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Mac AdamsProgramme
Robert Breer
Elina Brotherus
Omer Fast
Ryan Gander
Mark Geffriaud
JĂşlius Koller
JirĂ Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
ProchainementAilleursJĂşlius KollerEn cours
Exposition collective avec la galerie Murray Guy, NY
Ryan GanderPia RönickeArchives2011FoiresMark Geffriaud2010
Deimantas Narkevicius
Mac Adams
Yann Sérandour
Dominique Petitgand
JirĂ KovandaRobert Breer, "Clouds"2009
Omer Fast "Nostalgia"
Both Before and After
The Boy Who Cried Wolf (Lefty Loosey, Righty Tighty)
Elina Brotherus, "Artists at Work"
Elina Brotherus, "Rétrospective"Deimantas Narkevicius2008
"LĂ oĂą les eaux se mĂŞlent"
Pratchaya Phinthong "What I learned I no longer know; the little I still know, I guessed"
"Nord, Nord-Ouest"
Roman Ondák "Fluid Border"
Ryan Gander « It’s a right Heath Robinson affair » (A stuttering exhibition in two parts)
Mark Geffriaud « Si l’on pouvait être un Peau-Rouge »
Berlin-Paris, un échange de galeriesYann Sérandour « Weiss »2007
Pia Rönicke & Zeynel Abidin Kizilyaprak «An Usual Story from a Nameless Country»
« Faces »
Jiri Kovanda «Two Cushions»
Omer Fast «De Grote Boodschap»« Cinematic Panorama »2006
Elina Brotherus
Pratchaya Phinthong «if I dig a very deep hole»
Julius Koller «Space is The Place»
Mac Adams «07-70»
« The Last piece By John Fare »
« Time Flies »Dominique Petitgand «Quelqu’un par terre (Someone one the ground)»2005
Pia Rönicke «Rosa's Letters - Telling a Story»
« Jiri Kovanda VS Reste du monde (Tentatives de Rapprochement) »
Roman Ondák «More Silent Than Ever»
« Outside The Living Room »
Deimantas Narkevicius «Instead of Today»
Omer Fast «Godville»« Petites Compositions entre amis - Séquence 3 »2004
« Petites Compositions entre amis - Séquence 2 »
« Petites Compositions entre amis - Séquence 1 »
Elina Brotherus «Model Studies»Pia Rönicke «Without a Name»2003
Loris Gréaud «Ending Introduction»
Robert Breer
Alban Hajdinaj «My Home is Your Home»« Links »2002
« Present Perfect »
Roman Ondák «Talker»Mac Adams «Beneath The Shadow»2001
Omer Fast
Deimantas Narkevicius
Dominique PetitgandRobert Breer
Elina Brotherus «Suites françaises 2»
« Hors-jeu »Art Basel Miami Beach
Artissima, 11
Fiac 11, Paris
Art Basel 42
Independent 2011, New York
ArchivesArtissima 17, Turin
Fiac 10, Paris
Sunday, Londres
Art 41 Basel
Independent
Art 40 Basel
Art Basel Miami Beach
FIAC 09, Paris
The Fair Gallery > Frieze Art Fair
Mac AdamsLevel One
Robert Breer
Elina Brotherus
Omer Fast
Ryan Gander
Mark Geffriaud
JĂşlius Koller
Jiri Kovanda
Deimantas Narkevicius
Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
InfosLiens
John Smith with John Berger, Black Audio Film Collective, Peter Watkins
St.op-St.art (1965-2011 – UIPT, superintendent Tamas St.Turba)
Mac AdamsProgram
Robert Breer
Elina Brotherus
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Ryan Gander
Mark Geffriaud
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Deimantas Narkevicius
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Dominique Petitgand
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UpcomingOffsiteJĂşlius KollerCurrent
Group show in collaboration with Murray Guy, NY
Ryan GanderPia RönickeArchives2011FairsMark Geffriaud2010
Deimantas Narkevicius
Mac Adams
Yann Sérandour
Dominique Petitgand
JirĂ Kovanda, "Wait, please, she will come"Robert Breer, "Clouds"2009
Omer Fast "Nostalgia"
Both before and after
The Boy Who Cried Wolf (Lefty Loosey, Righty Tighty)
Elina Brotherus "Artists at Work"
Elina Brotherus, "Retrospective"Deimantas Narkevicius2008
Where water comes together with other water
Pratchaya Phinthong "What I learned I no longer know; the little I still know, I guessed"
Nord, Nord-Ouest
Roman Ondák "Fluid Border"
Ryan Gander "It’s a right Heath Robinson affair" (A stuttering exhibition in two parts)
Mark Geffriaud "If one were only an Indian"
Berlin-Paris, a gallery exchangeYann Sérandour "Weiss"2007
Pia Rönicke & Zeynel Abidin Kizilyaprak "An Usual Story From a Nameless Country"
"Faces"
Jiri Kovanda "Two Cushions"
Omer Fast "De Grote Boodschap""Cinematic Panorama"2006
Elina Brotherus
Pratchaya Phinthong "if I dig a very deep hole"
Julius Koller "Space is The Place"
Mac Adams "07-70"
"The Last Piece by John Fare"
"Time Files"Dominique Petitgand2005
Pia Rönicke "Rosa's Letters- Telling a Story"
Jiri Kovanda "Jiri Kovanda vs Reste du Monde (Tentatives de rapprochement)"
Roman Ondák "More Silent Than Ever"
"Outside The Living Room"
Deimantas Narkevicius "Instead of Today"
Omer Fast "Godville""Petites compositions entre amis - Sequence 3"2004
"Petites compositions entre amis - Sequence 2"
"Petites compositions entre amis - Sequence 1"
Elina Brotherus "Model Studies"Pia Rönicke "Without a Name"2003
Loris Greaud "Ending Introduction"
Robert Breer
Alban Hajdinaj "My Home is Your Home""Links"2002
"Present Perfect"
Roman Ondák "Talker"Mac Adams "Beneath the Shadow"2001
Omer Fast
Deimantas Narkevicius
Dominique PetitgandRobert Breer
Elina Brotherus "Suites Françaises 2"
"Hors-Jeu"Art Basel Miami Beach
Artissima 11, Torino
Fiac 11, Paris
Art Basel 42
Independent, New York
ArchivesArtissima 10, Torino
Fiac 10, Paris
Sunday, London
Art 41 Basel
Independent
Art 40 Basel
Art Basel Miami Beach
Fiac, Paris
The Fair Gallery > Frieze Art Fair
Mac AdamsLevel One
Robert Breer
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Roman Ondák
Dominique Petitgand
Pratchaya Phinthong
Pia Rönicke
Yann Sérandour
InfosLinks
John Smith with John Berger, Black Audio Film Collective, Peter Watkins
St.op-St.art (1965-2011 – UIPT, superintendent Tamas St.Turba)
Depuis 1992, Dominique Petitgand compose et réalise des pièces sonores, parlées, musicales et silencieuses.
Des oeuvres où les voix, les bruits, les atmosphères musicales et les silences construisent, par le biais du montage, des micro-univers où l'ambiguïté subsiste en permanence entre un principe de réalité (l'enregistrement de la parole de gens qui parlent d'eux) et une projection dans une fiction onirique, hors contexte et atemporelle.
Il définit ses œuvres comme "des récits et paysages mentaux". Il inventorie de façon quasi obsessionnelle, et toujours emprunte de musicalité, des voix, des gestes, des humeurs, afin de prendre acte d'une parole, d'un état ou d'un manque. Il joue de l'articulation d'éléments faisant apparaître une succession d'images mentales. Un espace narratif où la répétition et le flottement des identités, des lieux et des structures temporelles évoquent le mouvement même de la construction (mais aussi de la défection) de la mémoire, de la pensée. À travers ses pièces sonores, il propose une histoire en creux, en devenir, qui n'appartient qu'à l'auditeur.
L'utilisation exclusive du son le place sur un territoire singulier et mouvant qui concerne différentes disciplines artistiques : il diffuse ses oeuvres au cours de séances d’écoute qui s’apparentent à des concerts dans l’obscurité, sur disques mais aussi lors d’expositions, sous la forme d'installation sonore dans laquelle le dispositif de diffusion des sons, adapté aussi bien à la particularité de l’espace investi qu’au récit lui-même, propose à chaque auditeur une expérience plurielle et ouverte.
Il a, depuis quelques années, introduit des principes de traduction dans ses œuvres qui, par le biais d’un montage entre son et texte (sous-titres vidéo), ou à travers l’introduction d’une voix de traduction, produisent de nouvelles mises à distance, commentaires et effets d’échos au sein de la narration.
Il montre régulièrement son travail en France et à l’étranger, lors de festivals ou dans des galeries, des centres d’art, des musées. Il a publié une dizaine de disques et plusieurs ouvrages et monographies autour de sa pratique de création sonore et d'écoute.
Expositions personnelles
2012
Un tout, dont je fais partie, L'Aubette 1928, Musées de la ville de Strasbourg.
2011
Domicile, dans le cadre de Récits & Paysages, Le Pavillon, Pantin.
gb agency, Paris.
Le ventriloque, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, La Galerie Michel Journiac, Paris.
Ce moment d’attente, dans le cadre de Free Son 2, Le Grand Café / Scène VIP, Saint-Nazaire.
2010
Je parle, manifestation Diagonales - Son, vibration et musique dans la collection du CNAP, Ecole Supérieure d'Art Clermont Métropole, Clermont-Ferrand.
Legami invisibili, e/static > blank, Turin.
Proche, très proche (Close, very close), Motive Gallery, Amsterdam.
2009
La main coupée, Programme Squatteur, Le Plateau, Paris.
Quelqu'un par terre, Nuit Blanche, Eglise St Roch, Paris.
La tête la première, FRAC Haute-Normandie, Rouen.
Quelqu'un est tombé, abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-L’Aumône.
Un soulagement, La Compagnie, Marseille.
La porte ne s'est pas ouverte (The door didn't open), Mudam / Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg.
2008
Un tout, dont je fais partie (A whole, that I am a part of), Art Premiere / gb agency, Art Basel, Bâle.
Ce moment d'attente, Instants Chavirés, Montreuil.
Je, Centre Culturel Colombier, Rennes.
2007
Les liens invisibles, Emba / galerie Manet, Gennevilliers.
Quelqu'un par terre, L'Arsenic, Lausanne.
Quelqu'un par terre (Someone on the ground), gb agency, Paris.
2006
Con voci e senza, e/static, Turin.
Audio in Elevator, Art in General, New York.
Mon possible, Le Confort Moderne, Poitiers.
La cécité (Blindness), Muhka, Auditotium, Anvers.
2005
Extension 17, Swiss Institute, New York.
Quelqu'un par terre, Transpalette / Emmetrop, Bourges.
Résidence ISCP, New York.
Voix blanches, Centre Culturel Français, Milan.
2004
Vollevox 8, Komplot, Théâtre Mercelis, Bruxelles.
La Gorge sèche, Site Capécure, Boulogne-sur-Mer.
2003
Galerie Circuit, Lausanne.
LISTE 03, gb agency, Bâle.
2002
Résidence Les Laboratoires d'Aubervilliers.
2001
gb agency, Paris.
Rez-de-Chaussée, BNA - BBOT, Bruxelles 2000, Bruxelles.
2000
Galerie En cours, Paris.
1997
Le bout de la langue, La Bâtie-Festival, Genève.
Fatigue, Galerie Stimultania, Strasbourg.
1996
Petites compositions familiales, Phonurgia Nova, Arles.
Expositions collectives (sélection)
2012
Homo Ludens - Act III, Motive Gallery, Amsterdam.
2011
Une terrible beauté est née, Biennale de Lyon.
Itinéraire Bis, MAC/VAL, Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine.
gb agency, Art Basel, Bâle.
Paysages avec objets absents, Fri Art / Centre d’art de Fribourg.
Fantômes et cauchemars, Espace culturel François Mitterrand, Beauvais.
Chambres sourdes, Château de Rentilly, Bussy-Saint-Martin.
2010
Parallax, Motive Gallery, Amsterdam.
Both Before and After, gb agency, Paris.
SUNDAY Art Fair, Motive Gallery, Londres.
Linguaggi e Sperimentazioni. Giovani artisti in una collezione contemporanea, Mart, Rovereto.
2009
23'17, Mains d'Oeuvres, Saint-Ouen, Paris.
Festival Entre cour et jardins, Parc de la Colombière, Dijon.
Stutter, Tate Modern, Londres.
The Space of Words, Mudam / Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg.
gb agency at Croy Nielsen, Paris / Berlin, Berlin.
2008
Tool Box, galerie Entre-deux - La base d'appui, Nantes.
Hospitalités, galerie Manet Gennevilliers / TRAM, réseau Art Contemporain Paris -Ile-de-France.
Pick Up, STUCK Kunstencentrum, Leuven.
Reversibility, The Fair Gallery, Frieze Art Fair, Londres.
Kunstpreis / Prix d'Art Robert Schuman - Best Of, Ecole des Beaux-Arts, Metz et Musée d'Histoire de la Ville de Luxembourg, Luxembourg.
2007
Fragments d’une collection, FNAC, Préfecture de Guyane, Cayenne.
Kunstpreis / Prix d’Art Robert Schuman - Best Of, Kunstakademie, Trier.
This is the time (and this is the record of the time), e/static > blank, Turin.
Etre présent au monde, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine.
Various Small Fires, Royal College of Art, Londres.
L'emprise du lieu, Domaine Pommery, Reims.
Some Time Waiting, Kadist Art Foundation, Paris.
City Sonic, BAM / Musée des Beaux-Arts, Transcultures, Mons.
2006
ON/OFF, FRAC Lorraine, Metz.
A Fold in the Fabric, LMAKprojects, New-York.
Atmosphères, ODDC, Lanescat.
Home Sweet Home, CCC, Tours.
Willa Warsaw, gb agency / Raster gallery, Varsovie.
Raconte moi / Tell me, Forum d'Art Contemporain Casino, Luxembourg.
Con - Sens, AR/GE Kunst, Galleria Museo, Bolzano.
Outside The Living Room, gb agency, Paris.
Unexpected ArtHome, The ArtHome, Bruxelles.
Anne daems invites, Micheline Szwajcer Gallery, Anvers.
Exposing Cinema, Blaak 10 Gallery, Film Festival of Rotterdam, Rotterdam.
Daily Noises, LeRoy Neiman Gallery, Columbia University, New York.
2005
Strip - images on line, Kunsteverein, Hannover & Project Space, Berlin.
Always Crashing in the Same Car, Galleri Suzanne Ottesen, Copenhagen.
Raconte moi / Tell me, Musée National des Beaux-Arts de Québec, Québec.
Perspectives, FIAC, gb agency, Paris.
Petites compositions entre amis, gb agency, Paris.
.Open Studios, ISCP, New York.
Tracer, Retracer / Tracking the traces, Ellen Art Gallery, Concordia University, Montréal.
2004
Pick-up, Public, Paris.
Vollevox 7, Komplot, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles.
Here and Now, AARA Foundation & About Café, Bangkok.
Sons, Ecole des Beaux-Arts de Limoges.
Un Air de famille, Centre photographique, Lectoure.
2003
Je me souviens, Musée du Judaïsme de Belgique, Bruxelles.
Happy New Ears, Kortrijk.
L'art d'ĂŞtre au monde, Revue "Enregistrement", Melle.
33 RPM, Musée d'Art Moderne, San Francisco.
Festival de l'écoute, Phonurgia Nova, Arles.
Mobiles Urbains, Abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-L'AumĂ´ne.
Passerelle, MK2 Bibliothèque, Paris.
2002
Mental Shifts, UKS Gallery, Oslo.
LISTE 02, The Young Art Fair, gb agency, Bâle.
Les Heures claires, MONUM, Villa Savoye, Poissy.
Paysages, Biennale d'Art Contemporain, Enghein-les-bains.
Subréel, Mac, Musée d'Art Contemporain, Marseille.
Récits, Abbaye Saint-André, Centre d'Art Contemporain, Meymac.
Archipel, Salle du Plain-Palais, Genève.
2001
Mutations / Sonic City project, TN Probe, Tokyo.
Traversées, ARC, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Paris.
Affinités Narratives, gb agency, Paris.
Hors-jeu, gb agency, Paris.
Domaines Publics, Mairie du XIX arrondissement, Paris.
2000
Métamorphoses, Bruxelles 2000, Tour des archives, Bruxelles.
Sodas, Le Garage, Nancy.
Expander 1.0, Revue Bloc-Notes, Espace Jousse-Seguin, Paris.
1999
Kunspreis / Prix d'Art Robert Schuman, Simeonstiff Museum, EuropaĂŻschen Akademie fĂĽr Bildenlde Kunst, Trier.
Les Chroniques Sonores, Centre d'Art Contemporain de Delme et Parc Naturel Régional de Lorraine, Lindre - Basse.
Ouverture: 04, Château du Bionnay, Lacenas.
1998
Déplacements - Chez l'un, l'autre, galerie Anton Weller, Paris.
Plaisir d'offrir, Non Facture, Centre Commercial Italie 2, Paris.
Bruits secrets, C.C.C., Tours.
1997
Actions Urbaines II, FRAC Lorraine, Metz.
2 pièces sonores dans le spectacle Le Phare de Yann Tiersen, co-production l'Aire Libre Rennes et l'Olympic Nantes.
1995
10 pièces constituent la bande sonore de la chorégraphie Petit essai sur le temps qui passe, d'Angelin Preljocaj,
co-production Festival International de la Danse de Cannes / Biennale Nationale du Val de Marne.
1994
Le saut dans le vide, Maison Centrale des Artistes, Moscou.
1992
Les Ateliers des Arques, Les Arques.
Diffusions sonores - performances (sélection)
2011
Ciné 104 et Théâtre Au fil de l'eau, Pantin.
2010
Médiathèque André Malraux, Strasbourg.
Courtisane Festival, Gand.
2009
Cinéma Utopia, Saint-Ouen-l'Aumône.
Festival Cinéma du réel, Centre G. Pompidou, Paris.
Sons de plateaux, GRIM, Montevideo, Marseille.
Institut Français, Berlin.
2008
Toy / You, Manifestation Internationale d’Art de Québec.
Instants Chavirés, Montreuil.
Toutes les voix comptent, FRAC Lorraine, Metz.
L’espace des mots, Mira Phalaina, Maison Populaire, Montreuil.
2007
Festival Trans’électroacoustique, GMEM, Marseille.
Festival Ritournelles, Permanences de la Littérature, Bordeaux.
Festival Cinéma pour l'oreille, L'Arsenic, Lausanne.
Cycle Multiphonies, INA-GRM, Maison de la Radio, Paris.
Festival Kino Eye#7: Evacuation, MuKHA_media, Anvers.
Festival Côté court, Théâtre Au fil de l'eau, Pantin.
2006
FRAC Haute-Normandie, Rouen.
Ondulations, Transat Vidéo, St Laurent-de-Tergatte.
La Force de l'Art, Grand Palais, Paris.
Presqu'intégrale, La Compagnie, Marseille.
Sommeil léger, Les Laboratoires d'Aubervilliers.
2005
Festival Musiques Volantes, Metz
Théâtre Royal, Namur.
La Compagnie, Marseille.
Issue Project Room, New York.
Radio WKCR, Colombia University, New York.
Goliath Visual Space Gallery, New York.
Le Lion d’or, Montréal.
2004
Festival Vision-air, Teatro Eikon, e/static, Turin.
TNT, Bordeaux.
Planétarium, Confort Moderne, Poitiers.
Festival Ici d'ailleurs..., Café de la Danse, Paris.
Presqu'intégrale, Festival Musique Action, CCAM, Vandoeuvre-les-Nancy.
2003
Emmetrop, Bourges.
Le Lieu Unique, Nantes.
Maison du Danemark, Paris.
La Guinguette Pirate, Paris.
Presqu'intégrale, Les Laboratoires, Aubervilliers.
2002
Festival Ce qui fait manifeste, Ménagerie de Verre, Paris.
Sans commune mesure, Centre National de la Photographie, Paris.
Festival Roma-Europa, c/o Batofar, Rome.
Nuit du son, Bruxelles.
Avant Travaux, Les Laboratoires, Aubervilliers.
2001
Scratch projection, Centre de Wallonie-Bruxelles, Paris.
Sonic Square, Kaaitheaterstudios, Bruxelles.
TXT (extension texte), Public, Paris.
Festival FLEX, La Ménagerie de Verre, Paris.
Mains d'Oeuvre, Saint-Ouen.
Le 102, Grenoble.
Les Instants Chavirés, Montreuil.
Hors- jeu, Batofar, gb agency, Paris.
Festival Les jeux, Batofar, Paris.
2000
Enregistrement, En cours, Paris.
Festival Les Nuits Botaniques - L'île électrique, Jardin Botanique, Bruxelles.
Festival Les Index, Rouen.
Point Ligne Plan, DAP, GREC, La FEMIS, Paris.
Le Printemps des Poètes, Université François Rabelais, Tours.
Festival Electkironique, Espace Kiron, Paris.
Accès Local, Paris.
Festival Nemo, Thécif, Forum des Images, Paris.
1999
Le tour du monde de Fives, carte blanche Ă Yann Tiersen, Lille.
Printemps de Cahors, soirées Nomades, Cahors.
Festival Jamais 2 sans 3, carte blanche Ă Dominique A, L'Olympic, Nantes.
1998
Festival Nouvelles scènes, L'Usine, Dijon.
Festival Densités, Verdun.
Festival Mettre en scène, Théâtre national de Bretagne, L'Aire Libre,Rennes.
Festival Musique et quotidien sonore, GMEA, Albi.
Le Confort Moderne, Poitiers.
Villa Arson, Nice.
Colloque son, FRAC Basse-Normandie, Caen.
1997
Suoni visivi e immagini sonore, Link Project, Bologne.
Vivement Dimanche, Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles.
Cocktail Festival, VolksbĂĽhne, Staalplaat, Berlin.
L'usine, Cinéma Spoutnik, Genève.
Koeksteen, Clan-Destin, All in the family, Beursschouwburg, Bruxelles.
1996
Festival Sonderangebot, Freunde Guter Musik, Staalplaat, Berlin.
Festival Les Musiques 96, GMEM, Marseille.
Festival Sons d'hiver, La Muse en Circuit, Paris.
Festival FUFU, Nancy.
1994
Dark/noir, Forum des Images, Paris.
Festival Musiques Action, CCAM, Vandoeuvre-les-Nancy.
Prix et bourses
Prix de l’artiste francophone, 11ième Biennale de Lyon, 2011.
Bourse Aide au projet de la Ville de Paris, 2010.
Résidence Les Ateliers New-Yorkais, ISCP, AFAA, New-York, 2005.
Bourse FIACRE, DRAC Ile-de-France, 2002.
Prix d’Art Européen - Kunstpreis Robert Schuman, Trier, 1999.
Bourse FIACRE, DRAC Lorraine, 1998.
Prix International de Création Radiophonique Hörspiele, La Muse en Circuit, France Culture, NDR Hambourgg, Paris, 1995.
Prix International de Création Radiophonique Phonurgia Nova, Radio Nova, Arles, 1994.
Dominique Petitgand est aussi représenté par Motive Gallery (Amsterdam), cliquez ici
et e/static (Turin), cliquez ici.
Livres et catalogues monographiques
2009
Installations (documents)
français / anglais, textes de D.Petitgand, entretiens D.Petitgand avec Vanessa Desclaux, Elodie Royer & Yoan Gourmel, Guillaume Constantin, Marinella Paderni, co-éditions abbaye de Maubuisson / Frac Lorraine / Frac Haute-Normandie / Confort Moderne / gb agency, éditions MF, Paris.
2007
Les pièces manquantes (The missing pieces)
français / anglais, textes de D.Petitgand, édition EMBA / Galerie Manet, Gennevilliers.
2004
La gorge sèche (documents)
transcriptions de D.Petitgand, texte de Guillaume Désanges, édition Capécure / à table !, Boulogne-sur-mer.
2003
Notes, voix, entretiens (Notes, voices, interviews)
français / anglais, transcriptions de D.Petitgand, entretiens D.Petitgand avec Guillaume Désanges, textes de Guillaume Désanges, François Piron, Dominique A, Claude Lévêque, Loïc Touzé, Grand Magasin, co-édition Les Laboratoires d'Aubervilliers / Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris.
2001
Textes / sons (Texts / sounds)
français / anglais, transcriptions de D.Petitgand, entretien D.Petitgand avec Yvane Chapuis, texte de François Piron, accompagné d'un CD audio, édition gb agency, Paris.
Publications spéciales
2010
Website Catalogue - Contemporary Art Magazine / Revue d'art contemporain, français / anglais, Etat des lieux / Staring Into Space, texte de D.Petitgand, Paris - Londres (cliquer ici).
2009
Website Farimani, anglais, textes de D. Petitgand, New-York (cliquez ici)
2008
Le Quai # 15, Mes écoutes (extraits), textes de D.Petitgand, Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse.
2007
Revue & Corrigée # 69, 70, 71, 72, Mes écoutes (extraits), textes de D.Petitgand, Grenoble.
Journal des Laboratoires (special issue), anglais, My listenings (extracts), textes de D.Petitgand, Aubervilliers.
2006
Le journal des Laboratoires # 6, Mes écoutes (extraits), textes de D.Petitgand, Aubervilliers.
Corriere dell' Alto Adige, Friday July 7, français / allemand / italien, transcriptions de D.Petitgand, Bolzano.
Neue Südtiroler Tageszeitung, Wednesday May 31, français / allemand / italien, transcriptions de D.Petitgand, Bolzano.
2004
The Nation, Sunday July 25, français / anglais / thaï, transcriptions de D.Petitgand, Bangkok.
Livres et catalogues
2011
Une terrible beauté est née, catalogue, français / anglais, Biennale de Lyon.
Itinéraire Bis, catalogue, français, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine.
Chambres sourdes, catalogue, textes d’Audrey Illouz, D.Petitgand, Parc Naturel de Rentilly / CNEAI, Paris.
Contre Télérama, livre d’Eric Chauvier, Editions Allia, Paris.
2010
The Space Of Words, catalogue, français / anglais, Fragments de voix, entretien D.Petitgand avec Christophe Gallois, MUDAM, Luxembourg.
The Lonely Crowd, catalogue de Gregor Schneider, Etat des lieux, texte de D.Petitgand, Musée de la Danse, Rennes.
ImagoDrome - Des images mentales dans l’art contemporain, Figures de projection, texte de Patricia Brignone, Bourges.
Sons de Plateaux # 4, acte (s), Un essai de son(s), texte de Christophe Marchand-Kiss, Montevidéo – GRIM, Marseille.
2009 Â
Qu’est-ce que lâ€art aujourd’hui ?, Quelqu'un est tombĂ©, texte d’Emma Lavigne, Beaux-Arts Ă©ditions, Paris.
La Planète des Signes, journal de l’exposition, textes de Guillaume Désanges et de D.Petitgand, Le Plateau, Paris.
Images contemporaines. Arts, formes, dispositifs, Ecouter l’espace. Du film à l’installation, texte de Térésa Faucon, Aléas Cinéma, Lyon.
C’est pas beau de critiquer ?, français / anglais, À propos de Dominique Petitgand, Il y a, ensuite, texte de Guillaume Désanges, Mac / Val, Vitry-sur-Seine.
Cinéma du réel, Cinéma mental, texte de Patricia Brignone repris de "Point Ligne Plan", Paris.
2008
Neutre Intense, français / anglais, Silence was pleased, entretien D.Petitgand avec Christophe Gallois, Maison Populaire, Montreuil.
Tool Box, catalogue, entretien D.Petitgand avec J.Rivet, M.-L.Viale, C.Ruby, galerie Entre-deux, Nantes.
Qu’est-ce que la sculpture aujourd’hui ?, Le son travaillé au ciseau, texte de Guillaume Désanges, Beaux-Arts éditions, Paris.
French Connection, français / anglais, texte de Christophe Gallois, Blackjack éditions, Paris.
2007
Kunstpreis Prix d’Art Robert Schuman - Best Of, catalogue, français / allemand, entretien D.Petitgand avec Olivier de Montpezat, Metz-Sarrebrück-Luxembourg-Trier.
Musiques expérimentales. Une anthologie transversale d'enregistrements emblématiques, livre de Philippe Robert, Le mot et le reste / GRIM, Marseille.
L'emprise du lieu, catalogue, texte de D.Petitgand, Hors-Série Beaux-Arts Magazine, Domaine Pommery, Reims.
Various Small Fires, catalogue, anglais, My listenings, textes de D.Petitgand, Building pictures with words, texte de Ellen Mara De Wachter, A different sound in each ears, texte de Christophe Gallois, MA Curating Contemporary Art, Royal College of Art, Londres.
A Fold in the Fabric, catalogue, anglais, textes de D.Petitgand, Sara Reisman, LMAKprojects, New-York.
Etre présent au monde, catalogues (édition française et édition anglaise), textes d'Alexia Fabre, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine.
s
2006
ON/OFF, catalogue, français / allemand, texte de Guillaume Désanges, FRAC Lorraine, Metz.
Ondulations, catalogue, texte de D.Petitgand, Caen.
Con-Sens, catalogue, anglais / italien / allemand, transcriptions de D.Petitgand, entretien D.Petitgand avec Sabine Gamper, texte de Catherine Grout, AR/GE Kunst Galleria Museo, Bolzano.
Traces, catalogue de l'exposition "Tracer, Retracer / Tracking the Traces", français / anglais, texte de Nicole Gingras, Ellen Art Gallery, Concordia University, Montréal.
35th International Film Festival Rotterdam, catalogue, anglais, "Exposing Cinema", texte d'Edwin Carels, english, Rotterdam.
2005
Abécédaire Dominique Petitgand, Numéro spécial Le petit monde # 80, entretien D.Petitgand avec Rodolphe Cobetto-Caravanes, Paris.
Vollevox / La Voix dans l'Art Contemporain, catalogue + Double CD Audio, transcription de D.Petitgand, texte de Véronique Depiesse, Sonia Dermience, Estelle Lecaille, Komplot, Bruxelles.
Raconte moi / Tell me, catalogue , français / anglais, textes de Marie Fraser, Musée National des Beaux-Arts de Québec et Casino Luxembourg.
2003
Le livre et l’art, textes de D.Petitgand, Claude Lévêque, Lieu Unique, Nantes.
L'ABCdaire de l'art contemporain, livre, texte de Damien Sausset, Flammarion, Paris.
2002
