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Mac AdamsProgramme
Robert Breer
Elina Brotherus
Omer Fast
Ryan Gander
Mark Geffriaud
JĂşlius Koller
JirĂ Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
ProchainementAilleursJĂşlius KollerEn cours
Exposition collective avec la galerie Murray Guy, NY
Ryan GanderPia RönickeArchives2011FoiresMark Geffriaud2010
Deimantas Narkevicius
Mac Adams
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Dominique Petitgand
JirĂ KovandaRobert Breer, "Clouds"2009
Omer Fast "Nostalgia"
Both Before and After
The Boy Who Cried Wolf (Lefty Loosey, Righty Tighty)
Elina Brotherus, "Artists at Work"
Elina Brotherus, "Rétrospective"Deimantas Narkevicius2008
"LĂ oĂą les eaux se mĂŞlent"
Pratchaya Phinthong "What I learned I no longer know; the little I still know, I guessed"
"Nord, Nord-Ouest"
Roman Ondák "Fluid Border"
Ryan Gander « It’s a right Heath Robinson affair » (A stuttering exhibition in two parts)
Mark Geffriaud « Si l’on pouvait être un Peau-Rouge »
Berlin-Paris, un échange de galeriesYann Sérandour « Weiss »2007
Pia Rönicke & Zeynel Abidin Kizilyaprak «An Usual Story from a Nameless Country»
« Faces »
Jiri Kovanda «Two Cushions»
Omer Fast «De Grote Boodschap»« Cinematic Panorama »2006
Elina Brotherus
Pratchaya Phinthong «if I dig a very deep hole»
Julius Koller «Space is The Place»
Mac Adams «07-70»
« The Last piece By John Fare »
« Time Flies »Dominique Petitgand «Quelqu’un par terre (Someone one the ground)»2005
Pia Rönicke «Rosa's Letters - Telling a Story»
« Jiri Kovanda VS Reste du monde (Tentatives de Rapprochement) »
Roman Ondák «More Silent Than Ever»
« Outside The Living Room »
Deimantas Narkevicius «Instead of Today»
Omer Fast «Godville»« Petites Compositions entre amis - Séquence 3 »2004
« Petites Compositions entre amis - Séquence 2 »
« Petites Compositions entre amis - Séquence 1 »
Elina Brotherus «Model Studies»Pia Rönicke «Without a Name»2003
Loris Gréaud «Ending Introduction»
Robert Breer
Alban Hajdinaj «My Home is Your Home»« Links »2002
« Present Perfect »
Roman Ondák «Talker»Mac Adams «Beneath The Shadow»2001
Omer Fast
Deimantas Narkevicius
Dominique PetitgandRobert Breer
Elina Brotherus «Suites françaises 2»
« Hors-jeu »Art Basel Miami Beach
Artissima, 11
Fiac 11, Paris
Art Basel 42
Independent 2011, New York
ArchivesArtissima 17, Turin
Fiac 10, Paris
Sunday, Londres
Art 41 Basel
Independent
Art 40 Basel
Art Basel Miami Beach
FIAC 09, Paris
The Fair Gallery > Frieze Art Fair
Mac AdamsLevel One
Robert Breer
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Mark Geffriaud
JĂşlius Koller
Jiri Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
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InfosLiens
John Smith with John Berger, Black Audio Film Collective, Peter Watkins
St.op-St.art (1965-2011 – UIPT, superintendent Tamas St.Turba)
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Group show in collaboration with Murray Guy, NY
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JirĂ Kovanda, "Wait, please, she will come"Robert Breer, "Clouds"2009
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Both before and after
The Boy Who Cried Wolf (Lefty Loosey, Righty Tighty)
Elina Brotherus "Artists at Work"
Elina Brotherus, "Retrospective"Deimantas Narkevicius2008
Where water comes together with other water
Pratchaya Phinthong "What I learned I no longer know; the little I still know, I guessed"
Nord, Nord-Ouest
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Ryan Gander "It’s a right Heath Robinson affair" (A stuttering exhibition in two parts)
Mark Geffriaud "If one were only an Indian"
Berlin-Paris, a gallery exchangeYann Sérandour "Weiss"2007
Pia Rönicke & Zeynel Abidin Kizilyaprak "An Usual Story From a Nameless Country"
"Faces"
Jiri Kovanda "Two Cushions"
Omer Fast "De Grote Boodschap""Cinematic Panorama"2006
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Julius Koller "Space is The Place"
Mac Adams "07-70"
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Pia Rönicke "Rosa's Letters- Telling a Story"
Jiri Kovanda "Jiri Kovanda vs Reste du Monde (Tentatives de rapprochement)"
Roman Ondák "More Silent Than Ever"
"Outside The Living Room"
Deimantas Narkevicius "Instead of Today"
Omer Fast "Godville""Petites compositions entre amis - Sequence 3"2004
"Petites compositions entre amis - Sequence 2"
"Petites compositions entre amis - Sequence 1"
Elina Brotherus "Model Studies"Pia Rönicke "Without a Name"2003
Loris Greaud "Ending Introduction"
Robert Breer
Alban Hajdinaj "My Home is Your Home""Links"2002
"Present Perfect"
Roman Ondák "Talker"Mac Adams "Beneath the Shadow"2001
Omer Fast
Deimantas Narkevicius
Dominique PetitgandRobert Breer
Elina Brotherus "Suites Françaises 2"
"Hors-Jeu"Art Basel Miami Beach
Artissima 11, Torino
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ArchivesArtissima 10, Torino
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InfosLinks
John Smith with John Berger, Black Audio Film Collective, Peter Watkins
St.op-St.art (1965-2011 – UIPT, superintendent Tamas St.Turba)
Sculpteur de formation, Deimantas Narkevicius a développé par la suite un travail sur la narration à travers le film et la vidéo. Le sujet central de cette œuvre est l’exploration de l’Histoire à partir d’un point de vue vivant et subjectif. Deimantas Narkevicius observe l’Histoire récente comme une méthode de travail. Il choisit d’en appréhender certains moments afin de mieux comprendre les phénomènes physiques et psychologiques de notre contemporanéité. Cette recherche remet en question de façon permanente sa propre position.
Dans l’œuvre, “His- Story”, installation à partir de films, Deimantas Narkevicius raconte une periode de son pays à travers une perspective individuelle formulée librement, tout en gardant le mode du documentaire. Deimantas Narkevicius joue du double sens du terme histoire, mettant en relation son histoire personnelle avec celle de son pays. Il relate l’expérience de son père qui, occupant un poste hiérarchiquement élevé au sein de la bureaucratie lituanienne, a été démis de ses fonctions du jour au lendemain. Afin de ne pas avoir à se justifier, l’Etat a préféré le déclarer malade mental et le faire interner. La narration dans cette œuvre est insolite car l’artiste alterne continuellement des fragments du passé et du présent, tout en utilisant des impressions de déjà -vu.
Deimantas Narkevicius déconstruit la linéarité de l’histoire. L’appartenance à la fois au passé et au présent de la narration est réaffirmée par l’utilisation de techniques et de principes stylistiques des films amateurs des années 1970. Ces “récits-documentaires” réalisés avec des équipements anciens renvoient au cinéma de propagande de l’ère soviétique. Cette mixité de moyens technologiques transpose l’action du film dans un espace- temps indéfini.
Le titre de l’œuvre “Energy Lithuania” reprend le nom d’une centrale éléctrique nationale autour de laquelle une ville a été construite de manière totalement artificielle dans les années 1960. Deimantas Narkevicius a grandi en même temps que ces utopies urbaines, ces illusions idéologiques, ces symboles de développement économique. Aujourd’hui, la centrale n’est plus viable économiquement et la cité est devenue une ville fantôme. Les gens continuent à y vivre comme si le temps s’y était arrêté. La cité éléctrique est devenue un souvenir. Deimantas Narkevicius extrait cette ville du passé, comme une matière intacte qu’il retravaille à travers son récit. L’artiste connaît parfaitement les codes visuels des documentaires de propagande diffusés à la télévision Lituanienne. Il en joue et les recycle dans l’histoire contemporaine qui juge cette période passée.
“Legend coming true”, film tourné en super 8, raconte le récit d’une femme qui a survécu au ghetto de Vilnius. Le long monologue accompagne les quatre jours de tournage en plans fixes sur des bâtiments où ombres et lumières, nuit et jour, se condensent en une heure de film (grace à l’emploi d’une image par minute). Le narrateur raconte l’histoire du XXe siècle pendant le temps de sa propre vie. L’existence collective de la communauté est ici retranscrite à travers la voix d’une femme. L’aspect biographique de la narration nous fait réfléchir sur la manière de raconter l’Histoire. La volonté de montrer une œuvre traitant de l’holocauste est une tentative de faire naître une discussion publique dans un contexte local afin d’avoir une véritable vision sur l’avenir. Ainsi la projection du film s’est faite en présence des habitants de Vilnius de cette génération.
L’œuvre “Europe 54° 54’- 25° 19’”, film 16 mm couleur, montre l’artiste au volant d’une voiture et accompagné d’un cadreur. Il quitte son appartement et se rend à quelques kilomètres de là , dans le centre géographique de l’Europe. Le film retrace le voyage. La voix de l’artiste est enregistrée sur une bande son distincte. Le centre de l’Europe ici ne représente pas un espace géographique physique mais davantage une construction idéologique. En effet, pendant l’ère communiste, la notion même de cœur de l’Europe n’était pas envisageable.
Deimantas Narkevicius considère l’Histoire comme un matériau vivant. Une œuvre d’art, selon lui, peut toujours être lue comme un questionnement sur d’autres pratiques. C’est dans cet interstice qu’il choisit de situer son travail.
Expositions personnelles
2010
The Unanimous Life, Brandts Kunsthallen, Odense
2009
Deimantas Narkevicius, gb agency, Paris.
Deimantas Narkevicius, BFI Southbank Gallery, British Film Institute, Londres.
The Unanimous Life, Kunsthalle, Bern
The Unanimous Life, Van Abbemuseum, Eindhoven.
Deimantas Narkevicius, Mamco, Genève (projet en cours 2009/2010).
The Dud Effect, Mala Galerija (Museum of Modern Art), Ljubljana.
2008
The Unanimous Life, Museo Nacional Centro De Arte Reina Sofia, Madrid.
Jan Mot, Bruxelles.
Galerie Barbara Weiss, Berlin
Genius Seculi, The Center of Contemporary Art, Thessaloniki.
2007
The Role of a Lifetime, Index, Stockholm.
History Continued, MĂĽcsarnok Kunsthalle, Budapest.
Revisiting Solaris, Contemporary Art Centre, Vilnius.
Revisiting Solaris, Daadgalerie, Berlin
Among the Things We Touched, Secession, Vienne.
The Documentary FilmPlatform ZONE, The Arts Center Buda, Kortrijk; The University Movie Theater Film Plateau, Ghent; MuHKA media, Antwerpen.
2006
Screening, Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris.
This not What you See, Gallery of Contemporary Art Bunkier Sztuki, KrakĂłw.
Plug In, Van Abbemuseum, Eindhoven.
Once in the XX Century, Arnolfini, Bristol.
Galerie für Zeitgenössische Kunst, Leipzig.
Instead of Today, gb agency, Paris.
2005
Once in the XX Century, Akademie der Kunst, Berlin.
2004
Two Sculptures, CAC, Contemporary Art Center, Vilnius.
Films screening, Tate Modern, Londres.
Foksal Gallery, Warsaw.
Galerie der Stadt ,Schwaz, Tirol.
Deimantas Narkevicius Screenings, Roseum Contemporary art Center, Malmö.
Legend Coming True, Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Paris.
2003
The Role of a Lifetime, Art and Sacred Places, St. Peters Church, Brighton.
Kaimietis, Jan Mot, Bruxelles.
Either True or Fictitious, Frac des Pays de la Loire, Carquefou.
Energy Lithuania, LISTE 03, gb agency, Basel.
2002
gb agency, Paris.
Deimantas Narkevicius' Project, Kunstverein, Munich.
2001
Energy Lituania, Jan Mot, Bruxelles.
Pavillon Lituanien, 49ème Biennale de Venise, Venise.
One day film and video screenings, Moderna Museet, Stockholm.
2000
8 x 16 x 35, Contemporary Art Centre, Vilnius.
1994
Unforced Reality, Akademija Gallery, Vilnius.
Expositions collectives
2010
There’s Always a cup of sea to Sail In, the 29th Sao Paulo Biennial, Sao Paulo.
Luc Tuymans: A vision of Central-Europe, Groeningemuseum, Brugge.
Vidéothèque éphémère-Faux Amis, Jeu de Paume, Paris.
All That Is Solid Melts Into Air, Museu Colecção Berardo, Lisboa.
Over the Counter, Mucsarnok Kunsthalle, Budapest.
Das im Entschwinden Erfasste: videokunst im Museum Folkwang, Essen.
Postmonument, XIV International Sculpture Biennale of Carrara’, Carrara.
Trust, Media City Seoul 2010, Seoul Museum of Art, Seoul.
Building Memory, HMKV im Dortmunder, Dortmund.
The Science of Imagination, Ludwig Museum, Budapest.
Art Always Has Its Consequences, Museum of Contemporary Art, Zagreb.
The Promises of the Past, 1950–2010, Centre Pompidou, MNAM, Paris.
Into the Unknown, Ludlow 38, New York.
Che Cosa Sono Le Nuvole, Museion, Bolzano.
The past is a foreign country, Centre of Contemporary Art Znaki Czasu, Torun.
The Future under Communism, Star City, Nottingham Contemporary, Nottingham.
Documentalist, Collective Gallery, Edinburgh.
2009
Building Memory: four films about architecture, monuments, and community, Contemporary Art Center, Vilnius.
3xYES, Latest acquisitions to the collection, Museum of Modern Art Warsaw, Warsaw.
Urban Stories, The X Baltic Triennial of International Art, CAC, Vilnius.
What Keeps Mankind Alive? 11th Istanbul Biennial, Istanbul.
XVI. Rohkunstbau: ATLANTIS I, Hidden Histories - New Identities, Schloss Marquardt, Potsdam.
Les visages du mal, BWA Contemporary Art Gallery, Katowice (Ă venir).
Time As Matter, MACBA Collection, New Acquisitions, MACBA, Barcelone.
Monument To Transformation 1989 - 2009, City Gallery, Prague.
Pierre Bismuth, Mario Garcia Torres, Annette Kelm, Deimantas Narkevicius, Jan Mot, Bruxelles.
El Pasado En El Presente Y Lo Propio En Lo Ajeno, LABoral Centre for Art and Creative Industries, GijĂłn (Asturias), Espagne.
At Your Service, David Roberts Art Foundation, Londres.
Vidéos Europa, Le Fresnoy, Tourcoing.
DocPoint, Helsinki Documentary Film Festival, Helsinki.
Frontières invisibles, Lille3000, Tri postal, Lille.
2008
For the First and the Second Time, CAC, Vilnius.
RITORNELL. Neun Geschichten, Galerie im Taxispalais, Innsbruck.
Questioning History, Nederlands Fotomuseum, Rotterdam.
U-Turn, Quadrennial for Contemporary Art, Copenhagen.
Friction and Conflict, Kalmar Konstmuseum, Kalmar.
For Your Eyes Only on tour 2008/2009, Collections Frac Nord - Pas de Calais: Fundacio Sunol, Barcelone; Netwerk, Centrum voor hedendaagse kunst, Aalst; Shanghai Zendai Moma, Shanghai; Venice Video Art Fair, Venice; Le Fresnoy, Tourcoing; Lothringer 13, Städtische Kunsthalle München.
Lieux de vie - Mémoire et phantasme de l'enracinement, Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain, Meymac.
ArtFocus 2008, International Biennial of Contemporary Art, cur. Bernard Blistène & Ami Barak, Jerusalem.
Screening, Cinema Indeed - Narratives and Projections, Institute ItaĂş Cultural, SĂŁo Paulo.
The Greenroom, The Hessel Museum and The Center for Curatorial Studies at Bard College, Annandale-on-Hudson.
WANĂ…S 2008: Loss, The WANĂ…S Foundation, Knislinge.
Like an Attali Report, but Different, Kadist Art Foundation, Paris.
The Vincent Award 2008, Stedelijk Museum, Amsterdam.
You Are My Mirror 2 : les lendemains n'ont pas chanté, 49 NORD 6 EST - Frac Lorraine, Metz.
Modern Ruin, Gallery of Modern Art, Brisbane.
Fusion / Confusion, Museum Folkwang, Essen.
Art Sheffield 08: Yes, No & Other Options, Sheffield.
Screenings, Pro Arte Foundation, Helsinki.
Working Men, Galerie Analix Forever, Genève.
2007
Macba im Frankfurter Kunstverein, Frankfurt.
Du Machinique et du Vivant, La Réserve, Pacy sur Eure.
Cine y Casi Cine, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid.
So close, so far away, H+F collection, Platform voor Actuel Kunst, Waregem.
Contour 2007, Third biennial for video art, Mechelen.
Future in the Past, Slovenian Pavilion, The 52nd International Art Exhibition Venice Biennial, Venice.
Skulptur Projekte MĂĽnster 07, MĂĽnster.
Pensée Sauvage, Kunstverein Frankfurt.
Deimantas Narkevicius and JĂąlius Koller, Art Premiere, gb agency, Art 38, Basel.
Urban Connection II, Domaine de Chamarande, Chamarande.
The Art of Failure, Kunsthaus Baselland, Basel.
Der Prozess, Collective Memory and Social History, Prague Biennale 3, Prague.
53rd International Short Film Festival Oberhausen, Oberhausen.
Revolution, Centre d'Art Contemporain, La Passerelle, Brest.
Anachronism, Argos, Bruxelles.
So Close So Far Away, Crac Alsace, Altkirch.
2006
Plug In #1, Van Abbemuseum, Eindhoven.
The Last Chapter-Trace Route: Remapping Global Cities, The 6th Gwangju Biennale, Gwangju.
Histoire(s), Le Grand Café, Saint-Nazaire.
Happy Believers, 7th Werkleitz Biennal,Volkspark Halle.
Une vision du monde, La collection vidéo de Jean-Conrad et Isabelle Lemaître, Maison Rouge, Paris.
35th International Film Festival, Rotterdam.
Biennale Cuvée, O.K Centrum für Gegenwarstskunst, Center for Contemporary Art, Linz.
2005
Soft Target, BAK, Utrecht.
Delicious, Sint-Truiden
Petites Compositions entre amis, Séquence 2, gb agency, Paris.
Black Market Worlds, The 9th Baltic Triennial, CAC, Vilnius.
Prague Biennial, Czech National Museum, Prague.
The Invisible Insurrection of a Million, Sala Rekalde, Bilbao.
Do Not Interrupt Your Activities, Royal College of ArtGalleries, Londres.
Mémoires vives / Schwindel Gefühle, Plattform, Berlin.
Video Rental, e-flux space, New York.
2004
Busan Biennale, Busan, Corée.
Time and Again, Stedelijk Museum, Amsterdam.
Instant Europe, Villa Manin Centro d'Arte Contemporanea, Udine.
The Future is not what it used to be, Galerie für Zeitgenössische Kunst,Leipzig.
Brainstorming, topographie de la morale, Centre d'Art Contemporain, Vassivière.
Focus on D. Narkevicius, 33rd International Film Festival Rotterdam.
Films by Anna Klamroth & Deimantas Narkevicius, Dundee Contemporary Arts, Dundee.
Utopia Station Posters, DasTAT/Bockenheimer Depot, Frankfurt.
The Role of a Lifetime, Second Video Festival, Kunstverein Muenchen, Munich.
2003
Now What, Dreaming a better world in six parts, BAK, Basis Voor Actuele Kunst, Utrecht.
Utopia Station Posters, Haus der Kunst, Munich; Museum in Progress, Vienne.
Links, gb agency, Paris.
Utopia Station, 50ème Biennale de Venise, Venise.
Déplacements, ARC, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Paris.
Nouvelles acquisitions, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Paris.
Bareikis/Narkevicius, National Gallery Zacheta, Varsovie.
Opening show, Die Brücke, Kölnischer Kuntverein, Cologne.
Exposing Cinema, International Film Festival, Rotterdam.
2002
Die Aufgabe der Zeit, Kunstverein, Munster.
Museum in Progress, Galleria Continua, San Gimignano.
Nuits blanches, screening, Plus qu'une image, Paris.
Détours, screening, Frac Basse-Normandie, Caen.
Mare Balticum, National Museum of Denmark, Copenhague.
The 8th Baltic Triennial of International Art Centre of Attraction?, Old Printing House, Vilnius.
Platform of Encounters, Contemporary Art Center, Vilnius.
The Baltic Times, Gallerie im Taxipalais, InnsbrĂĽck.
Parc HumĂ , una exposicio de criatures globals, Institut de Cultura Palau de la Virreina, Barcelone.
What is cinema, 31st International Festival, Rotterdam.
2001
Ausgeträumt..., Secession, Vienne.
Wonder World, Kleines Helmhaus, ZĂĽrich.
Oh Europe, The Netherland Foto Instituut, Rotterdam.
Affinités Narratives, gb agency, Paris.
Egzotika, Contemporary Art Center, Vilnius.
2000
Innocent Life, Contemporary Art Centre, Vilnius.
Inverse Perspectives, EDSIK, Stockholm.
Re: songlines, Halle fur Kunst, Luneburg.
Central Station, Milch Gallery, Londres.
1999
After the Wall, Moderna Museet, Stockholm.
Lithuanian Art 1989-1999: The Ten Years, Contemporary Art Centre, Vilnius.
Signs of Life, Melbourne International Biennial, Melbourne.
Near and Elsewhere, The Photographers' Gallery, Londres.
1998
Utopia, Chateau de Beaumanoir, Le Leslay.
Manifesta 2, Biennale Européenne d'Art Contemporain, Luxembourg.
Cool Places, 7th Triennial of Contemporary Baltic Art, Contemporary Art Centre, Vilnius.
1997
Ground Control, Baconsfield, Londres.
Invasion, International Saaremaa Biennial, Kuressare, Saaremaa.
Footnotes, Municipal Museum, Reykjavik.
Focus: Vilnius, Galerie im Trudelhaus, Baden.
1996
For Survival, Experience, Feeling, Contemporary Art Centre, Vilnius.
Personal Time, Art of Estonia, Latvia and Lithuania 1945-1996, The Zacheta Gallery of Contemporary Art, Warsaw; Exhibition Hall, Saint-Petersbourg.
Subordination, Contemporary Art Centre, Vilnius.
1995
Compulsive Objects, Gallery Rubicon, Dublin.
1995: Art in Lithuania, Contemporary Art Centre, Vilnius.
Mundane Language, ville de Vilnius.
ARTEST, Kunsthalle Palazzo, Liestal.
1994
Non-recurring, Contemporary Art Center, Vilnius.
Bread and Salt, Contemporary Art Center, Vilnius; Edinburgh College of Art (1995); Cornehouse, Manchester (1996).
1993
The Delfina Studio Trust: Summer Exhibition, Londres.
Between Sculpture and Object in Lithuania, Contemporary Art Center, Vilnius.
Good Evils, Picture Gallery, Kaunas.
1992
Forma Anthropologica, Tallinn Art Hall, Tallinn.
Mare Balticum, Nordic Art Center, Helsinki.
The Delfina Studio Trust: Winter Exhibition, Londres.
1991
Europe Unknown, TPSP Exhibition Hall, Cracovie.
2009
Kaleidoscope Reconstructing Reality, by Cecilia Canzani, Sept - Oct, #3.
Art Press, L’ambivalence des images, by Vivian Rehberg, March, #354.
Metropolis M, Deimantas Narkevicius, Memory and Document in Times of Repression, by Dominic van den Boogerd, Feb-March.
Artforum, Deimantas Narkevicius, by André Rottmann, Feb.
Mousse Magazine, Vilnius as a Mirror or an artwork of art, by Valentinas Klimasauskas, April 09, #18
2008
Frieze, Deimantas Narkevicius, by Emily Verla Bovino, Dec.
Exit Express, D. Narkevicius, The Dud Effect, by Noemi Smolik, Dec, #40.
TAZ Berlin, 10 Dec.
Der Tagesspiegel, Nr. 20 100, 29 novembre.
Catalogue The Unanimous Life / La Vida Unanime, Museo Nacional Centro De Arte Reina Sofia, Madrid; Van Abbemuseum, Eindhoven.
Catalogue Genius Seculi, The Center of Contemporary Art, Thessaloniki.
Catalogue Can Art Do More?, Art Focus 2008, International Biennial of Contemporary Art, Jerusalem.
2007
Catalogue Pensée Sauvage, Frankfurter Kunstverein, Revolver, Archiv Für Aktuelle Kunst.
A Prior Magazine, Special issue, text by Jean-Pierre Rehm, Conversation Deimantas Narkevicius and Larissa Harris, #14.
Untitled, Conversation with Melissa Ground, automne, #43.
Art Press, Skulptur Projekte MĂĽnster 07, June, #335.
Catalogue Skulptur Projekte Münster 07, Buchhandlung Walther König, Köln.
Catalogue Future is the Past, Slovenian Pavillon, Venice Biennale.
Catalogue Anachronism, cur. Elena Filipovic, Argos, Bruxelles.
2006
Catalogue Deimantas Narkevicius, This is not what you see..., Bunkier Sztuki, Cracow.
Catalogue Deimantas Narkevicius, Once in the XX Century, Arnolfini, Bristol.
Catalogue When Sky Was Sea, Galerie der Stadt Schwaz, 1998-2005, Vienna.
Flair,Deimantas Narkevicius by Laura Incardona, April, #4.
Art Forum International, Deimantas Narkevicius, Akademie der KĂĽnste, by Jennifer Allen, mars.
Le Monde, Deimantas Narkevicius, gb agency by Bérénice Bailly, 11 March.
Vogue Paris, Vraie Fiction by Frédéric Bonnet, March, #865.
Le Monde, Le cercle restreint des collectionneurs d'art vidéo by Bérénice Bailly.
Art Forum International, Deimantas Narkevicius by Jennifer Allen, March.
Der Tagesspiegel, Deimantas Narkevicius, 23 January.
Zitty Berlin, Deimantas Narkevicius at Akademie der KĂĽnste, 11 January.
2005
Zitty Berlin, Verdammt Lang Her, by Claudia Wahjudi, 8 Dec.
Catalogue Experience Memory, Re-Enactment, published by Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy, Rotterdam and Revolver, Archiv fĂĽr Aktuelle Kunst.
Time Out London, Interruption by Sarah Kent, 20-27 April.
Catalogue Do Not Interrupt Your Activities, Royal College of Art Galleries, Londres.
Catalogue Time and Again, Stedelijk Museum, Amsterdam.
1+1+1, Some notes on the work of Deimantas Narkevicius, by Lisa Panting, Issue One, printemps.
Cac Interviu Magazine, Those were the days, my friend by Simon Rees.
2004
Catalogue Instant Europe, Villa Manin, Centro d'Arte Contemporanea, Udine.
2003
Catalogue Deimantas Narkevicius, The Role of a Lifetime, Art & Sacred Places, Brighton, texte par Jan Verwoert.
Catalogue Utopia Station Posters, Haus der Kunst, Munich; Museum in Progress, Vienna.
Flash Art, D. Narkevicius Interview par Hans-Ulrich Olbrist, Oct
Catalogue Utopia Station, 50th Venice Biennale, Venice.
Catalogue Déplacements, ARC, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Paris.
Frieze, Home Truths, How do you portray a historical crisis? by Jan Verwoert, Jan-Feb, #72,
Beaux-Arts Magazine, Dix vidéastes en vue, by Françoise-Aline Blain, Jan..
2002
Kunstverein MĂĽnchen Magazine, Deimantas Narkevicius' Project, by Maria Lind, Fall.
Features, online magazine, Interview Deimantas Narkevicius by Hans Ulrich Obrist, Dec.
Kunstbulletin, Ohne BemĂĽhen um politische Wirkung oder exotische Effekte, by Liutauras Psibiliskis, June.
Catalogue Parc HumĂ , una exposicio de criatures globals, Institut de Cultura Palau de la Virreina, Barcelona.
Le Monde, Des histoires dans l'histoire d'un vidéaste lituanien by Geneviève Breerette, 14-15 April.
Paris-art.com, online, Deimantas Narkevicius by Silvia Cazacu.
Aden-Le Monde, Deimantas Narkevicius: L'impasse oblige à réfléchir, by Emmanuelle Lequeux, 20-26 March.
Journal des Arts, Deimantas Narkevicius by Fabienne Fulcheri, April.
2001
Catalogue Ausgeträumt..., Secession, Vienna.
Kunstbulletin, D. Narkevicius im Lituanichen Pavillon, by Patricia Grzonka.
Le Journal du CNP, by François Piron, n°15.
Metropolis M, by Domeniek Ruyters, n°4.
Catalogue Lithuanian Pavillon, Venice Biennale, Venice.
NU : The Nordic Art Review, State of Art by Lolita Jablonskiene, n°2.
NU : The Nordic Art Review, Innocent Life by Liutauras Psibilskis, n°1.
Postmediamagazine, Legend Coming True by Emanuela De Cecco.
1999
Gallery Magazine, Great 24, The Photographers' Gallery, London, Near and Elsewhere by Kate Bush, June-August.
Catalogue After the Wall, Moderna Museet, Stockholm.
Catalogue Melbourne International Biennial, Signs of Life by Juliana Engberg.
1998
Siksi, The Nordic Art Review, Travels beyond time and space by Liutauras Psibilskis, XIII, n°3-4.
Catalogue Manifesta 2, European Biennale, Luxembourg, Deimantas Narkevicius by Raimundas Malasauskas & Jonas Valatkevicius.
2009
Artforum, "Deimantas Narkevicius", texte de Rahma Khazam, Décembre
Kaléidoscope, # 3, "Reconstructing reality, The subjective documentaries on Deimantas Narkevicius, par Cecilia Caziani, Septembre-Octobre
Arte e critica, #59, "Deimantas Narkevicius. Gatherer of stars and ruins", texte de Paolo Emilio Antognoli.
Metropolis M, #1, "Deimantas Narkevicius : Memory and Document in Times of Repression", texte de Dominic van den Boogerd, février - mars.
Artpress, #354, "L’ambivalence des images", texte de Vivian Rehberg, mars.
Artforum, "Deimantas Narkevicius", texte de André Rottman, Février
2008
Frieze, "Deimantas Narkevicius", review par Emily Verla Bovino, décembre.
2007
A Prior Magazine, #14, Special issue, texte de Jean-Pierre Rehm et conversation de Deimantas Narkevicius avec Larissa Harris.
Untitled, #43, "Conversation with Melissa Ground", automne.
2006
Art Forum International, "Deimantas Narkevicius, Akademie der KĂĽnste", texte de Jennifer Allen, mars.
Le Monde, "Deimantas Narkevicius, gb agency", texte de Bérénice Bailly, 11 mars.
2005
Cac Interviu Magazine, "Those were the days, my friend...", interview par Simon Rees.
2003
Flash Art, "Deimantas Narkevicius, Against Monumentality", interview par Hans-Ulrich Olbrist, octobre.
Frieze, #72, "Home Truths, How do you portray a historical crisis?", texte de Jan Verwoert, janvier / février.










