă©cran dâordinateur.

Un pendentif porte-bonheur comme ceux que lâon voit gĂ©nĂ©ralement accrochĂ©s aux tĂ©lĂ©phones portables des adolescents japonais. Le pendentif reprĂ©sente le personnage en dessin animĂ© du commissaire dâexposition français François Piron. Cette caricature a Ă©tĂ© modelĂ©e par le pĂšre de lâartiste, dâaprĂšs les conversations quâil a eues avec son fils sur lâattitude et lâapparence du curator. Cette modĂ©lisation a ensuite Ă©tĂ© miniaturisĂ©e et reproduite Ă lâaide dâune technique rapide de reproduction en trois dimensions.

Un ancien plateau de jeu de Scrabble dont les lettres ont Ă©tĂ© remplacĂ©es par des lettres artificiellement vieillies reprenant un alphabet rĂ©alisĂ© Ă partir de lâĂ©criture du dessinateur, nĂ©ologiste (inventeur de mots) et Ă©crivain amĂ©ricain Theodor Seuss Geisel, plus connu sous le nom de Dr Seuss. Le plateau du Scrabble est prĂ©sentĂ© ouvert, les lettres dĂ©libĂ©rĂ©ment dispersĂ©es au sol, comme si le jeu allait dĂ©buter. Le titre âAccenture? (Tentative Title)â, 2009 se rĂ©fĂšre Ă un mot rĂ©cemment inventĂ© signifiant âAccent on the futureâ, employĂ© notamment en publicitĂ©.

Des touches noires et blanches de XyloPhone sont empilĂ©es en Ă©quilibre sur le coin droit dâun cadre blanc complĂštement vide. De bas en haut, lâordre de ces touches prĂ©sente lâordre des notes de la mĂ©lodie de dĂ©marrage du systĂšme Windows XP, suivi des notes de la mĂ©lodie de fermeture de Windows XP.

Une image dâune maquette architecturale rĂ©alisĂ©e par ordinateur et produite par Bell, Travers, Willson Architects Ltd, de la New School of Art and Design a Ă©tĂ© dessinĂ©e et conçue par Ryan Gander. Cette image apparait en surimpression sur certains messages existants. Ces messages ainsi que des annonces trouvĂ©es sur un panneau dâaffichage de lâĂcole Nationale SupĂ©rieure des Beaux-Arts de Paris ont ensuite Ă©tĂ© placĂ©s sur un nouveau panneau dâaffichage dans lâespace dâexposition.

Une photographie reprĂ©sente une jeune femme assise dans un cafĂ©. Sur la table devant elle, se trouve un cahier sur lequel ont Ă©tĂ© Ă©crits les mots « repenser lâidĂ©e de lâautoportrait » avec un stylo Ă plume Ă lâencre violette.