Subréel, catalogue, texte de François Piron, MAC/Galerie Contemporaine des Musées de Marseille.
Point Ligne Plan, Cinéma et Art Contemporain, livre, texte de Patricia Brignone, Léo Scheer, Paris.
Les Heures Claires, Villa Savoye, catalogue, texte de Frank Lamy, Monum, Paris.
2001
Mutations / Sonic City Project, anglais / japonais, catalogue + CD Audio, texte de D.Petitgand, Tokyo.
Traversées, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, catalogue, textes de D.Petitgand, Paris.
1999
Domaines Publics, catalogue, textes de D.Petitgand, Guillaume Désanges, Paris.
1998
Bruits secrets, catalogue, texte d'Olivier Reneau, C.C.C, Tours.
Articles de presse (sélection)
2011
Biennaledelyon.com / Le blog, Ouvrir l’oreille, texte de Damien Blanchard, Lyon.
Canal / L’agenda, nov, Dominique Petitgand, le son de l’art, entretien avec Hana Levy, Pantin.
Revue-et-corrigée.net, oct, Mon possible, chronique de Hervé Birolini, Grenoble.
Zigzag-francophonie.eu, L’artiste francophone à la Biennale de Lyon, entretien avec Arnaud Galy.
Mouvement n°61, septembre, L’art des silences, texte de Xavier Hug, Paris.
Magic, juillet, Mon possible, texte de Lyonel Sasso, Paris.
The Artist Magazine, Focus - Art sonore d’aujourd’hui, chinois, texte de Yuan-Chih Keith Cheng, Taïwan.
Flash Art, Dominique Petitgand, italien / anglais, texte de Rahma Khazam, Milan.
Transversales-blogspot.com, Nobody / Noi(s)es, texte de Valery Poulet, Paris.
Haut Parleur, entretien D.Petitgand avec David Daunis, Saint-Nazaire.
2010
MCD - Musiques et Cultures Digitales, Le son et les arts plastiques, entre évanescence et immatérialité, texte de Rahma Khazam, Paris.
Exib Art (exibart.com), Legami invibili, italien, texte de Claudio Cravero, Firenze.
Revue Volume # 1, Quelqu’un par terre (Someone on the ground), français / anglais, textes de Anne-Lou Vicente, D.Petitgand, Paris.
Život umjetnosti / Magazine for Contemporaty Visual Arts, Script for a stuttering exhibition, croate / anglais, textes de Vanessa Desclaux, D.sPetitgand, Zagreb.
Metropolis M, â€Storende’ geluiden, nĂ©erlandais, texte de Thomas van Lier, Amsterdam.
NRC, Cassettebandjes vol oude stemmen, néerlandais, texte de Sandra Smallenburg, Amsterdam.
2009 Â
edit-revue.com, Le signe invisible - Exposition La planète des signes, texte de Jack Tone, Paris.
Laura # 8, J’y parachève mes girations, texte de Jérôme Diacre, Tours.
Mouvement # 53,oct. Exposer le son, entretien croisé D.Blais / P.Broccolichi / J.Poret / D.Petitgand, texte d’Isabelle Le Normand et Annabel Roux, Paris.
Artforum, été, D. Petitgand, abbaye de Maubuisson, anglais, texte de Lillian Davies, New York
Arte e Critica #51,mai, italien / anglais, The consistence of sound, texte de Marinella Paderni, Rome.
Flash Art International, mai, anglais, D.Petitgand, texte de Rahma Khazam, Milan.
mouvement.net, avril, Chutes libres, texte d’Anne-Lou Vicente, Paris.
Le Journal des Arts, n°301, avril, Je suis un dramaturge, entretien D.Petitgand avec Frédéric Bonnet, Paris.
lacritique.org, avril, Les mises en scènes de l’écoute par D.Petitgand, texte de Michelle Debat, Paris.
Beaux-Arts Magazine, mars, Petitgand enchante Maubuisson, mars, texte d’Emmanuel Lequeux, Paris.
2008
L’art Même #39, Arts sonores dans l’espace urbain, texte Philippe Franck, Bruxelles.
Le Temps, 7 juin, Art Basel, Eloge de l’invisible, texte de Laurent Wolf, Genève.
Le Temps, 4 juin, À Bâle, le grand cirque de l’art peut commencer, texte de Laurent Wolf, Genève.
2007
paris-art.com, oct, Les liens invisibles, texte de Magali Lesauvage, Paris.
Editions Mac/Val, oct, Il y a, ensuite, texte de Guillaume Désanges, Vitry-sur-Seine.
Revue & Corrigée # 73, sept, entretien D.Petitgand avec Jérôme Noetinger, Grenoble.
NY Arts, juillet, anglais, New Perspectives On Sound Art, texte de Vittoria Broggini, New York.
Lapiz 229, janvier, espagnol, Quelqu'un par terre, texte de Manuel Cirauqui, Madrid.
Mouvement, janvier/mars, L'écoute comme alternative du corps regardeur, texte de Jérome Poret, Paris.
2006
Mousse Magazine, déc, italien, Architetture Invisibili, texte de Paola Nicolin, Milan.
Le Monde, 23 déc., Quelqu'un par terre, texte de B.Ba, Paris.
artforum.com, déc, anglais, Quelqu'un par terre, Critics Picks texte de Kim West, New-York.
paris-art.com, déc, Quelqu'un par terre, texte d'Aurore Bonneau, Paris.
artforum.com, déc, anglais, A Fold in the Fabric, Critics Picks, texte de Lauren O'Neill-Butler, New-York.
Revue Konciliabule # 01, sept, Dominique Petitgand, textes de Romain Siegenfuhr, Caroline Cros, Paris.
Tema Celeste, sept-oct, italien / anglais, Intervista, entretien D.Petitgand avec Marinella Paderni, Milan.
Art Press, sept, français / anglais, Hors-série La scène française, La formation de compromis, texte de Damien Sausset, Paris.
Exit, mai, espagnol, Mon possible, texte de Guillaume Désanges, Madrid.
Les Inrockuptibles, 2 mai, Le bout de la langue, texte de Jérôme Provençal, Paris.
La Compagnie, juin, Le visage sonore, texte de Paul-Emmanuel Odin, Marseille.
Ventilo, 26 avril, Strip Tease, texte de Lionel Vicari, Marseille.
Sextant, avril, Cut and paste : les liens invisibles, entretien D.Petitgand avec Corinne Leborgne, Paris.
Mouvement, avril-juin, Le bout de la langue, texte de Léa Lescure , Paris.
Magic, mars, Le bout de la langue, texte de Marc Gourdon, Paris.
Ruis, fév, néerlandais, Dominique Petitgand in het Muhka, texte de Sarah Kesenne, Gent.
Le Figaro, 19 janv, Le bout de la langue, texte de Bertrand Dicale, Paris.
2005
Exib Art (exibart.com), Dominique Petitgand / Pierluigi Calignano, italien, texte de Marco Enrico Giacomelli, Firenze.
La Compagnie, sept, Matière de l'attention, texte de Paul-Emmanuel Odin, Marseille.
2004
Paletten, n°255, suédois / anglais, Samtal mellan Dominique Petitgand och Yvane Chapuis, entretien, Göteborg.
2003
paris-art.com, sept, entretien D.Petitgand avec Marcelline Delbecq, Paris.
Les Inrockuptibles, 19-25 fév, Mobiles Urbains, texte de Claire Moulène, Paris.
Revue & corrigée, mars, texte de Michel Chion, Grenoble.
Le Temps, 15 fév, Décoder le son enregistré, texte de Nicolas Julliard, Genève.
Aden / Le Monde, 22-28 janv, Petitgand: J'aime être là par effraction, texte de Nicolas Thély, Paris.
Revue & corrigée, janv, texte de Michel Chion, Grenoble.
2002
Art Press, Hors-série "Médium Danse", Grand Magasin / D.Petitgand, entretien, Paris.
La Lettre du Cinéma, N°20, Subréel Cinéma, texte de Christian Merlhiot, Paris.
Magic, Hors série Yann Tiersen, oct, entretien D.Petitgand avec Franck Vergeade, Paris.
Magic, oct, Le Point de côté, texte de Renaud Paulik, Paris.
Les Inrockuptibles, juil, Le point de côté, texte de Jérôme Provençal, Paris.
Le Figaro, 19 août, D.Petitgand : Voix et silences, texte de Bertrand Dicale, Paris.
Aden / Le Monde, 16-22 janv, D.Petitgand, Paris.
Aden / Le Monde, 9-15 janv, D.Petitgand, Paris.
Art Press, N° 275, janv, Traversées, texte de Charles Arthur Boyer, Paris.
2001
paris-art.com, déc, texte de Silvia Cazacu, Paris.
Art Présence n° 39, juil, D.Petitgand, Un bruit léger - un bruit abstrait - celui de la présence supprimée, texte de Jérôme Diacre, Tours.
Up-Street, N°34, Hiver, Import-Export, Paris.
Aden / Le Monde, déc, D.Petitgand, texte d'Emmanuelle Lequeux, Paris.
2000
Mouvement, Le sens de la mesure, texte de François Piron, Paris.
Magazine Zéro Deux, D.Petitgand et Andréa Blum: D'un bout à l'autre de l'échange politique, texte Jde érôme Diacre, Tours.
Le Temps, D.Petitgand tient la chronique sonore de l'imaginaire, texte de Nicolas Julliard, Genève.
La Marseillaise, Intime mesure, texte de Boris Sagit, Marseille.
Octopus, Dans la peau de D.Petitgand, Voyage en tête étrangère, texte de Steven Hearn, Paris.
Le Monde de la Musique, Le sens de la mesure - choc de la musique, texte de Bertrand Dicale, Paris.
Le Canard, Interview, entretien D.Petitgand avec Franck Collot, Nancy.
1999
Bloc Notes, Images accoustiques, entretien D.Petitgand avec François Piron, Paris.
1998
Revue & Corrigée, La Journée, texte de Lionel Marchetti, Grenoble.
1997
Episodic, D.Petitgand, texte de Jacques Philippon, Paris.
Revue & Corrigée, 10 petites compositions familiales, texte de Jean-Christophe Camps, Grenoble.
Limelight, Rendez-vous, Petitgand, texte de Victor Vialle, Strasbourg.
Link Project, italien, Extraschermo, entretien D.Petitgand avec J. Noetinger, A.J. Rollet et M. Holterbach, Bologne.
Subraum, allemand, entretien D.Petitgand avec Enrique Benndorf, Berlin.
1996
Revue & Corrigée, Stockhausen, Zanési, Petitgand, texte de Michel Chion, Grenoble.
Radio (sélection)
2011
L'atelier du son, France Culture, Paris.
At the edge of the platform, SilenceRadio.org, Bruxelles.
La vignette, France Culture, Paris.
Songs of Praise, Aligre FM, Paris.
Tapage nocturne, France Musique, Paris.
Electromania, France Musique, Paris.
Les passagers de la nuit, France Culture, Paris.
2010
Les nouveaux chemins de la connaissance, France Culture, Paris.
2009 Â
Playlist, Eternal Tour FM, Val-de-Travers, Suisse.
Un artiste à l’écoute, arteradio.com, réalisation Sara Monimart, Paris.
Pop’ son, poptronics.fr, réalisation Jean-Philippe Renoult, Paris.
Le Bivouac, Radio Grenouille, Marseille.
2008
Atelier de Création Radiophonique / Face B, France Culture, Paris
Le sixième sens, Vivre FM, Paris.
2007
Musique Aujourd’hui, Espace 2, Lausanne.
Electrain de nuit, France Vivace, Paris
2006
FrĂĽhstĂĽcksradio, RAI Sender Bozen / Bolzano.
Ultracontemporain, France Culture, Paris.
Atelier de création Radiophonique, France Culture, Paris.
2005
Culture plus / Multipistes, France Culture, Paris.
Songs of Praise, Aligre FM, Paris.
Radio Grenouille, Marseille.
Live constructions, WKCR, Columbia University, New York.
2004
Surpris par la Nuit, France Culture, Paris.
2003
Espace 2, Lausanne.
Hétérophonies, France Culture, Paris.
2002
Réseau radios locales belges, Bruxelles.
Multipistes, France Culture, Paris.
2000
Voie Carrossable, France Culture, Paris.
1997
Espace 3, Genève.
1995
NDR, Hambourg
Ars Sonora, Madrid
Le Rythme et la Raison, France Culture, Paris.
1994
Les mangeurs de sons, Radio Nova, Paris.
Nuits Magnétiques, France Culture, Paris.
(sélection)
2011
Mouvement n°61, "L’art des silences", texte de Xavier Hug, septembre.
Flash Art, "Dominique Petitgand", texte de Rahma Khazam, Milan.
Haut Parleur, entretien D.Petitgand avec David Daunis, Saint-Nazaire.
2010
Revue Volume # 1,"Quelqu’un par terre (Someone on the ground)", français / anglais, textes de Anne-Lou Vicente, D.Petitgand, Paris.
Život umjetnosti / Magazine for Contemporaty Visual Arts, Script for a stuttering exhibition, croate / anglais, textes de Vanessa Desclaux, D.Petitgand, Zagreb.
2009
Beaux-Arts Magazine 142, "Petitgand enchante Maubisson, Les sens et les sons du monde", texte d'Emmanuelle Lequeux
Le Journal des Arts, #301, français, "Paroles d'artiste: Dominique Petitgand, je suis un dramaturge", entretien avec Frédéric Bonnet, du 17 au 30 Avril.
Artforum, anglais, "Dominique Petitgand à l'Abbaye de Maubuisson", texte de Lillian Davies, Été.
FlashArt on line, anglais, "Dominique Petitgand", texte de Rahma Khazam.
Mouvement.net, français, "Chutes libres, Nouvelles installations sonores de Dominique Petitgand", texte de Anne-Lou Vicente.
Laura, français, "J'y parachève mes girations", texte de Jérôme Diacre, N°8, oct 09.
2008
Le Temps, français, "Eloge de l’invisible", texte de Laurent Wolf, Genève, 7 juin.
2007
Revue & Corrigée, #73, français, entretien avec Jérôme Noetinger, Grenoble, septembre.
Lapiz, # 229, espagnol / anglais, "Quelqu’un par terre", texte de Manuel Cirauqui, Madrid, janvier.
Musiques expérimentales. Une anthologie transversale d’enregistrements emblématiques, français, livre de Philippe Robert, Le mot et le reste / GRIM, Marseille.
2006
Mousse Magazine, italien, "Architetture Invisibili" texte Paola Nicolin (en italien), Milan, décembre.
Artforum.com, anglais, "Quelqu’un par terre", Critics’ Picks, texte de Kim West, New-York, décembre.
Tema Celeste, italien / anglais, "Intervista", entretien avec Marinella Paderni, Milan, septembre - octobre.
Sextant, français, "Cut and paste : les liens invisibles", entretien avec Corinne Leborgne, Paris, avril.
2002
Aden / Le Monde, français, "Petitgand: J’aime être là par effraction", texte de Nicolas Thély, Paris, 22-28 janvier.
2001
Aden / Le Monde, français, "D. Petitgand", texte de Emmanuelle Lequeux, Paris, décembre.
Art Présence, français, "D. Petitgand, Un bruit léger - un bruit abstrait - celui de la présence supprimée", texte de Jérôme Diacre, Tours.
1999
Bloc Notes, #16, français, "Images accoustiques", entretien avec François Piron, Paris.
Marinella Paderni : Ton travail explore le langage sonore. La voix humaine, les bruits produits par le corps (la respiration, les sons onomatopéiques) et par l’environnement, la musique et le silence, sont les éléments de tes pièces. Comment sont-elles structurées ?
Dominique Petitgand : Déjà , je peux dire que tous les sons ne m’intéressent pas.
Je travaille seulement avec certains sons qui ont en commun d’avoir une échelle humaine, qui font directement référence à des personnages (les voix) ou à des situations vécues ou possibles dans lesquelles le phénomène de l’écoute est déjà pris en compte (l’équivalent au cinéma, ce seraient des plans subjectifs).
Tout l’enjeu d’une pièce est le basculement entre le vécu et le possible. Aucune n’est documentaire, et toutes, concrêtes et en même temps irréelles, se trouvent au bord d’une fiction.
Chaque pièce est structurée selon des enjeux à chaque fois différents. Le principal enjeu est une lutte incessante entre un contenu et une forme, un récit et une musicalité. Mais aussi une lutte entre ce que l’auditeur croit connaître et ce qu’il ignore totalement. Il s’agit de faire entendre à l’auditeur quelques éléments très familiers, mais en même temps, qu’il ne puisse à aucun moment se rassurer et se conforter d’une interprétation connue et stable.
Les silences, qui sont très présents dans mes pièces, m’aident beaucoup pour obtenir cela. Pour obtenir ce sentiment permanent d’équilibre instable, de récits au bord de la rupture, de la chute, au dessus du vide.
M.P. : Que trouves-tu dans le son et dans la parole qu’on ne peut représenter avec l’image ?
D.P. : C’est plutôt le contraire. Il s’agit de travailler avec le manque, avec ce que le son ne peut pas représenter. Le son ne peut prendre en compte que ce qui est en mouvement ou en action. La difficulté et l’intérêt, pour moi alors, sont d’évoquer ce qui est immobile ou ce qui est absent. Mais bien sûr il s’agit de l’évoquer de manière indirecte, latente, en creux. Par ailleurs, mes pièces se construisent au montage. Après avoir fragmenté mes enregistrement, je dois créer une nouvelle continuité. Qu’il y ait une certaine tension, quelque chose qui se tient, même fragilement. Les silences entre les sons me permettent paradoxalement de faire des liens, de structurer un mouvement, de rétablir un déroulé. Ce que je ne pourrais pas faire visuellement.
M.P. : Tes récits sont racontés par des hommes, des femmes, des enfants et des personnes âgées. Tu les invites à évoquer leurs pensées ou les fragments de leur vecu par la narration comme s'il s'agissait de monologues. Que veux-tu exprimer ?
D.P. : Je n’invite pas les personnes que j’enregistre à évoquer leurs pensées, leurs opinions, leurs sentiments mais seulement des faits, des descriptions. Les récits doivent rester le plus possible proche d’une forme de neutralité. Tout mon travail (surtout au montage) est de soustraire le plus de chose possible, pour aller vers cette neutralité. Enlever l’identité des personnages, le contexte des paroles, le début ou la fin d’un récit et ne garder que quelques fragments. Pour mener l’auditeur le plus loin possible avec ses propres pensées.
Je ne souhaite pas “exprimer quelque chose”. Si j’avais quelque chose de précis à dire, je me contenterais de le dire simplement. Par contre j’ai un regard précis, focalisé à chaque fois. Chaque pièce est un cadrage très serré sur une expérience à vivre. Une expérience transmise par les personnages, par les sons mais aussi par les vides. Une expérience incomplète que l’auditeur s’approprie de façon intime et personnelle par son écoute.
M.P. : Selon quelles caractéristiques choisis-tu les acteurs de tes pièces ?
D.P. : Ce ne sont pas des acteurs. Ce sont des personnes de la vie, qui ne sont pas des professionels, et dont le métier n’est pas de parler en public. Ce n’est pas important de savoir comment je les choisis, je pourrais faire le même travail avec des gens différents.
M.P. : Ton travail entretient une relation soit avec la réalité (le langage), soit avec la dimension psychologique ou onirique (la pensée). Pourquoi ces deux niveaux ?
D.P. : Les deux niveaux cohabitent en permanence. Il n’y a pas d’un côté le réel et de l’autre la pensée. Je travaille de façon particulière : le fond et la forme y sont en perpétuels conflit et dialogue. Je ne prévois jamais d’avance ce qu’une pièce va aborder, ce qu’elle va signifier. Parce que je ne crois pas au scénario. Je ne crois même pas à une intention préalable qui déterminerait tout. Il n’y a pas un moment pour réfléchir et un autre moment pour faire : pour moi tout est lié, imbriqué.
C’est aussi ce que je demande aux auditeurs, que leur écoute soit en même temps vagabonde, physique, émotionnelle et cérébrale.
M.P. : Dans ton travail, le silence a une importance sans laquelle le son et la parole perdent leur signification. Que te suggère le silence ?
D.P. : Le silence est la place que je laisse à l’auditeur. C’est un vide, un espace dans lequel je n’interviens pas, un blanc. C’est ce qui, au fur et à mesure des années, a pris une place de plus en plus importante. Mais ce n’est pas dans un souci minimaliste : je ne suis pas dans l’idée de rechercher une ascèse, ce n’est pas cela. Et puis, cela dépend des pièces que je fais, certaines sont plus silencieuses que d’autres.
Parce que le son est toujours un flux (un temps qui dure), il s’agit pour moi, en premier lieu d’interrompre ce flux, de stopper ce temps. Les silences sont des arrêts. Des arrêts momentanés.
Les silences me permettent aussi d’adapter le rythme d’une pièce à la mesure de l’espace d’une installation. Quelques secondes de silence en plus ou en moins, pour laisser l’auditeur respirer, passer d’un son à l’autre, d’une écoute à l’autre.
M.P. : Si la parole est structuration du langage, que représente le silence pour toi ?
D.P. : Chaque silence, avant et après un son ou une phrase, est ce qui permet à ce son et à cette phrase d’exister, d’être entendus. Pour mieux percevoir une chose, pour la cerner, il faut l’extraire de son contexte, l’isoler, mettre du vide autour. Chacun de mes silences isole, cadre, pointe.
Toutes mes pièces sont construites autour de ces creux.
M.P. : Certaines de tes pièces contiennent de la musique, comme “Etat liquide”, “Cette chanson”… présentées à Milan au Centre Culturel Français, “Il y a, ensuite” au Musée National des Beaux-Arts de Québec ou “Proportions” à Art in General à New York…Pour toi, la musique a-t-elle un rôle d’évocation, de structuration de la pensée, ou l’emploies-tu pour activer un autre niveau de signification ?
D.P. : Les musiques que je compose, qui sont parfois présentes avec les voix, ont principalement deux fonctions : l’une rythmique, l’autre affective.
Le rythme de ces musiques (plus proche d’une respiration que d’un battement de coeur) est ce qui guide ou retient les voix, mais aussi ce qui donne à entendre le plus simplement du monde le temps qui avance. Mes musiques sont des horloges : elles sont plates, linéaires, obsessionnelles.
Par ailleurs ces musiques sont un refuge, plus affectif, plus sensible, pour tout ce que le reste des pièces ne formulent pas.
M.P. : L’espace physique de tes installations sonores (la galerie ou le musée) joue-t’il un role actif dans la réalisation de ton travail ?
D.P. : J’interviens dans des lieux que je vide. Toutes mes installations sont le produit d’une réflexion liée au lieux dans lequels j’interviens. Le lieu, ses possibilités, ses contraines, sa nature. Mais ce que je montre à chaque fois est une pièce préexistante, spécialement adaptée. Une pièce que je peux montrer ailleurs, avec un autre dispositif, en la modifiant légérement, la remixant.
Le lieu physique : le nombre de salle, leurs tailles, les ouvertures, les fermetures, ce qui communique ou est séparé… Mais aussi, la réverbération naturelle (que je peux utiliser ou non), les alentours plus ou moins bruyants. Il ne s’agit à aucun moment d’effacer le lieu, de le changer physiquement, au contraire je dois m’en servir, m’appuyer dessus pour raconter mes histoires.
L’espace physique a un rôle actif mais doit toujours rester au service de ce que je montre. Le lieu doit rester un support pour l’écoute, il est ce qui permet la rencontre entre l’oeuvre et le visiteur.
M.P. : L’immatérialité du vide et du son dans une réalité pleine d’images et de matériaux comme le monde des galeries d’art et des musées : pourquoi as-tu aussi choisi de présenter ton travail dans le circuit des arts visuels ?
D.P. : Je pense que l’utilisation d’une technique, d’un médium (pour moi, le son) n’est pas ce qui caractérise le plus un travail artistique. Ce n’est pas le médium qui doit choisir la discipline dans laquelle il faut intervenir. Il n’y a pas d’un côté les gens qui aiment le son, de l’autre ceux qui produisent des images…
Ce qui est plus important, ce sont des notions comme les relations entre l’écriture et le réel, la figure et le monde, le corps et le temps… des notions qui font que mon travail a aussi quelque chose à raconter du côté de ce qui touche au monde des images ou de la narration.
Comme, je me sens orphelin d’une tradition qui n’existe pas, je suis obligé de me trouver des ascendances dans tous les domaines artistiques. Ce qui fait que je peux montrer mes pièces dans des circonstances et des milieux très différents. Mais le lieu central c’est l’Art parce qu’il se trouve que le monde de l’Art est le lieu qui rassemble les pratiques orphelines, singulières, sans statut stable.
(sélection)
2009
La porte ne s’est pas ouverte (The door didn’t open), guide d'exposition, texte de Christophe Gallois, Mudam, Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg (en français, allemand et anglais).
2008
French Connection, livre, texte Christophe Gallois, français / anglais, Blackjack éditions (en français et anglais).
Ce moment d’attente, guide d'exposition, entretien avec Guillaume Constantin, Instants Chavirés, Montreuil (en français).
2007
Kunstpreis Prix d’Art Robert Schuman - Best Of, catalogue d'exposition, entretien Olivier de Montpezat / D.Petitgand, Metz-Sarrebrück-Luxembourg-Trier (en français et allemand).
L’emprise du lieu, catalogue d'exposition, texte de D.Petitgand, Hors-Série Beaux-Arts Magazine, Domaine Pommery, Reims (en français).
Various Small Fires, catalogue d’exposition, A Curating Contemporary Art, Royal College of Art, Londres. Avec un texte de D.Petitgand "My listenings (extracts)", un texte d'Ellen Mara De Wachter ainsi qu'un texte de Christophe Gallois (en anglais).
2006
Etre présent au monde, catalogue d’exposition, textes d’Alexia Fabre, Mac/Val, Vitry-sur-Seine (en français et anglais).
Etre présent au monde, guide d'exposition, texte de Guillaume Désanges, Mac/Val, Vitry-sur-Seine. Repris dans C'est pas beau de critiquer ?, 2009 (en français).
ON/OFF, catalogue d’exposition, texte de G.Désanges, FRAC Lorraine, Metz (en français et allemand).
Con-Sens, catalogue d’exposition, transcriptions par D.Petitgand, entretien avec Sabine Gamper, texte de Catherine Grout, AR/GE Kunst Galleria Museo, Bolzano (en anglais, allemand et italien).
2005
Traces, catalogue de l’exposition "Tracer, Retracer / Tracking the Traces", texte de Nicole Gingras, L&B Ellen Art Gallery, Concordia University, Montréal (en français et anglais).
Raconte moi, catalogue d’exposition, textes de Marie Fraser, Musée National des Beaux-Arts de Québec et Casino Luxembourg (en français).
2000
Point Ligne Plan, Cinéma et Art Contemporain, français, "Cinéma mental", texte de Patricia Brignone. Repris en 2002, éditions Léo Scheer, Paris (en français).
Domicile est une installation sonore spécifique pour l'espace entier du Pavillon à Pantin.
J’envisage le lieu dans son ensemble, non restreint à la salle habituellement allouée aux expositions, et tel quel, sans transformations ni ajouts : je répartis des haut-parleurs dans les salles des trois étages pour diffuser, parfois en même temps, parfois alternativement, une série de séquences sonores, parlées, bruitées ou musicales.
À chaque étage, j'utilise deux salles pour les sons et préfère laisser vides la cage d’escalier et chaque palier (ce sont des espaces de respiration, utiles pour creuser les distances). J'invite chaque visiteur à parcourir le lieu en tout sens, sans hiérarchie ni direction, à construire sa propre écoute, au gré de ses déplacements, de ses stations et de la découverte des différentes sources sonores. Que cheminent en lui les notions de points d'écoute, de dialogue à distance, de mixage, que des liens se dévoilent, qu'un long récit global se fasse jour, qu'un tout s'assemble et prenne figure.
Certains des sons et des voix diffusés sont issus de mes oeuvres antérieures : j'ai déplié, tronqué ou développé certains de mes montages, isolé quelques sons, les ai mélangé à de nouveaux, afin qu'ils traversent, hantent ou habitent les lieux, qu'ils s'arrangent avec son échelle, sa mesure, ou affrontent sa nature.
Si je devais parler en quoi consiste faire une exposition, je dirais qu'il s'agit, pour moi, avant tout de considérer un lieu, d’être à son écoute, et de produire alternativement ces deux gestes : remplir et vider. Remplir le lieu : les sons le remplissent, massivement ou en se faufilant, comme un volume que l'on gonflerait d'air. Vider les lieux : provoquer des appels d'air par des ruptures abruptes, des creux entre les mots, entre les bruits, par des apparitions et des disparitions, et laisser place à des zones de silence.
Dominique Petitgand