Le terme â€AusgetraĂĽmt’ ne possède pas de traduction exacte en français mais il dĂ©signe un Ă©tat entre rĂŞve et rĂ©alitĂ© qui survient quand on est sur le point de se rĂ©veiller.
“Le thème de ce film est la naïveté. Je comprends la naïveté comme un état initial nécessaire à la créativité pour tout débutant à n’importe quelle activité artistique. Sans la naïveté, aucun jeune ne choisirait probablement de devenir artiste et de se condamner à un échec potentiel. Je voudrais ici revenir sur moi-même. Je devais être complètement naïf (c’est ce que mes parents me disaient) pour choisir de devenir un artiste plasticien à la fin des années 1980 quand (en Union Soviétique) tout était en train de s’effondrer. Il n’y avait aucun précédent de succès, aucun exemple à suivre dans un pays qui était toujours isolé. Maintenant, 20 ans plus tard, je peux dire que d’une certaine façon, j’ai réussi. Je travaille de façon internationale et je peux éventuellement accepter d’être appelé un artiste.
Pour ce film, je voudrais revenir sur cet état d’esprit de naïveté, que je trouve très beau et déjà perdu. Je voudrais documenter quelques garçons qui viennent juste de monter un groupe de musique à Vilnius. Je trouve ça vraiment naïf de monter un groupe aux ambitions internationales à Vilnius. A aucun moment, la musique pop ou rock ne s’est développée ici comme une forme d’expression en soi. A part quelques interpètes de musique classique, aucun musicien n’a fait de carrière internationale jusqu’à présent. Je projette de suivre ce groupe d’idéalistes, de leur poser quelques questions sur leurs visions du futur, de recueillir quelques-unes de leurs réflexions sur leur environnement politique, ou plus important, sur leur environnement culturel non-satisfaisant.”
Deimantas Narkevicius