À la merci est composée d’un enregistrement sonore qui se présente comme une archive et d’une traduction sous-titrée sur écran. Un enfant fait répéter à un adulte une phrase à la tournure alambiquée, en lui dictant les mots un par un, parfois syllabe par syllabe.
Si l’on retrouve dans cette oeuvre certaines préoccupations de Dominique Petitgand - notamment le rapport au langage, à son énonciation, au sens véhiculé par la voix, la musicalité, aussi bien que les mots - celle-ci s’inscrit en décalage avec les autres installations présentes dans cette exposition.
À la place d’une spatialisation du son conduisant à une déambulation dans l’espace, le spectateur est ici tenu à une écoute linéaire et fixe. Sur le côté, en décalage à la frontalité de l'écoute, un écran diffuse la traduction en anglais de chaque parole (At the mercy), comme une décalque visuelle reprenant la scansion, le bégaiement et les répétitions de la phrase en construction.
Ce document sonore laisse planer le doute sur sa véracité. Elle prend l’apparence d’un plan-séquence brut qui met en scène une situation apparemment irréelle : un enfant sachant à peine parler dicte une longue phrase, inaudible et illisible dans sa globalité, qui s’apparente à un écrit d’artiste, une invitation à découvrir les autres oeuvres, un préambule, une explication codée de l’exposition elle-même.
Extrait communiqué de presse