“Into the Unknown” a été réalisé à la suite d’une commmission du British Film Institute pour commémorer l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. L’artiste s’est servi des archives du BFI - et particulièrement des films de propagande socialiste produits par la DEFA (Deutsche Film-Aktiengesellschaft) de l’ex-Allemagne de l’Est docu-mentant entre autres la vie quotidienne des habitants de Berlin-Est - qu’il a édité afin de proposer une vision universelle et existentielle d’individus vivant dans un régime social et politique très strict. A la campagne comme à la ville, on y voit des travailleurs (ouvriers, médecins, bibliothéquaires...) mais aussi des retraités, des enfants ou des couples d’amoureux comme autant d’archétypes visant à promouvoir l’équilibre et le bien-être du mode de vie socialiste. Si aucun symbole ouvertement politique n’apparait à l’écran, le montage effectué par l’artiste souligne néanmoins la manière dont chaque personne est filmée afin de devenir un protagoniste exemplaire ou idéalisé du régime. Cette mise en relief de représentations cinématographiques archétypales est par ailleurs accentuée par le décalage opéré par la bande-son, mélangeant musiques et voix-off en anglais provenant de documentaires de la même période sans lien apparent avec les images. Exprimant les relations compliquées des individus avec leur environnement, les dfférents textes provoquent ainsi une tension ou une certaine irritation avec les images qu’ils accompagnent. “Into the Unknown” souligne de la sorte l’effet du temps sur les individus comme sur les systèmes politiques qu’ils érigent et les représentations qu’ils en construisent.