Je m’en vais est une installation sonore pour 5 haut-parleurs et sous-titres se divisant en deux parties : dans la première salle, un haut-parleur, posé sur un socle à hauteur d’oreille, diffuse la voix d’une enfant qui évoque un départ.
Elle passe en revue sa stratégie pour fuir le rassemblement, la fête que l’on perçoit à distance, dans la seconde salle : rassembler le nécessaire, puis se glisser, sans se faire entendre des autres, dans l’entrebâillement de la porte.
Dans cette seconde salle en effet, rassemblés au centre de l’espace, quatre haut-parleurs, posés au sol, diffusent les fragments éclatés de brouhaha, cris, appels, bribes de chants et de musiques qui se mêlent aux rires, jouant avec les silences et la résonance du lieu.
Par ailleurs, des exhalaisons (respirations, prises de souffle, toux), émises dans la première salle sont en connexion directe et synchrone avec les fragments de brouhaha et en sont, pour chaque séquence, comme un déclencheur et une clôture.
Sur le chemin qui mène de la voix au brouhaha, un écran, fixé au mur diffuse également la traduction des paroles (I’m leaving). Le dispositif formel de cette installation reproduit ce que raconte l’histoire : une voix, seule au premier plan, qui s’exclue et s’affranchit d’un ensemble.
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À propos de l’ensemble des quatre installations qui composent l’exposition :
Pour son exposition personnelle à gb agency, Dominique Petitgand présente un ensemble de pièces qui, chacune, articule un rapport différent à la parole (monologue, dictée, cri ou brouhaha), à la langue (les voix en français sont accompagnées de leur traduction en anglais), au montage (fragmentation, synchronisme ou décalage), à l'espace (jeux des distances, des mixages, des résonances).
Quatre installations sonores sont présentées dans les deux salles d’exposition de la galerie ; imbriquées spatialement, elles se succèdent dans l’écoute, dans le creux les unes des autres.
Extraits communiqué de presse











Les liens en sourdine est tirée de l’œuvre Quant-à -soi, qui a déjà engendré de multiples versions à propos de la notion de liens invisibles, parmi lesquelles Aloof, Proche, très proche, La main coupée.
Il s’agit d’une installation sonore pour deux haut-parleurs et sous-titres. Un haut-parleur sur socle, placé dans la première salle diffuse une voix de femme. Derrière chacune de ses paroles, un cri, provenant du lointain, est diffusé de façon exactement synchrone.
Les deux présences sonores sont symétriques, opposées comme deux aimants qui se repoussent. Diffusées de part et d’autre de la galerie, comme les pile et face d’une pièce de monnaie, mais dont la tranche serait distendue ; le spectateur est placé dans l’intervalle de ces deux choses qui s’opposent, devant quitter l’un pour découvrir l’autre.
A équidistance des deux sons, un écran diffuse la traduction synchrone en anglais des paroles (Attenuated Bonds).
Extrait communiqué de presse



Les ballons est une installation sonore pour 4 haut-parleurs. Fixés en hauteur, aux coins d’une grande salle, ils diffusent des sons de ballons rebondissant contre différents matériaux.
De la même manière que l’on peut éclairer un détail d’une architecture, les sons de ballons, se déplaçant d’un haut-parleur à l’autre font sonner le lieu. Ils révèlent l’espace, figurent les distances et définissent la temporalité de l'écoute par des phénomènes d'allers-retours, de rebonds, de jeux de matières et de déplacements.
Les silences entre les séquences sonores, creux et ponctuations rythmiques, sont autant de cadres qui permettent au lieu, à la vie, tout ce qui n’est pas l’œuvre, de continuer à se faire entendre.
Cette installation rejoue une simple anecdote : quelqu’un tapant dans un ballon. Mais le ballon, se cognant fort aux murs et sonnant dans un lieu vide, devient une figure de l’isolement, de l’entêtement.
Extrait communiqué de presse



Je découpe la galerie en cinq parties. Une plus quatre.
La première partie, c'est le sas après l'entrée : lieu pour une documentation (éditions, textes, entretien radio, entretien vidéo), avant d'entrer dans l'installation proprement dite.
La deuxième partie, après le rideau protecteur, c'est la grande et haute salle au poteau. Plusieurs haut-parleurs au sol pour des atmosphères musicales, quelques flux sonores, des bruits (de fermetures et d’ouvertures) et toutes les résonances produites par la réverbération du lieu.
La troisième partie, c'est la petite salle intermédiaire, sombre et vide. Elle ne sert qu'à mettre de la distance entre la grande salle et les voix. Ce vide joue le même rôle que le silence dans les montages.
L'espace des paroles, c'est la quatrième partie : la vitrine, derrière la porte entrouverte. Plusieurs voix qui proviennent d'un espace qu'on ne peut qu'entrapercevoir (sauf depuis la rue). Ces voix donnent accès aux récits. Elles sont comme un premier plan, des figures qui flottent au-dessus des sons précédents (à présent perçus légèrement à distance).
Enfin, la cinquième partie, tout à fait cachée, est l'espace inaccessible de la réserve, pour d’autres voix sans texte (appels, cris, chantonnements) derrière les murs.
Plusieurs séquences, entrecoupées de silences, se succèdent, mixant tour à tour, selon le moment et l’endroit où l’on se trouve, les musiques avec ou sans les bruits, avec ou sans les voix.
Dominique Petitgand









Ce moment d'attente est un titre générique qui me permet de mettre ensemble plusieurs oeuvres (entières ou en extraits), remontées, remixées, dépliées et redistribuées selon une nouvelle logique liée concrètement au lieu.
J'ai souhaité utiliser la totalité de la salle de concert : le hall d'entrée, le bar, la salle, la scène et les passerelles. Un volume, pensé comme un tout découpé en cinq parties proches les unes des autres et à tout moment accessibles. J'ai souhaité aussi rendre le lieu le plus nu possible, non distrayant, solennel, pour proposer au visiteur tous les degrés d'écoute entre la déambulation, l'approche progressive, l'attention flottante et la concentration.
L'auditeur par ses déplacements et ses stations part à la découverte des liens entre, d'une part, les voix (localisées ponctuellement ou carrément lointaines) et, d'autre part, les bruits et les atmosphères musicales (diffusées comme des étendues sonores envahissantes). Des liens qui articulent et font dialoguer à distance différents niveaux (rez-de-chaussée, balcon, scène, passerelles), proche et lointain, centre et périphérie - redistribués chaque fois selon la position de l'auditeur.
Cette déambulation permet d'entendre une succession de séquences, entrecoupées de silences, qui utilisent tour à tour et selon une logique qui prend du temps à se dévoiler, les différentes parties d'un tout, et dessinent dans l'espace différentes figures : une voix (seule dans le silence), une figure et un fond (voix au premier plan et atmosphère musicale au second plan), un duo (voix au premier plan et autre voix perçue dans le lointain), une atmosphère englobante (qui combine les niveaux deux par deux ou tous à la fois).
Dominique Petitgand










L'installation Je parle prend place dans un espace d'un seul tenant à l'acoustique réverbérante. Deux premiers haut-parleurs, posés au sol, tournant le dos au centre et orientés vers le mur à quelques mètres, diffusent des séquences musicales élémentaires et longues qui s'épanouissent dans la résonance du lieu.
Dans le creux de ces séquences, en alternance et en écho, de l'autre côté de l'espace, lui tournant également le dos (laissant le centre vide), deux autres haut-parleurs, posés chacun sur un socle, diffusent des voix. Une série de phrases très courtes, entrecoupées de longs silences, de paroles retenues, empêchées, réduites souvent à un seul mot : deux enfants qui refusent de se parler.
À côté, dans une coursive vitrée, un écran, visible depuis la rue, diffuse la traduction (I talk) en sous-titres des paroles entendues dans le lointain.
Dominique Petitgand








En 1988, j’ai écrit une longue phrase et j’ai demandé à un enfant de quatre ans de la dire. Un enfant qui ne connaissait pas le sens des mots, encore moins le sens de la phrase. Cela a donné une pièce sonore.
En réécoutant récemment cette pièce de 1988, je me suis rendu compte qu’elle semblait contenir l'annonce de ce que j’allais faire depuis, de ce que j’ai fait depuis. J’ai aussi réécouté l’enregistrement qui m’avait servi au montage. Un document où l’on m’entend dicter à l’enfant les mots, un à un, parfois syllabe par syllabe. Et j’ai été également surpris de découvrir qu’il y avait dans cette méthode d’enregistrement et dans la présence de nos deux voix, un mode de jeu, d’écoute et de non-dialogue qui était, non pas semblable mais cousin de certaines des pièces que j’ai faites depuis.
J’ai choisi de faire entendre, aujourd’hui, selon un dispositif simple d’écoute (deux haut-parleurs face à un banc), la pièce sonore proprement dite (montée, avec la voix de l’enfant), puis le document brut avant montage (les rushs, avec nos deux voix), et de les accompagner par une traduction sous-titrée en anglais, placée sur le côté et qui reprend la scansion, le bégaiement et les répétitions de la phrase en construction.
Dominique Petitgand




L'installation Proche, très proche, est une version avec bruits de la pièce Quant-à -soi. Elle est composée de deux plans sonores distincts.
Un premier ensemble de quatre haut-parleurs, disposés en arc de cercle, posés au sol et orientés vers le haut, forment une ceinture qui nous fait face une fois que l'on a pénétré la galerie. Ils diffusent une série de bruits, entrecoupés de silences, qui circulent d'un haut-parleur à l'autre. Chacun de ces sons est un geste, une action très brève produite sur des objets domestiques de différentes matières. Ils obéissent à une logique qui nous échappe.
Plus loin, au centre d'un plus petit espace, un cinquième haut-parleur est posé sur un socle à hauteur d'oreille. Il diffuse une voix. Cette voix est cachée, on ne peut l'entendre qu'après avoir franchi la première barrière de haut-parleurs. Sa découverte dépend de notre déplacement, de notre écoute. En s'avançant, on peut découvrir, plus ou moins fort et distinctement selon la distance, une série de phrases courtes, elles aussi entrecoupées de silences et qui sont diffusées de façon exactement synchrone aux bruits provenant des quatre premiers haut-parleurs (c'est ce synchronisme qui permet de cacher la voix : chaque phrase correspond à un bruit). Lorsque cette voix apparaît, des liens se révèlent, le récit peut commencer : une femme nous parle, elle évoque des liens invisibles, qu'elle a des difficultés à définir.
A l'entrée du petit espace, étape du parcours qui mène des bruits à la voix, un écran vidéo fixé au mur diffuse la traduction (Close, very close) écrite et synchrone des paroles.
Dominique Petitgand










L'installation Aloof reste cachée à l'auditeur. Derrière une porte, dans un espace plongé dans l'obscurité et dans lequel on ne peut entrer (porte entrouverte de quelques centimètres et bloquée), deux haut-parleurs diffusent une scène sonore : au premier plan d'un espace que l'on imagine intérieur et réverbéré, un enfant émet des signaux vocaux inintelligibles (entre le cri, le chant, la respiration) qu'un homme, à ses côtés, traduit simultanément en langage articulé, en anglais et en style indirect. Au second plan, une rumeur urbaine, permanente.
Dominique Petitgand






La main coupée est une autre version avec bruits de la pièce Quant-à -soi.
Quatre haut-parleurs, posés sur des tablettes aux murs d'une première salle, diffusent à fort volume une série de bruits blancs parasites entrecoupés de silences. L'apparition de chacune de ces mini séquences est une surprise, un heurt pour l'auditeur. La disposition des haut-parleurs produit une présence englobante et perturbante à laquelle on ne peut échapper, mais la diffusion à fort volume propose à l'auditeur de découvrir la richesse des textures.
Plus loin, par-delà un couloir, dans une salle plus petite, point privilégié que l'on met un temps à découvrir, un haut-parleur isolé au centre et posé sur socle, diffuse la voix d'une femme. Ses propos, en pointillé, évoquent des liens invisibles, des liens entre une partie et un tout, une partie de soi comme une main enlevée. Chacune de ses phrases dialogue à distance avec une séquence de bruits diffusée dans la première salle.
Dans un espace intermédiaire, étape du parcours qui mène des bruits à la voix, un écran fixé au mur diffuse la traduction en italien (La mano tagliata) écrite et synchrone des paroles.
Dominique Petitgand












Ce sont les qualités architecturales et acoustiques de l'église St Roch qui m'ont donné envie d'y faire entendre l'installation sonore Quelqu'un par terre. Plusieurs repérages et essais dans le lieu, m'ont ensuite amené à adapter son dispositif, à déployer (en même temps qu'à radicaliser) son principe.
Dans cette installation, qui se déploie dans plusieurs espaces, des éclats de chaise cachent des éclats de voix. Et le visiteur doit se déplacer d'un espace vers un autre pour écouter ces voix qui ne se font entendre puis comprendre qu'une fois franchi certains seuils. Dans l'oreille de l'auditeur, il se passe ce phénomène : une chaise métallique qui s'abat avec scansion sur le sol fait naître une suite de paroles. Et c'est le déplacement du visiteur qui lui fait découvrir l'un après l'autre les deux termes de ce binôme bruit / langage. Une mobilité qui laisse l'auditeur libre de choisir son point d'écoute : d'un côté, de l'autre ou bien entre.
Lorsque les voix apparaissent au visiteur, un récit se fait jour, des liens se révèlent.
Chaque phrase est associée à un éclat de chaise. Pour accoler ensemble les deux éléments (bruité et parlé), je me suis servi du synchronisme et d'une forte ressemblance formelle. Chaque éclat de chaise est associé à une phrase qui a exactement la même durée, le même déroulé, la même découpe : "ta-ta-ta-ta" = "quel-qu'un-par-terre", "ta-ta-ta" = "t'in-quiète-pas", "ta-ta-ta-ta-ta" = "tout-est-ou-bli-é", créant ainsi une succession de séquences à deux faces. Je dois préciser que j'ai enregistré chacun des sons, indépendamment, sans chercher le mimétisme. Le mimétisme est seulement révélé par un choix très précis des fragments et une opération de montage, un couplage qui se dissocie lors de l'installation.
Les différents espaces et le système de diffusion utilisés pour chacun des sons accentuent cette dissociation. Dans le premier espace de l'église, grand, ouvert, à l'acoustique résonante, de part et d'autre de la nef, en diagonale, huit haut-parleurs au sol diffusent les éclats de chaise. Dans le dernier espace, plus étroit, à l'acoustique plus feutrée (la chapelle terminale), un seul haut-parleur sur socle diffuse les voix.
Un dualisme se fait jour qui concerne la relation du visiteur à ce qu'il perçoit : d'un côté (dans la nef), un champ sonore qu'il peut traverser, de l'autre (dans la chapelle), un point localisé duquel il peut s'éloigner ou s'approcher. La forte résonance du premier espace produit un écho, doublon sonore qui prolonge chaque éclat de chaise et qui sonne dans le silence. C'est ce que le visiteur continue d'entendre une fois éloigné du champ. Et lorsque celui-ci s'approche des voix, cet écho, par le jeu du synchronisme devient l'écho des phrases, associé à elles comme une ombre.
L'installation met en scène un troisième son, situé dans un troisième espace, intermédiaire : le son du vent. Le vent, enregistré un jour de tempête, qui se faufile à l'intérieur d'un lieu, passe sous les portes et fait chanter l'architecture. À la différence des deux autres, ce son est continu, il n'est pas interrompu par des silences, il fluctue, il s'insinue.
Un des résumés possibles de Quelqu'un par terre : une chaise qui parle, des phrases qui tombent, le vent qui chante.
Dominique Petitgand










La main coupée est une autre version avec bruits de la pièce Quant-à -soi.
Huit haut-parleurs, posés au sol dans les coins de différentes salles tout le long du parcours de l'exposition, diffusent à fort volume une série de bruits blancs parasites entrecoupés de silences. L'apparition de chacune de ces mini séquences est une surprise, un heurt pour l'auditeur. La dissémination des haut-parleurs produit une présence englobante et perturbante à laquelle on ne peut échapper, mais la diffusion à fort volume propose à l'auditeur de découvrir la richesse des textures.
Exception au parcours, dans une des salles, point privilégié et central que l'on met un temps à découvrir, un haut-parleur isolé au centre et posé sur socle, diffuse la voix d'une femme. Ses propos, en pointillé, évoquent des liens invisibles, des liens entre une partie et un tout, une partie de soi comme une main enlevée. Chacune de ses phrases est associée à une séquence de bruits diffusée dans les salles voisines et perçue, alors, à distance.
Dominique Petitgand