Ce film prend comme point de dĂ©part les bases soviĂ©tiques abandonnĂ©es de lancement de missiles nuclĂ©aires. Il y a une base de ce type ici, en Lituanie. Elle a Ă©tĂ© fermĂ©e en 1977 mais sa structure souterraine est toujours impressionnante par son envergure. J’ai rencontrĂ© quelques personnes qui y ont servi et qui m’ont fourni de nombreuses informations sur la manière dont elle fonctionnait. Mon idĂ©e a Ă©tĂ© de faire un film dont le scĂ©nario serait le lancement d’un de ces missiles depuis ce site en Lituanie. Fort heureusement, ceci ne s’est jamais produit durant la guerre froide mais dans le contexte actuel d’une nouvelle crispation politique entre l’ouest et l’est (Russie comprise), l’horreur - que nous pensions disparue - d’une possible attaque nuclĂ©aire semble Ă nouveau Ă©merger du passĂ©. L’autre source d’inspiration de ce projet est le film de Peter Watkins, â€The War Game’. Je ne cherche pas Ă commenter ce film mais le fait qu’il ait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 1965 dĂ©montre une inquiĂ©tude personnelle et collective face au danger de la course aux armements nuclĂ©aires dans l’Angleterre des annĂ©es 1960. Malheureusement, une telle prĂ©occupation n’a jamais eu lieu dans les ex-pays de l’est. Je suis inquiet qu’il y ait aujourd’hui bien moins de volontĂ© de comprĂ©hension du potentiel meurtrier des armes de destruction massive qui sont toujours disponibles. Mon scĂ©nario pour cette oeuvre est de (re)crĂ©er le lancement d’un missile de type R-14 depuis ce site. Je n’utilise pas d’animation ou de technologies 3D pour reprĂ©senter un tel acte. Il s’agit davantage de filmer ce territoire naturel assez vaste (avec les ruines de la base) ainsi que la structure des catacombes dans l’intention de provoquer un sentiment psychologique de consternation face Ă la possibilitĂ© d’un tel acte et de ses consĂ©quences. Par ailleurs, j’utilise des images d’archives des annĂ©es 1970 filmĂ©es aux alentours, en Lituanie (la zone est en fait magnifique, c’est un des rares parcs nationaux du pays avec une riche faune). Il y a aussi quelques photos N/B uniques du complexe de lancement R-14 prĂŞt Ă l’attaque, prises pendant une sĂ©ance d’entraĂ®nement pratique dans un site quasiment identique. Pour recrĂ©er le “lancement”, j’utilise les moyens très modestes du collage cinĂ©matographique (comme une suggestion) incluant les photos N/B et la bande-son des ordres donnĂ©s en russe. J’ai en fait rencontrĂ© un officier russe qui s’en souvient encore par coeur. Deimantas Narkevicius, 2008