L’installation sonore Je m'en vais se divise en deux parties : dans le coude de l'entrée, un haut-parleur, posé sur un socle à hauteur d'oreille, diffuse deux voix (l'une pour le récit, l'autre en exhalaisons) entrecoupées de silence.
Plus loin, aux quatre coins de l'espace principal, quatre haut-parleurs, posés au sol, diffusent les fragments éclatés de séquences de brouhaha où cris, appels, bribes de chants et de musiques se mêlent aux rires, jouant avec les silences et l'imposante résonance du lieu.
Les exhalaisons (dans l'entrée) sont en connexion directe et synchrone avec les fragments de brouhaha (dans l'espace principal), elles en sont, pour chaque séquence, comme le déclencheur et la clôture.
Le récit : une enfant évoque un départ. Elle égrène les différents points de sa stratégie : rassembler le nécessaire, puis se glisser, sans se faire entendre des autres, dans l'entrebâillement de la porte.
Je m'en vais est une des quatre séquences de l'exposition Vingt-trois minutes dix sept (23'17), exposition conçue comme une partition se déroulant dans le temps.
Dominique Blais, Pascal Broccolichi, Dominique Petitgand et Jérôme Poret partageaient le désir de réfléchir ensemble aux formes possibles d'une exposition collective d'installations sonores. Leurs propositions explorent les conditions d'une écoute et partagent le même espace. Chaque oeuvre initie un rapport spécifique au lieu, que l'on peut percevoir distinctement grâce à l'enchaînement des pièces sonores, diffusées successivement.
Les oeuvres sont interdépendantes, reliées les unes aux autres par le programme informatique qui les pilote, mais leurs singularités sont préservées.
Dominique Petitgand
avec extrait communiqué de presse Isabelle Le Normand et Annabel Rioux









L'installation Proche, très proche, est une version avec bruits de la pièce Quant-à -soi, présentée, ici, en extérieur, dans un parc. Elle est composée de trois plans sonores distincts.
Le premier plan est constitué des sons naturellement présents dans le lieu, entendus dans le lointain. L'installation est une oeuvre en pointillé qui laisse exister les alentours. Les deux autres plans sont produits par les sons diffusés par un ensemble de neuf haut-parleurs.
Un premier ensemble de huit, disposés en arc de cercle, posés au sol et orientés vers le haut, forment une ceinture qui nous fait face une fois que l'on a pénétré la parcelle boisée et fait quelques pas. Ils diffusent une série de bruits, entrecoupés de silences, qui circulent d'un haut-parleur à l'autre. Chacun de ces sons est un geste, une action très brève produite sur des objets domestiques de différentes matières. Ils obéissent à une logique qui nous échappe.
Plus loin, au centre de la parcelle, un neuvième haut-parleur est posé sur un socle à hauteur d'oreille. Il diffuse une voix. Cette voix est cachée, on ne peut l'entendre qu'après avoir franchi la première barrière de haut-parleur. Sa découverte dépend de notre déplacement, de notre écoute. En s'avançant, on peut découvrir, plus ou moins fort et distinctement selon la distance, une série de phrases courtes, elles aussi entrecoupées de silences et qui sont diffusées de façon exactement synchrone aux bruits provenant des huit premiers haut-parleurs (c'est ce synchronisme qui permet de cacher la voix : chaque phrase correspond à un bruit). Lorsque cette voix apparaît, des liens se révèlent, le récit peut commencer : une femme nous parle, elle évoque des liens invisibles, qu'elle a des difficultés à définir.
Dominique Petitgand








L'installation Quelqu'un par terre se compose de trois parties sonores, liées secrètement entre elles (un son qui en cache un autre) et diffusées dans trois espaces contigus, ouverts, de natures et d'acoustiques différentes.
Une première partie, qui utilise deux haut-parleurs fixés près du sol, aux murs de l'entrée, fait entendre le son du vent. Le vent d'un jour de tempête, qui passe sous les portes, s'insinue dans tous les espaces et fait chanter l'architecture (et se révèle dans les silences). Une deuxième partie utilise quatre haut-parleurs fixés en hauteur, aux murs de l'espace principal, grand et résonant. Des sons brefs, tranchants (éclats d'une chaise métallique violemment jetée au sol) et entrecoupés de silences, se font entendre en échos et en rebonds d'un mur à l'autre. Plus loin, dans un espace plus restreint, que l'on découvre dans un second temps, une troisième partie diffuse, elle, à partir d'un seul haut-parleur, posé sur socle et en position d'indirect, des voix (commentaires, digressions autour d'un corps à terre). Une suite de phrases courtes, cachées jusque-là , qui ne se font entendre qu'une fois le seuil franchi, et qui reprennent, de façon parfaitement synchrone, les motifs rythmiques des éclats de chaises perçus à distance. Lorsque les voix apparaissent au visiteur, un récit se fait jour, des liens se révèlent. Chaque phrase associée à un éclat, comme une ombre, un son jumeau, un écho.
Sur un petit côté, étape du parcours qui mène des bruits à la voix, un écran vidéo fixé au mur, à hauteur de regard, diffuse des sous-titres, traduction écrite (Someone on the ground), elle aussi synchrone, des paroles entendues.
Dominique Petitgand



















L'installation La tête la première occupe un bâtiment dans son entier, quasiment d'un seul tenant : l'étage tient lieu de coursive et les ouvertures n'offrent pas de limite à la diffusion des sons.
Les voix trouvent refuge dans une petite salle du rez-de-chaussée plongée dans le noir, et sur la passerelle à l'étage : haut-parleurs à hauteur d'oreille. Les autres sons (cris - chants, souffles, sifflements, chocs, fréquence, pulsation, choeur suspendu) sont, eux, répartis comme s'ils étaient des émanations de l'architecture elle-même : au sol, tout en haut sur les poutres (voûte sous le toit), sous l'escalier ou derrière un mur.
L'installation distribue une panoplie d'éléments sonores d'un tout à reconstituer. Elle ne possède pas de centre, n'utilise pas tous les haut-parleurs à la fois, joue avec les distances, connecte proches et lointains.
Elle est composée de plusieurs pièces sonores et de silences, mettant en relation certaines des différentes parties, sur un mode de relation propre à chaque séquence. Parfois un son, ou un élément musical, d'un bout à l'autre du bâtiment, accompagne une voix, d'autre fois, l'amplifie, la manipule ou la relativise.
Dominique Petitgand










L'installation Quelqu'un est tombé occupe trois salles, se jouant de leur contiguïté, de leurs natures et de leurs acoustiques respectives. Un récit se construit couche par couche et se déplie à la mesure des trois espaces. Dans la première grande salle, à l'acoustique très résonante, quatre haut-parleurs en hauteur, fixés de part et d'autre des colonnes, diffusent une série de sons brefs (éclats, stridences) entrecoupés de silences. Dans le petit sas intermédiaire, lui aussi très résonant, un haut-parleur au sol, tourné contre le mur, diffuse des flux instrumentaux, souffles et vibrations sourdes, séquences longues et tendues, perçues comme une sous-couche au-delà .
Enfin, troisième strate de l'installation, dans la dernière salle, transformée pour l'occasion en un espace particulièrement feutré (moquette au sol et isolation aux murs), comme un écrin pour les paroles, un haut-parleur sur socle diffuse des voix. Cet haut-parleur est en position d'indirect : il faut parcourir l'espace et se retourner pour y faire face. Le contraste acoustique de cet espace feutré permet à l'auditeur de faire ici l'addition des couches sonores provenant des trois espaces contigus : les éclats résonants, le flux musical, les paroles.
Le récit se fait jour, des figures se détachent sur un fond, des liens se dévoilent.
Une femme nous annonce que quelqu'un est tombé, un enfant décrit un paysage fragmenté, un autre marche, trébuche et tombe sans fin.
Dominique Petitgand








L'installation Je parle prend place dans un espace d'un seul tenant à l'acoustique très réverbérante. Deux premiers haut-parleurs, posés au sol et tournés vers les murs diffusent des séquences musicales élémentaires et longues qui s'épanouissent dans la forte résonance du lieu et emplissent tout le volume. Dans le creux de ces séquences, en alternance et en écho, de l'autre côté de l'espace, lui tournant le dos (laissant le centre vide), deux autres haut-parleurs, posés chacun sur un socle et orientés vers une alcôve, diffusent des voix. Une série de phrases très courtes, entrecoupées de longs silences, de paroles retenues, empêchées, réduites la plupart du temps à un seul mot : deux enfants qui refusent de se parler.
Chaque alcôve, pour l'occasion isolée acoustiquement, devient une paroi feutrée dissociant chaque énonciation en deux faces, le mot et son écho.
Dominique Petitgand





L'installation Exhalaisons est extérieure. Elle est située dans un parc et prend place sur un banc.
Deux haut-parleurs au sol, dans le dos des auditeurs assis, diffusent des séquences de quelques secondes, entrecoupées de silences. Chaque séquence, introduite et close par des voix sans texte (respirations, toux, chantonnements), met en place une rumeur, un état instable qui s'additionne aux sons naturellement produits par le lieu et les alentours urbains.
L'écoute du lieu (les activités au loin, la nature, la route, les trains) est provoquée, favorisée, d'autant plus retrouvée que momentanément (quelques secondes) empêchée. Les sons de l'oeuvre diffusée, comme stimuli, sous-couches, interrupteurs fermeture - ouverture de l'oreille. Les voix (sans texte), présences et exhalaisons, comme une peau, intermédiaire entre l'intérieur (les sons de l'oeuvre) et l'extérieur (les sons du lieu).
Dominique Petitgand



L'installation Les ballons est située dans un espace immense (ici, une grange). Quatre haut-parleurs fixés aux coins de l'espace, diffusent des sons de ballons rebondissant contre différents matériaux. Ces sons font sonner l'architecture, figurent les distances et définissent la temporalité de l'écoute par des phénomènes d'allers-retours, de rebonds, de jeux de matières et de déplacements créés dans tout l'espace. La grange est un abri poreux qui laisse s'infiltrer l'extérieur. Les silences entre les séquences sonores, creux et ponctuations rythmiques, sont autant de cadres inversés, permettant au lieu, par-delà les murs, à continuer de se faire entendre.
Taper fort dans un ballon, entêté, seul dans un lieu vide et immense.
Dominique Petitgand






L'installation La porte ne s'est pas ouverte utilise cinq haut-parleurs. Dans un premier espace, un premier haut-parleur diffuse une voix. Il est un point dans l'espace, posé sur un socle, à hauteur d'oreille. Un enfant fait le récit d'un moment de basculement : une faille qui s'ouvre pour laisser place à la peur. Dans un second espace à proximité, plus vaste et fortement résonant, quatre haut-parleurs diffusent des atmosphères musicales. Ils délimitent un champ : ils sont fixés aux murs, tout en haut. Les sons diffusés s'y épanouissent dans la réverbération. L'installation joue sur les distances, la différence des acoustiques propres aux deux espaces et met en relation la voix, perçue comme une figure, et les sons réverbérés, perçus comme un fond.
Quand le récit de l'enfant se bloque, la peur survient, la musique commence. Trois atmosphères musicales différentes (accords stridents d'une guitare électrique / ondes de choc pointues et métalliques / vibrations et pulsations) se succèdent et donnent différentes couleurs à cette peur.
Quelque part, en périphérie, un écran vidéo fixé au mur diffuse la traduction (The door didn't open) écrite et synchrone des paroles.
Dominique Petitgand











L'installation Le bout de la langue découpe, échelonne et met en boucle la première partie de la pièce sonore qui porte le même titre. C'est une installation pour voix seule. Un seul haut-parleur diffuse une voix : point localisé dans l'espace, posé sur socle, à hauteur d'oreille, plus ou moins au centre d'un espace. Respirations, amorces de phrases stoppées net, entrecoupées de silences. Une femme s'interroge, à la recherche de quelque chose dont elle ne se souvient soudain plus. La durée des silences, relative au contexte de l'exposition et au lieu investi, donne à l'oeuvre une forme en pointillé, qui la rend absente et présente à la fois, discrète puis insistante pour l'auditeur qui lui prête attention.
Dans la version bilingue - Le bout de la langue (The tip of the tongue) - la voix (française) n'est plus seule. Sur socle également, à quelques pas de la première, une seconde voix, celle d'un traducteur. Celui-ci répète et traduit, en anglais et en style indirect, s'éloignant ou se rapprochant de la littéralité.
Dominique Petitgand



Dans cette version de l'installation Quelqu'un par terre, les quatre haut-parleurs pour les éclats de chaise dessinent, dans un premier grand espace, un plan incliné. Les voix, elles, sont diffusées en haut d'une mezzanine, transformée pour l'occasion en espace protégé et feutré. Le vent est, lui, diffusé depuis des coulisses, cachées à la vue.
Dominique Petitgand








L'installation Quant-à -soi, dans sa version duo, met en relation deux voix, deux plans sonores : un proche et un lointain. Dans un premier espace, un haut-parleur diffuse la voix d'une femme. Il est posé sur un socle, quelque part en vue. Il a le statut du proche. La femme parle de liens invisibles qui la relient à d'autres. De longs silences entre les phrases laissent place à la seconde voix. Dans un espace caché aux visiteurs, de l'autre côté d'un mur, un second haut-parleur diffuse la voix d'un homme qui hurle au loin, harangue et discourt de façon inintelligible. Il a le statut du lointain et semble provenir d'un espace fortement réverbéré.
Le montage articule les liens invisibles, non directs, entre les deux voix. Un passage chanté rend manifeste cet accord.
Dans un espace intermédiaire, étape du parcours qui mène de la première voix à la seconde qui est cachée, un écran vidéo fixé au mur diffuse la traduction écrite (Aloof) et synchrone des paroles.
Dominique Petitgand





Sur un dispositif central (une voix : un haut-parleur sur socle) et périphérique (les atmosphères sonores et musicales : quatre haut-parleurs, au sol, dans les parties annexes, dont une cachée derrière une porte), plusieurs séquences se succèdent dans différentes configurations : voix seule, voix proche avec voix cachée et lointaine, voix avec musique, musique sans voix, sons seuls, silences.
Sur le côté de la partie centrale, au mur, un écran vidéo pour la traduction.
Dominique Petitgand






Trois haut-parleurs, posés sur socle et répartis dans trois espaces proches et ouverts, diffusent une même voix scindée en trois unités. Une longue phrase (le récit d'un itinéraire, de ses multiples étapes) est découpée en courts fragments (contrairement à la plupart des autres installations, non entrecoupés de silences) et distribuée successivement sur les trois haut-parleurs, créant trois plans sonores distincts. Proche, à -côté, lointain sont déterminés par les différents points d'écoute, déplacements et positions de l'auditeur.
À un endroit stratégique, central, équidistant des trois haut-parleurs, un écran vidéo, fixé au mur, diffuse la traduction écrite des paroles, ici rassemblées en une unité retrouvée.
Dominique Petitgand





Version pour voix seule. Une femme parle de sa relation perturbée au temps, à l'orientation et à la mesure. Une longue phrase qu'on entend fragment par fragment et entrecoupée de silences.
Un seul haut-parleur, sur socle, point localisé dans l'espace. Voix en pointillé qui rayonne et réglemente (pour l'auditeur à l'écoute) les alentours.
Dominique Petitgand


L'installation Un tout, dont je fais partie diffuse une suite de pièces sonores parlées et musicales. Dans un espace en forme de L et particulièrement feutré (isolation au sol et sur les murs), deux premiers haut-parleurs, fixés aux murs aux deux extrémités, diffusent les fragments de différentes phrases scindées, éclatées en deux unités symétriques qui dialoguent à distance. Au plafond et au sol, deux autres haut-parleurs, disposés en diagonale, diffusent des séquences musicales en alternance ou en accompagnement des paroles.
Dans une position centrale, à équidistance des voix, un écran vidéo diffuse la traduction (A whole, that I am a part of) écrite des paroles, ici rassemblées, unifiées.
Dominique Petitgand