« On my way home, walking along Gediminas Avenue (formerly called Lenin Avenue), I dived into a mob, which, overcome with enthusiasm had been waiting for something to happen. This was an ubiquitous feeling, during August and September of 1991, right after the hapless Moscow coup attempt to regain its Lituanian colony. The atmosphere was brimming with anticipation for change - although it wasn't clear what type of change or what it would bring. The 'Velvet Revolutions' passed by quite peacefully (they were also endorsed by the Communist elite) and did not draw borders of ethnic or political separation, at least at the time, there was no clearly distinguished enemy (apparent collaborators disappeared in the far reaches of Russia or mingled in the same rejoicing mob), which could be identified as 'the defeated'. Initially, the enthusiastic mob began spontaneously disassembling Communist regime symbols (although Communism in its true sense had never been implemented), and its objects of public political propaganda - monuments. In the Soviet Republics these sculptures were primarily interpreted as domination marker of the occupying state. Public mobilization to peacefully break free from Russian occupation was a principal desire of the Lituanian people and was successfully implemented with firmness and patience in the few years to follow. Meanwhile, the disintegration and transformation of the Socialist bureaucratic state has been continuing ever since; though is yet to have been implemented in all areas of the state sector. Hence, in a matter of days, with the support of the joyful crowd, the monuments to Socialist Realism were dismantled: Communist ideologists, creators of the Soviet state and portraits of subsequent political figures. Monuments of the same period and style, depicting Lithuanian cultural figures escaped this fate. The demounted monuments were stored away and left - as if any concept of what to do with them had, for the moment, been exhausted. No historic period passes without trace and its aftermath does not disappear naturally, especially such a dramatic, extensive, radical, and overwhelming tide as the Soviet area. After nearly two decades, it remains difficult to reflect upon the period without guilt and it feels uncomfortable to analyze the cultural genesis of this period. Moreover, the change in contemporary aesthetics is so complete that the Soviet past is simply difficult to recognize, and the heritage is so sizeable, its impact is being felt on a longer term than it was possible to expect. The historical circumstances of the Cold War are well known and are often remembered with nostalgia not only in the former East. Despite this awareness, one might question whether the visual synecdoche of that time - Social Realism - has been properly evaluated; and if people are generally aware that one of its functions was to duplicate international modernism. Readings of this neoclassical style, that synthesized an everyday realism, provide more authentic information than a number of political evaluations of the period. The art of the Soviet era has preserved its astonishing and apparent expressive cynicism; as individual creativity was reduced to minimum in the face of canonical requirements. Consequently, these objects constitute a visual heritage of political terror, and monuments of the psychological pressure (and intentional and financial repression) exerted on individual creativity. We shouldn't, however, confuse things. Objects from that time are not a crime. They are rather witnesses to the crimes of history, a visual heritage of the epoch, which must be preserved and cherished: if we are to feel any sympathy for what was lost by people living in that era; and to separate individuals from their creatively constrained art works - even if the consequences of this aesthetic repression are still felt in the former East. Meanwhile, the 'competing' arts in the West made dynamic developments that seem accelerated - even now - because of relative political situations. The removal of monuments from central squares of East European cities visually softens or falsifies the development of the history of art and politics. A new generation of artists (and citizens) can hardly perceive, that for 45 years freedom of individual expression, and criticism of the domination ideology, was not tolerated. By their very nature Socialist Realist monuments are representative of their epoch. We might well ask; on what grounds, by what rights should they be preserved? As a visual design of the historical period or simply a fashionable style, Socialist Realism is an equally valuable art style within the canon of 20th century art movements, although its principles are radically divergent from Modernist art. It was an art-style in service to ideology that formally referred to a classicism that was equally far from democratic. This essential difference seems paradoxical and ensures its vitality by inspiring contemporary artists from the very beginning of collapse of Communism, closing the veil of nostalgia for the collapsed Utopia, even several decades prior to its 'official' end. As such, Socialist Realist works can be displayed in art museums next to works of other canonical movements as equally valuable historical indexes; representative of the gap which evolved at that time and split the formerly united Europe. Monuments, that until recently were symbolic markers of the most important public spaces, should not become carousels within theme parks built as undefined testaments: displayed as if for the appreciation of important achievements of the past- fetishizing something corrupt (1). No doubt, the biggest impact would be, given the means, returning the sculptures to their former locations, at least for some time. Not that the enthusiasm of the early 1990s was futile; the spontaneous and sincere campaigns of the mob changed the symbolic meaning of the monuments. The gigantic sculptures lost their political meaning and ideological significance. They were 'de-sacralized'. Monuments became sculptures again, just like any other - that can be transported, deposited, displayed elsewhere or returned to their former sites. My proposal for skulpur projekte münster 07 is to dismount the monumental sculptural portrait of Karl Marx in the town of Chemnitz, and transport it to Münster for the period of the exhibition, and then return it to the same place in Chemnitz. » Deimantas Narkevicius (1) There is one such Soviet sculpture park in Lithuania and another in Hungary; I refer to Grüto Parkas in Lithuania in my work The Role of a Lifetime (2003).







« Le futurologiste Stanislaw Lem prédisait que le développement technologique dominerait progressivement les rapports humains. L'intelligence artificielle (la machine) irait même jusqu'à tenter de remplacer les sentiments inhérents aux êtres humains. « Cela ne sera pas », déclara Lem dans l'une de ses dernières interviews. Il savait que la vraie intelligence artificielle ne pouvait être créée : des imitations de plus en plus bonnes apparaîtraient à la place. L'appareil électronique appelé ordinateur prétend déjà être doué d'intelligence. Il est même capable d'être un partenaire de conversation conscient pour les êtres humains : cela n'est ni de la déception ni de la substitution mais de l'imitation. Des projections psychiques matérialisées basées sur la mémoire des individus apparaissent dans Solaris, le drame spatial de Lem. L'astronaute Chris Kelvin reçoit les visites d'une femme absolument identique à son épouse décédée. Le réalisateur légendaire Andrej Tarkovskij a adapté assez librement le roman au cinéma en 1972. Dans son film, Tarkovskij a ajouté un élément familial : l'astronaute rend visite à son père dans la maison familiale avant de partir dans l'espace. De plus, une assez longue partie du film se situe sur Terre : le départ de l'astronaute pour l'espace et son retour sur Terre à la fin du film, quand il revient dans la maison de son père. Dans la façon dont le film est construit, ou plus précisément composé, les cadres des scènes de nature ont une signification assez symbolique et elles sont visuellement liées aux peintures de la Renaissance ou à celles des maîtres Romantiques. Il me semble que Tarkovskij fut moins critique que Lem sur l'impact grandissant des médias électroniques (et des médias en général) sur les rapports humains. Dans mon court film, Revisiting Solaris, l'acteur Donatas Banionis apparaît à nouveau dans son rôle de Chris Kelvin plus de quarante ans après que Solaris ait été réalisé par Andrej Tarkovskij. Revisiting Solaris est basé sur le dernier chapitre du livre de Lem, chapitre qui a été laissé de côté dans la version de Tarkovskij. Dans ce dernier chapitre, Kelvin réfléchit à sa brève visite sur le « sol » de la planète Solaris peu de temps avant son retour de la mission spatiale. Comme matériel pour visualiser le paysage de Solaris, j'ai utilisé une série de photographies prises par le peintre symboliste et compositeur lituanien Mykalojus Konstantinas Ciurlionis en 1905 à Anapa. Les œuvres de Ciurlionis sont empreintes d'une conception originale de l'espace, produisant l'impression d'un temps sans limites et en expansion infinie. Les images ont ainsi la qualité d'une vision cosmique et d'une profonde concentration intérieure. J'ai trouvé très intéressant qu'en 1971, Andrej Tarkovskij filme la même surface de la Mer Noire en Crimée pour représenter le paysage de cet océan mystérieux. » Deimantas Narkevicius