L'installation Ce moment d'attente occupe un bâtiment dans son entier et prend place dans un lieu découpé en quatre espaces, ouverts les uns aux autres. L'installation ne possède pas de centre. Elle distribue dans le temps des séquences sonores qui mettent chacune en jeu différents points de l'espace, connectant plusieurs pôles, mêlant proches et lointains. Le récit se construit par le synchronisme qui relie les voix et les sons à distance, et ce que cela crée chez l'auditeur comme surprise et sentiment de télépathie, d'accord mystérieux qui se trame entre les différentes parties d'un tout.
Dans le premier espace feutré, en position d'indirect, un haut-parleur posé sur socle : une voix, des phrases entrecoupées de silences. Dans le hall réverbéré, au premier plan, un autre haut-parleur posé sur socle, pour deux autres voix, et au second plan, quatre haut-parleurs fixés aux murs pour des bruits et des musiques. Au sous-sol, deux haut-parleurs, au sol et orientés vers le fond pour des vibrations et des ondes réverbérées. Derrière le mur, un haut-parleur caché, pour une voix (harangues et chants).
Dominique Petitgand











L'installation Je occupe un espace d'un seul tenant. Elle est composée de quatre haut-parleurs posés au sol, orientés vers le haut, placés et dirigés selon une logique qui nous échappe. On peut circuler au travers. On y entend quatre personnages (une fille, un garçon, une femme, un homme) qui décrivent, tour à tour et en quinconce, des actions qu'ils sont en train de faire. C'est une architecture de phrases courtes, entrecoupées de silences. Plusieurs récits se font jour, se faufilent dans les silences et s'entrecroisent au travers des phrases répétées, permutées, associées, dissociées.
Dominique Petitgand



L'installation Le sens de la mesure prend place dans un espace, en forme de H : une partie centrale et quatre côtés en périphérie. Elle distribue l'écoute en deux plans sonores : un fond et une figure. Dans la partie centrale, un haut-parleur posé sur socle, légèrement décentré : la voix (la figure). Une femme parle de sa relation perturbée au temps, à l'orientation et à la mesure. Une longue phrase qu'on entend fragment par fragment et entrecoupée de silences. Dans les parties périphériques, quatre haut-parleurs sont posés au sol et orientés vers le haut. Ils délimitent un champ (le fond). Les séquences de quelques secondes sont juxtaposées, interrompues, reprises et donnent à entendre rumeurs indéterminées, vibrations, chantonnements, respirations, musique. Le fond et la figure interagissent selon une logique cachée.
Quelque part sur le côté, un écran vidéo diffuse la traduction (Das richtige Maß).
Dominique Petitgand







L'installation Les liens invisibles prend place dans trois salles contiguës, ouvertes les unes aux autres. Dans chacune d'entre elles, un haut-parleur sur socle diffuse les fragments d'une voix : une longue phrase scindée, éclatée, en trois unités (trois points localisés dans l'espace, trois plans sonores qui se détachent et s'étagent selon la position de l'auditeur). En alternance aux séquences parlées, aux différents coins du lieu, délimitant un carré (si l'on réfère au plan d'ensemble), quatre haut-parleurs au sol diffusent des atmosphères musicales et sonores emplissant tout le lieu.
Dominique Petitgand


À cheval entre l'extérieur et l'intérieur d'un musée, sur le palier, quatre haut-parleurs au sol, orientés vers le haut diffusent la pièce musicale Etat liquide (la mélodie répétée de gouttes d'eau et d'un martèlement métallique). À l'intérieur d'un sas vitré, à l'entrée du bâtiment, un haut-parleur sur socle diffuse la pièce sonore Télépathie, pour voix seule (une femme parle au téléphone à une autre personne que l'on n’entend pas).
Les deux plans sonores s'additionnent pour chaque visiteur qui franchit l'entrée et entre dans le musée.
Dominique Petitgand

L'installation Quant-à -soi, dans sa version duo, met en relation deux voix, deux plans sonores : un proche et un lointain. Dans un premier espace, un haut-parleur diffuse la voix d'une femme. Il est posé sur un socle, quelque part en vue. Il a le statut du proche. La femme parle de liens invisibles qui la relient à d'autres. De longs silences entre les phrases laissent place à la seconde voix. Dans un second espace caché aux visiteurs, de l'autre côté d'un mur, un second haut-parleur diffuse la voix d'un homme qui hurle au loin, harangue et discourt de façon inintelligible. Il a le statut du lointain et semble provenir d'un espace fortement réverbéré.
Le montage articule les liens invisibles, non directs, entre les deux voix. Un passage chanté rend manifeste cet accord.
Dominique Petitgand










L'installation Quelqu'un par terre, ici, prend place dans un réseau de neuf espaces souterrains, très résonants, en enfilade et reliés les uns aux autres par une seule ouverture. Seul, le dernier espace, qui accueille les voix, butée du parcours, est plongé dans le noir et feutré (isolation).
Dominique Petitgand


L'installation Proportions est une version bilingue et musicalisée de l'installation Le sens de la mesure. À la voix française est ajoutée, à quelques pas, la voix d'un traducteur (traduction anglaise, en style indirect, entre le commentaire et la littéralité).
L'installation prend place dans un espace à deux niveaux, ouverts l'un à l'autre. Elle articule deux plans sonores et découpe l'écoute en deux temps : un fond et une figure. Au rez-de-chaussée, quatre haut-parleurs sont fixés aux murs (sons concrets entrecoupés de silences). Au sous-sol, deux autres, posés sur socle (les deux voix). Ces deux haut-parleurs ne sont pas en vis-à -vis, le second regarde le premier qui, lui, regarde vers le centre de l'espace. Les sons du premier niveau, qui se font entendre au sous-sol comme un lointain, prennent l'aspect d'une sous-couche qui interagit à distance avec les voix.
Dominique Petitgand







L'installation Il y a, ensuite occupe au minimum deux espaces. Un espace pour la sous-couche musicale, et à proximité, un espace pour les deux voix.
Dans cette version, une cloison dessine un premier espace, sas, premier palier dans lequel deux haut-parleurs, sur socle et à mi-hauteur, diffusent en symétrie une musique (scansion, battement alterné). Au-delà , dans un espace plus vaste et ouvert, duquel on continue d'entendre la musique en sous-couche, deux haut-parleurs, tenus à distance, sur socle et à hauteur d'oreille, diffusent deux voix : un enfant, d'une part, qui décrit, fragment par fragment, un paysage à reconstruire (panorama, détails proches et lointains), une femme, d'autre part, qui déclenche et relance le récit. Les deux haut-parleurs pour les voix ne sont pas en vis-à -vis : le second regarde le premier qui, lui, regarde au loin.
Dominique Petitgand


L'installation Cet empêchement occupe un espace d'un seul tenant, feutré et de taille modeste. Un premier haut-parleur, sur socle, diffuse une voix : une enfant (litanie des empêchements, clôture, astreinte). Plus loin, deux autres haut-parleurs, au sol, légèrement orientés vers le haut, en symétrie, formant un passage : musique (un motif en escalier, qui se répète, mini-séquence en devenir, stoppée net et reprise sans fin).
Dominique Petitgand




L'installation Le bout de la langue découpe, échelonne et met en boucle la première partie de la pièce sonore qui porte le même titre. C'est une installation pour voix seule.
Un seul haut-parleur diffuse une voix : point localisé dans l'espace, posé sur socle, à hauteur d'oreille, plus ou moins au centre d'un espace. Respirations, amorces de phrases stoppées net, entrecoupées de silences. Une femme s'interroge, à la recherche de quelque chose dont elle ne se souvient soudain plus. La durée des silences, relative au contexte de l'exposition et au lieu investi, donne à l'oeuvre une forme en pointillé, qui la rend absente et présente à la fois, discrète puis insistante pour l'auditeur qui lui prête attention.
Dominique Petitgand




Dans cette version de l'installation Quelqu'un par terre, l'espace a été préalablement découpé en quatre parties. Espace résonant (première salle pour les éclats), passage (couloir pour les sous-titres de la traduction - Someone on the ground), petite salle plongée dans l'obscurité et feutrée (pour les voix) et coulisses (bureaux, pour le vent caché).
Dominique Petitgand








L'installation La cécité occupe un espace d'un seul tenant, en longueur, ne possédant qu'une entrée et plongé dans le noir. L'entrée est laissée ouverte pour permettre à la lumière extérieure d'éclairer les premiers mètres, puis de signifier la sortie au visiteur qui, après avoir accédé au noir, se retourne. Dans le fond de l'espace - noir opaque, puits sans fond - un haut-parleur fixé à hauteur d'oreille et orienté vers l'entrée, diffuse une voix (le récit d'un parcours, de l'obscurité à la lumière, de l'isolement au retour parmi les autres). Au centre de l'espace, quatre haut-parleurs au sol et orientés vers le haut, diffusent des atmosphères sonores englobantes (vibration sourde puis brouhaha collectif).
À l'extérieur et en pleine lumière, un écran vidéo pour la traduction (Blindness) des paroles entendues à l'intérieur.
Dominique Petitgand








Pour cette version stéréo de l'installation Proportions, tous les sons sont rassemblés sur deux haut-parleurs, sur socle, en position non symétrique.
Dominique Petitgand


Diffusion sonore d'un soir, séance d'écoute publique en plein air. Les auditeurs assis, rassemblés face à deux haut-parleurs, pour une écoute frontale et stéréo. Plusieurs pièces sonores, parlées et musicales qui se succèdent, formant un long récit fragmenté, ouvert.
Dominique Petitgand

Version pour voix seules de l'installation Il y a, ensuite, de laquelle est soustraite la sous-couche musicale : la rue en contrebas et le trafic des voitures créent une rumeur qui se fait entendre à l'intérieur de l'exposition et occupe la place de la musique. La grande longueur de la verrière permet de diffuser les deux voix à deux pôles distants l'un de l'autre.
Sur un côté, un écran vidéo pour la traduction (There is, then).
Dominique Petitgand

Plusieurs dispositifs pour une série de pièces sonores, stéréos et en versions trilingues. Selon un montage spécifique à chaque récit, les trois langues en présence : le français et la traduction (en style indirect) dans les deux langues (italien et allemand) utilisées dans la ville.
Diffusions quotidiennes et à heure fixe, sur deux radios publiques locales, en plein milieu des programmes d'actualité.
Diffusions publiques - séances d'écoute collectives et gratuites, dans un bar, un foyer ou à organiser chez soi.
Publications d'un choix de transcriptions, pleines pages, dans les journaux locaux.
Consultation dans la galerie, sur casques.
Dominique Petitgand






Au centre, un haut-parleur sur socle diffuse les voix, alors qu’en périphérie, quatre haut-parleurs (trois au sol sur les côtés et un quatrième fixé au mur de l'entrée) diffusent les atmosphères sonores et musicales. Les séquences se succèdent dans différentes configurations : voix seule, voix avec musique, musique sans voix, sons seuls, silences.
Au sol, près du centre et en position d'indirect, un écran vidéo pour la traduction (en italien, pour cette version).
Dominique Petitgand








L'installation Mon possible occupe un bâtiment dans son entier et prend place dans un espace découpé en sept parties, ouvertes les unes aux autres.
Des sons de ballons, entrecoupés de silences, font sonner le lieu et définissent la temporalité et les distances par les allers-retours, échos et rebonds, créés dans les espaces réverbérés (quatre haut-parleurs, en hauteur, à certains coins, figurant les diagonales). En alternance avec les séquences de ballons, dans le creux des autres parties de l'espace (quatre autres haut-parleurs, fixés à mi-hauteur), plusieurs atmosphères musicales (fréquence, martèlement métallique, stridences) emplissent par fraction les volumes. Enfin, les voix, ponctuant les musiques à distance, sont diffusées dans les seuls espaces feutrés (deux haut-parleurs, à hauteur d'oreille, l'un en plein jour, l'autre dans le noir).
Dominique Petitgand









Dans cette version, l'installation Quelqu'un par terre occupe un bâtiment dans son entier, sur trois niveaux ouverts les uns aux autres (deuxième et troisième niveaux en coursive). Au rez-de-chaussée, espace réverbéré, quatre haut-parleurs fixés aux murs pour les éclats de chaise. Au deuxième niveau, dans une pièce sur le côté, un haut-parleur caché : le vent qui serpente dans tout le bâtiment. Au troisième niveau, espace feutré, un haut-parleur posé sur socle pour les voix (qui ne se font entendre qu'une fois arrivé en haut).
Dominique Petitgand







Il y a (Der er) est une version bilingue de l'installation Il y a, ensuite. Dans cette version diffusée sur casques, devant une vitrine qui laisse voir la ville, la musique a disparu et la voix de la femme a été remplacée par une voix de traductrice qui s'exprime en danois et reprend en style indirect les propos de l'enfant. Les deux voix, en quinconce et par ricochets, égrènent les différents fragments d'un paysage.
Dominique Petitgand

Dans cette version de l'installation Il y a, ensuite, qui prend place dans un double escalier symétrique, la musique occupe le premier palier, et les voix, le second. Les deux haut-parleurs pour la musique sont posés, en symétrie, sur le rebord de fenêtres. Pour les deux voix, à l'étage supérieur, deux haut-parleurs sont fixés en hauteur, de part et d'autre de l'axe central et orientés en légère plongée vers chacun des escaliers. Le visiteur, qui a le choix de monter par l'escalier de gauche ou celui de droite, entend en premier soit la voix de l'enfant, soit celle de la femme. Sur le second palier, à équidistance des deux haut-parleurs, les deux voix se rejoignent, tandis que l'on continue d'entendre la musique en sous-couche, provenant de l'étage inférieur.
Dominique Petitgand


Deux haut-parleurs, reliés à un écran d'ordinateur (traduction écrite et synchrone). Sur un haut-parleur, une voix : un homme, le récit d'une course haletante, éprouvante, difficulté de respirer et point de côté. Respirations et phrases interrompues, reprises, manipulées par le son musical (sifflements et fréquences tremblées) diffusé sur l'autre haut-parleur.
Dominique Petitgand



L'installation Voix blanches articule deux plans sonores : un fond et un premier plan, qu'elle fait découvrir dans une logique inversée. Au premier abord, quatre haut-parleurs, cachés au-dessus de l'espace central, sur un toit intérieur, diffusent des séquences sonores et musicales qui retombent en pluie à l'entrée et sur les côtés et accueillent les visiteurs. Plus loin, au fond d'une alcôve, deux haut-parleurs, posés au sol en position d'indirect, diffusent deux voix (une femme et une traductrice, enregistrée au téléphone, s'exprimant en italien et en style indirect). Lorsque le visiteur se trouve dans l'alcôve, assis face à ces deux haut-parleurs, les sons provenant du toit se font entendre désormais comme un accompagnement, sur lequel se détachent, en premier plan, les voix.
Dominique Petitgand

Cette version de l'installation Quant-à -soi prend place dans un ascenseur vaste muni de sièges, qui relie les étages d'un musée. Cet espace est une aire de repos, une pause entre les visites des salles. Il a quasiment le statut d'espace public. Aux sons produits par la mécanique de l'ascenseur lui-même, sont ajoutés d'autres sons : rumeurs, vibrations, couches souterraines indéterminées, musicalisant l'ensemble et faisant douter l'auditeur quant à la provenance de tout ce qu'il perçoit. La durée des silences donne à l'oeuvre une présence troublante, discrète ou perturbante.
Dans cette version bilingue, la voix française est accompagnée d'une seconde, celle d'une traductrice qui répète et traduit mécaniquement dans l'autre langue du pays d'accueil (flamand) en style indirect. La voix de la traductrice a été enregistrée au téléphone. Le souffle de l'enregistrement fait entendre la distance qui sépare les deux langues et distingue les deux voix.
Dominique Petitgand