Le travail de Deimantas Narkevicius est une approche critique du film, de sa crédibilité à raconter et de ses enjeux dans une culture qui est d’abord visuelle. Il appréhende l’histoire du XXe siècle afin de mieux comprendre les implications psychologiques de notre contemporanéité. Par un travail de déconstruction, de ruptures et de juxtapositions, Deimantas Narkevicius invite le spectateur à combler les failles de sa propre histoire. Il articule des temps parallèles et des perspectives différentes à l’intérieur de sa structure, crée des allers-retours entre le passé et le présent, associe l’histoire à l’expérience personnelle et renvoie le potentiel d’une fiction à la véracité du documentaire. Le film Disappearance of a Tribe consiste en une succession de photographies, reconstituant l’histoire d’une famille. Les images montrent une vie ordinaire sous l’ère soviétique et cette expérience d’un temps qui semble totalement révolu aujourd’hui. Disappearance of a Tribe est la continuation d’une série d’œuvres interrogeant cette période du radical-socialisme prenant place dans l’Europe de l'est d’après-guerre. Ce travail n’est pas inspiré par le sentiment d’un passé utopique. La création d’un Etat suprême et multiculturel dans l’idée d’une communauté socialiste internationale qui couvrirait près de la moitié de la planète, est ironiquement identique à ce qui ressemble aujourd’hui aux défis que se fixent les pays de l’Est pour leur intégration à l’Union Européenne.





Matrioskos est une vidéo de style documentaire qui rejoue une histoire fictionnelle : trois actrices professionnelles, qui ont participé à la réalisation d'un projet télévisé commercial produit par VITIM en Belgique et intitulé « Matriojskas », rejouent le scénario de ce film. Cette histoire fictionnelle, inspirée d'une histoire vraie, est représentée comme un documentaire qui suivrait la vie de trois individus. Ce projet soulève la question du manque d'équilibre actuel entre la narration fictionnelle et la pratique documentaire dans les médias de masse contemporains.






Ce film a été réalisé à partir de matériel vidéo existant. L'artiste a acquis auprès des archives de la Télévision Nationale Lituanienne des matériaux qui documentent le démontage d'une sculpture de Lénine. Il a par ailleurs acheté des rushes documentant la même action filmée par un reporter indépendant, ce qui permet d'avoir deux perspectives différentes de ce même événement. Ces images de Lénine suspendu au-dessus de la foule à Vilnius ont été montrées des milliers de fois par CNN ces dix dernières années comme symbole de la désintégration de l'Union Soviétique et de l'échec du communisme. Dans Once in the XX Century, la manipulation opérée au montage nous fait croire que la foule est en train d'attendre et de célébrer l'érection de la sculpture de Lénine. « Ce n'est pas de nostalgie dont il est question dans cette œuvre. Dans de nombreux pays de l'Europe de l'Est (dont l'économie est actuellement soumise à un développement néo-libéral extrême), certaines idées sociales, certains rêves et même certaines utopies manquent à beaucoup de gens. Alors que la réalité même de l'Union Soviétique est en train d'être oubliée par la majorité des Européens de l'Est, les idées du socialisme apparaîssent à nouveau comme une possible alternative à ce néo-libéralisme extrême. Pour la plus jeune génération, le communisme est devenu quelque chose de très exotique. En effet, il n'est plus associé à un état de terreur contre l'individualité et à une idéologie de colonisation de nations entières. D'un autre côté, le passé récent des pays de l'Est est nié par les nouveaux hommes politiques. Certains d'entre eux (qui ont débuté leurs carrières politiques avant les changements des années 1990) sont en train de constituer une sorte de droite populiste. Souvent, leur rhétorique rappelle quelque chose du passé. Il y a donc quelque chose d'effrayant dans la possible répétition d'un passé pourtant pas si lointain. » Deimantas Narkevicius





Ce film combine trois éléments bien distincts : le premier est un entretien avec le réalisateur britannique Peter Watkins, enregistré en Lituanie où Watkins a longuement vécu lors de son auto-exil hors du Royaume-Uni. Le deuxième élément est une séquence de tableaux du paysage lituanien, dont certains montrent un parc à thème d'un genre spécial : le Gruto Park, sorte de cimetière pour les statues du « réalisme socialiste » de l'après guerre. La troisième partie est composée de scènes d'archives tournées à Brighton par un réalisateur amateur enthousiaste. Deimantas Narkevicius unit ces trois composantes disparates, reliant le son et l'image pour créer une surprenante confrontation entre les commentaires de Watkins et les images à l'écran. Peter Watkins et Deimantas Narkevicius partagent un profond scepticisme quant aux images qui prétendent être des reproductions authentiques de l'histoire. Indépendamment l'un de l'autre, ils ont tous deux produit des films avec des thématiques assez proches : la tentation de déconstruire la rhétorique visuelle conventionnelle du témoignage historique et la recherche d'un langage cinématographique qui ne soumette pas l'histoire aux forces d'assimilation idéologique ou à l'uniformisation des médias de masse.






Ce film s'inspire de l'architecture du bâtiment qui abrite le CAC, Centre d'Art Contemporain à Vilnius en Lituanie. Deimantas Narkevicius a travaillé dans cette institution pendant plus de neuf ans et il décrit la situation autour du CAC comme relevant de l'utopie. “L'architecture de ce bâtiment se rattache à la modernité fonctionelle soviétique des années 1960. Il a été construit pour être le pavillon du 50ème anniversaire de la Révolution d'Octobre et s'appellait alors « Le Palais des Expositions ». Jusqu'au début des années 1990, il est resté un lieu pour les expositions d'art officiel. Ironiquement, juste au début des années 1990, et ce, dû à des faits irrationnels, le bâtiment est devenu le Centre d'Art Contemporain avec son propre programme artistique indépendant. Le programme de cette institution est si ambitieux qu'il n'existe aucune autre institution en Lituanie qui pourrait y rentrer au moins un peu en compétition. Par ailleurs, le choix du programme d'art contemporain a entrainé une perte radicale du nombre de visiteurs du temps où l'institution était le Palais des Arts avec un programme artistique grand public. La résultante est que l'institution s'est isolée elle-même au sein de l'infrastructure locale car elle n'a jamais vraiment fait de compromis avec son programme, dans l'intention de faire « revenir les masses ». La construction moderniste est devenue une sorte de coquille pour les gens qui y travaillent. Il existe une vie de tous les jours dans l'institution, qui semble être en contradiction avec ce propos, mais en fait, ce sont les gens qui y travaillent qui rendent possible cette Utopie avec leurs activités, et ce, même s'ils n'y pensent pas vraiment.” Deimantas Narkevicius






« La narration, dans le film Kaimietis, est basée sur les monologues de deux individus qui ne se connaissent pas. Le personnage masculin est un jeune sculpteur sur le point de quitter son pays. Le texte du personnage féminin a lui été enregistré juste après qu'elle ait quitté son pays natal. Ils n'immigrent pas, ni l'un ni l'autre, pour des raisons économiques ou politiques, mais partagent la volonté de vivre une nouvelle expérience dans un autre pays, dans un contexte culturel différent. Ces deux jeunes gens abordent des sujets personnels importants, de façon non linéaire. La structure visuelle du film suggère et fait allusion aux histoires des deux narrateurs qui ne sont jamais montrés. Lorsque le sculpteur parle, on voit le visage d'une sculpture représentant un héros national qu'il a lui-même réalisé, alors que pendant le monologue de la jeune étudiante, défilent les photographies de ses premiers jours dans une ville étrange. Toutes leurs réflexions sur leur voyage, le fait de partir de chez soi et les expériences qu'ils ont eu à l'étranger sont comparées avec ce que leur inspire leur point de départ, leur ville qu'ils connaissent si bien et les moments de leurs départs devenus aujourd'hui des souvenirs. » Deimantas Narkevicius

Ce film a été construit comme l'étude documentaire d'une centrale électrique. Dans le même temps, il évoque la « Ville Electrique », construite autour du site de la centrale dans les années 1950-1960. Cette « nouvelle » cité artificielle avait été pensée pour incarner l'optimisme et l'éthique moderniste sur lesquels était basée la révolution technologique. Ce film porte également un regard sur une communauté de travailleurs industriels qui se délite progressivement.





Après quelques secondes de silence cinématographique, surgit la voix d'une fillette. Cette enfant invisible raconte - en lituanien - la légende fondatrice de la ville de Vilnius, telle qu'elle fut élaborée par des historiens romantiques du 19e siècle. L'écran s'illumine peu à peu : le soleil, brillant à travers une fenêtre, aide la fillette à trouver les derniers mots d'un livre ouvert. Ainsi débute Legend Coming True. Fondu. Le balbutiement de la voix enfantine laisse place à la voix d'une femme âgée parlant un russe courant mâtiné de Yiddish. La narration se déroule calmement, sur un rythme quasi-hypnotique. La voix est celle de Fania, une résidente juive de Vilnius ayant survécu à l'Holocauste. Bien qu'elle soit la protagoniste du film, elle demeure invisible. Son histoire couvre un territoire extrêmement vaste : Kaunas, Vilnius, Israël, Varena, le Tadjikistan, l'Italie, la Lettonie, Paris, l'Australie, Toronto, la Sibérie, Stutthof, Los Angeles, Paneriai : réseau extensif d'une communauté juive dispersée. Mais la topographie fondamentale du film est composée de quatre aspects de Vilnius : la rue de son enfance, la façade de l'école, la cour du ghetto et la forêt de Rudninkai. Dans ces quatres lieux associés à l'histoire juive, Deimantas Narkevicius a placé sa caméra pendant 24 heures ; celle-ci étant programmée pour ne filmer qu'une seule image par minute. De cette manière, les 24 heures de tournage deviennent 14 minutes de film, provoquant un résultat similaire aux films d'animation. Ces quatre jours et quatre nuits sont ainsi résumés dans une histoire d'un peu plus d'une heure dans laquelle notre protagoniste évoque l'ensemble du 20e siècle : des temps mythiques du début du film à un espoir méta-historique à sa fin. Cette structure temporelle multi-dimensionnelle semble être un outil nécessaire pour nous amener aussi près que possible de la vérité de l'événement. Dans ce film, Deimantas Narkevicius essaie de donner une voix à ceux qui ont perdu leurs privilèges afin de nous rappeler les notions de justice sociale et historique. La protagoniste de Legend Coming True se libère elle-même en même temps qu'elle libère les autres. L'auteur du film libère quant à lui les idées d'histoire, de vérité et de responsabilité civique.




« Ce film a été tourné avec du matériel authentique de réalisation russe datant des années 1960. Dans ce film, des personnes qui me sont très proches et moi-même racontons l'histoire de mes parents disparus. Ma partenaire et moi-même avons, dans le film, à peu près le même âge que celui qu'avaient mes parents dans les années 1960 au moment du boom des films réalistes soviétiques. La différence est qu'une telle histoire politique n'aurait pas pu être produite à cette époque-là . »
Deimantas Narkevicius





« Il s'agit d'un simple documentaire sur un voyage que j'ai fait un matin, depuis mon ancien appartement jusqu'au centre géographique de l'Europe. » Script « Un vendredi matin, j'ai eu le besoin urgent d'aller voir le centre de l'Europe. Bien que j'aie longtemps eu consience que la Lituanie était le centre de l'Europe, j'avais simplement accordé peu d'importance à ce fait, le considérant comme l'un des nombreux phénomènes d'idéologie ethnocentrique, typique d'un jeune pays. Ce matin-là , je me suis demandé quelle était ma relation à ce fait géographique. Je me suis rendu compte qu'il s'agissait également du centre de mes voyages, le point central dans le temps des moments que j'avais passés ailleurs. J'ai regardé la carte en essayant de me souvenir du temps que j'avais passé en Russie, dans des endroits à l'Est de ce centre. J'ai découvert, cependant, que j'avais passé le même temps à l'Ouest. Les distances que j'avais parcourues dans différentes directions étaient aussi réparties de manière égale autour de la ville que je connaissais le mieux. J'ai ainsi décidé d'aller voir le centre de mes voyages et du temps que j'avais passé ailleurs. En me rapprochant de cet endroit, j'ai eu le sentiment d'y être dejà venu, de l'avoir dejà vu. Peut-être était-ce en Lituanie, quelque part en Russie ou en Pologne. Cela aurait pu être n'importe où en Europe. » Deimantas Narkevicius

