Cette version bilingue de l'installation Quant-à -soi, pour laquelle la voix de la traductrice a été enregistrée au téléphone, est diffusée sur casques, prêtés sur demande pour parcourir, en extérieur, la rue qui relie les différentes étapes de l'exposition.
Les casques utilisés sont dits "ouverts". À la différence des casques "fermés" qui ne laissent pas entendre autre chose, les casques "ouverts" permettent de continuer à entendre les alentours. Dans la tête de l'auditeur s'opère le mélange des sons intérieurs et des sons extérieurs.
Les deux voix (en français et en thaï) se superposant, en alternance et en pointillé, comme un commentaire, sur les événements et activités de la rue.
Dominique Petitgand

L'installation La gorge sèche occupe un bâtiment dans son entier et sur plusieurs niveaux. Une série de colonnes d'air, reliant les différents étages, fait entendre dans tout le bâtiment, des séquences musicales (mécaniques indéterminées et choeur suspendu), échappées du sous-sol et diffusées par quatre haut-parleurs cachés. Au sous-sol, deux autres haut-parleurs dans les recoins, diffusent d'autres sons qui s'associent aux premiers échappés. Au rez-de-chaussée, trois haut-parleurs sur socle, diffusent en alternance des voix (plusieurs récits à trois voix). Plus loin, une porte qui bloque un accès, dissimule un haut-parleur qui fait entendre, dans son interstice, le son d'un écoulement d'eau et d'une mélodie métallique. Tous les sons, ponctués par les silences, se lient à distance.
Dominique Petitgand








Dans la première partie de l'espace, quatre haut-parleurs, au sol et orientés vers les côtés. Plus loin, au fond, en position d'indirect et face à un mur de panneaux isolants, un haut-parleur sur socle. Plusieurs séquences se succèdent dans différentes configurations : voix seule, voix avec sons, sons seuls, silences.
Dominique Petitgand

Version pour voix seule. Une femme parle de sa relation perturbée au temps, à l'orientation et à la mesure. Une longue phrase qu'on entend fragment par fragment et entrecoupée de silences.
Un seul haut-parleur, point central, emplacement stratégique duquel la voix peut se faire entendre dans tout le bâtiment.
Dominique Petitgand


Dehors est une version plus courte et pour casques de l'installation Exhalaisons. Pour une écoute en plein air, itinérante, en ville, au bord d'un lac ou dans un parc . Les casques utilisés sont dits "ouverts".
Dominique Petitgand

L'installation Pleines nuits articule deux plans sonores. Un premier haut-parleur, sur le seuil d'une chicane, en pleine lumière, diffuse une voix : un homme qui parle du départ de ses insomnies. Phrases courtes qui introduisent les trois longues séquences vocales englobantes (chantonnements, cris et chants à tue-tête, psalmodies profanes indéterminées et inintelligibles) diffusées sur quatre haut-parleurs à l'intérieur de l'espace plongé dans le noir.
Dominique Petitgand
Cette version duo de l'installation Quant-à -soi occupe l'espace entier d'une salle de spectacle vide (en dehors des heures de représentations et de répétitions), et dont l'accès au rez-de-chaussée est bloqué. La première voix, celle de la femme, est située à l'étage, au balcon, au milieu d'une rangée de sièges. C'est là seulement que les visiteurs peuvent se rendre, pour entendre cette voix de près. La seconde voix, celle de l'homme (hurleur, harangueur inintelligible) est cachée, sur scène à l'intérieur du trou du souffleur et se fait entendre de loin, résonant dans tout l'espace réverbéré.
Dominique Petitgand





L'installation Sommeils fait se succéder plusieurs récits. Dans un espace d'un seul tenant, six haut-parleurs, fixés aux murs et orientés vers le centre, diffusent différentes voix, atmosphères musicales et silences. L'emplacement du siège suggère à l'auditeur un point d'écoute privilégié vers lequel convergent et se mixent les multiples couches sonores.
Dominique Petitgand


Dans un espace d'un seul tenant, sur un dispositif centrifuge de six haut-parleurs fixés aux murs, plusieurs pièces sonores se font entendre. Le premier haut-parleur, central, pour les voix (une femme puis un homme). Quatre autres, sur les côtés, pour les atmosphères musicales. Un dernier, en retrait pour d'autres voix perçues dans le lointain.
Dominique Petitgand


Dans la partie documentaire de l'exposition, sur chacun des sièges, un casque, pour la consultation des disques.
Dominique Petitgand

Dans un intérieur, un interphone, niché dans un mur, fait entendre, à celui qui le met en marche, la voix d'une femme. Une femme qui soliloque, sans fin, sans interruption autre que celle provoquée par l'interrupteur lui-même. Le discret arrière-plan (rumeur domestique) derrière la voix, rend manifeste la présence d'un second espace, auquel l'auditeur se trouve (semble se trouver) relié, simultanément et à distance.
Dominique Petitgand


L'installation Le bout de la langue découpe, échelonne et met en boucle la première partie de la pièce sonore qui porte le même titre. C'est une installation pour voix seule.
Point localisé dans l'espace, une chaîne hi-fi courante, dont les enceintes sont empilées l'une sur l'autre, au milieu d'autres oeuvres, plus ou moins au centre d'un espace.
Respirations, amorces de phrases stoppées net, entrecoupées de silences. Une femme s'interroge, à la recherche de quelque chose dont elle ne se souvient soudain plus. La durée des silences, relative au contexte de l'exposition et au lieu investi, donne à l'oeuvre une forme en pointillé, qui la rend absente et présente à la fois, discrète puis insistante pour l'auditeur qui lui prête attention.
Dominique Petitgand

L'installation L'amorce des consignes occupe deux espaces d'un bâtiment public. Dans le hall, six haut-parleurs fixés en hauteur, diffusent une atmosphère musicale répétitive, dont le volume et le mixage varient selon l'attention qu'on lui accorde. Plus loin, dans une partie annexe par-delà plusieurs portes, un haut-parleur, fixé au mur à hauteur d'oreille et derrière des sièges, diffuse une voix (un enfant qui dresse un inventaire des choses à emporter dans l'imminence d'une catastrophe). Les portes, qui s'ouvrent et se ferment au gré des passages des usagers du lieu, font se superposer ou non la voix à proximité et la musique perçue dans la distance.
Dominique Petitgand

L'installation Le prévu, l'imprévu occupe deux espaces symétriques, disposés de part et d'autre d'un long couloir. Dans chacun des deux espaces, deux haut-parleurs : une même voix (une femme) et une même atmosphère musicale lancinante. Dans le premier espace, la femme décrit ce qui fait l'attente et l'excitation d'un événement inespéré et non-dit (Le prévu), dans le second, le constat et la désolation, une fois que l'événement a eu lieu (L'imprévu). Au milieu du couloir, la musique, qui parvient de part et d'autre, fait lien entre les deux espaces.
Dominique Petitgand

Sur la radio interne d'un centre commercial, diffusée dans les espaces de circulation, une phrase très courte de quelques secondes (choisie au hasard parmi un ensemble de quinze) se fait entendre tous les quarts d'heure, interrompant le flux des musiques, animations et publicités.
Dans un des commerces du centre, à l'intérieur d'une vitrine, des éditions non limitées - disques (La journée), cartes postales (Mon possible), tampons encreurs (Une douleur spéciale) - sont exposées en pile et mises en vente, à côté de réveils.
Dominique Petitgand




Sur plusieurs étages d'un bâtiment administratif, dans plusieurs salles et espaces non occupés (salle de réunion, coin d'attente, couloirs, escaliers, paliers) des lecteurs de disques portables, avec haut-parleurs ou casques, sont posés, en vue ou cachés, et diffusent un ensemble de pièces sonores en version stéréo.
Dominique Petitgand




Au centre ville, à côté d'une terrasse, deux haut-parleurs derrière une grille, font entendre, provenant d'un intérieur, pour un auditeur assis à l'extérieur sur un banc, une suite de pièces sonores en version stéréo.
Dominique Petitgand

Dans chaque pièce (cuisine, chambres, grenier) d'une maison quasiment vide de plusieurs étages, des lecteurs de disques portables sont posés, sur une chaise, une table, une table de nuit. Sur chaque lecteur, une suite de pièces sonores en version stéréo. Les portes ouvertes font entendre dans l'escalier et sur les paliers le mixage des différentes sources.
Dominique Petitgand



Deux haut-parleurs, à hauteur d'oreille, face à une rangée de sièges de cinéma. Pour une écoute frontale, stéréo, assise. Sur le même dispositif, plusieurs pièces sonores se succèdent et déploient un long récit fragmenté, ouvert.
Dominique Petitgand

Dans une lumière ambiante, un projecteur projette au mur une succession de 16 diapositives en petit format. Chaque diapositive est un texte qui apparaît le temps nécessaire à sa lecture.
Chaque texte correspond à une pièce sonore que je n'ai pas pu ou voulu faire :
enregistrements empêchés, montages impossibles, envisagés un temps, jusqu'au renoncement. Pour chacune, quelque chose qui coince (circonstance, inaptitude ou conviction).
L'installation existe en version française ou en version anglaise.
Dominique Petitgand







Liste des pièces
1. intro Comptable
2. Itinéraire
3. La chambre sourde
4. Dehors
5. L'impossible
6. Quelqu'un
7. L'air qui rentre
8. La porte ne s'est pas ouverte
9. Le tour du cadran
10. Qui s'abat
11. Pleine nuit
12. Moi, qui
13. Lalalamour
14. La chaise
15. J'ai changé


Liste des pièces
1. Le bout de la langue
2. TĂ´t
3. Quelqu'étiquettes
4. La surdité
5. La porte
6. La dispute
7. La cécité
8. Par surprise
9. La centrifugeuse
10. Une douleur spéciale
11. Fringale
12. La brosse Ă cheveux (muette)
13. Cette chanson
14. 6 + 1
15. Je m'endors
16. Présage
17. Aupied du lit
18. Extinction
19. Visite imprévue, zéro
20. La tamponneuse
21. Bière
22. Soulagement / regret
23. Courants d'air
24. Au pied du lit (musique seule)

Face A : Le son du tonneau
Face B : Le son du tonneau (musique seule)


Liste des pièces
1. Cette agitation
2. Au ventre
3. La rosée
4. A portée de main
5. Domicile
6. Linge
7. Plein air
8. En tĂŞte
9. Cet empĂŞchement
10. Feu vert
11. Plomb
12. Les symptĂ´mes
13. Inciser
14. Etat liquide

Liste des pièces
1. Dimanche
2. Perruches / presse-purée
3. Soleil
4. Risques
5. Maison
6. Disputes
7. Chien
8. Faillite
9. Parfois
10. Mariage
11. Rue
12. Neige
13. Oui
14. Non
15. Suré
16. Bouteille
17. Biscuit
18. Souvenir
19. Marraine
20. Tapotements / tuba / mer
21. Guerre
22. Dire
23. Lamentable
24. Compliqué
25. Cagoule
26. Violence
27. Questions / porte-clefs

Liste des pièces
1. Le sens de la mesure
2. L'amorce des consignes
3. Je descends
4. 1 / 79
5. La chaleur
6. Il s'est précipité
7. Mur
8. A l'étoufée
9. Exhalaison
10. Une protection
11. La tĂŞte
12. Pont
13. De l'éther
14. Je marche
15. 1 / 2 / 3
16. Ce lointain
17. Il dormait
18. Il y a, ensuite
19. Son coin
20. Epuisement
21. Du mercurochrome


Liste des pièces
1. Le prévu
2. En partance
3. Par terre
4. Comme tout le monde
5. On le retrouvera
6. Le visiophone odorant
7. La tête la première
8. Quelqu'un est tombé
9. La brosse Ă cheveux
10. L'imprévu
Liste des pièces
1. Il y a
2. Le plus gros juron
3. Un sacré paquet
4. Moi, qui l'aimais tant
5. Robe longue et p'tite cravate
6. Je ne sais pas
7. Une protection
8. Un faible pour le lac
9. Un rĂŞve comme un cauchemar
10. Rêverie khmère
11. Train-train

The Plastic People Issue, Vibrö, Paris, 2009.
City Sonics, Transcultures, Mons, 2007.
Mercersound, Venice Biennale, Mercer Union, Toronto, 2005.
Vollevox, Komplot, Bruxelles, 2005.
Ten Years, Prohibited Records, Paris, 2005.
Pas attendre !, Shambala Records, Paris, 2002.
Mutations - Sonic City, Airplane Label, Tokyo, 2001.
Sampler, Ici d’ailleurs..., Nancy, 1999.
The Cocktail Event, Staaplaat, Amsterdam, 1997.
Sampler, Sine Terra Ferma, Ici d’ailleurs..., Nancy, 1997.
Sonderangebot, Staaplaat, Amsterdam, 1996.
The Answering Machine, Staaplaat, Amsterdam, 1996.
Hörspiele 2, La Muse en Circuit, France Culture, NDR Hambourg, Paris, 1995.
Musique’s Action 2, Vand’Oeuvre, CCAM, Nancy, 1995.
Bruits Blancs, Vand’Oeuvre, PDC, DSA, Nancy, 1991.
Cet ouvrage monographique, consacré aux installations sonores de Dominique Petitgand - à travers un ensemble sélectif de 1994 à 2009 - est une tentative de documentation par l'artiste lui-même de sa pratique de l'écoute et de création sonore.
Différentes formes de représentation (croquis, vues d'exposition, notices, images-textes, transcriptions) accompagnent un choix d'entretiens et de notes.
Croquis, notices, transcriptions, notes de Dominique Petitgand
Entretiens Dominique Petitgand avec Vanessa Desclaux, Elodie Royer et Yoann Gourmel, Guillaume Constantin, Marinella Paderni
Traduction de Jean-Charles beaumont, Miles Hankin, Chet Wiener

Les pièces sonores que je n'ai pas pu ou voulu faire.
Enregistrements empêchés, montages impossibles, envisagés un temps, jusqu'au renoncement.
Pour chacune, quelque chose qui coince (circonstance, inaptitude ou conviction).
Textes de Dominique Petitgand
Traduction de John Tittensor

Transcriptions de Dominique Petitgand
Texte de Guillaume Désanges
Croquis d'Amélie Codugnella

Cet ouvrage est imaginé, au delà du catalogue ou du livre d'artiste, comme un projet hybride, ensemble de documents à partir du travail sonore de Dominique Petitgand. Il est constitué d'une large sélection de pièces sonores que l'artiste a transcrites, structuré autour de deux entretiens, et complété par des "notes d'écoutes", contributions d'artistes et de critiques.
Il s'agit ici de déplier le travail d'un artiste, interroger ses possibles modes de représentation, de documentation et de transcription.
Transcriptions de Dominique Petitgand
Entretiens Dominique Petitgand avec Guillaume Désanges
Textes de Dominique A, Guillaume Désanges, Grand Magasin, Claude Lévêque, François Piron, Loïc Touzé.
Traduction de Brian Holmes, Chet Wiener, Charles Penwarden

Accompagné d'un CD Audio :
extraits de pièces sonores, texte de François Piron, entretien avec Yvane Chapuis, montage Dominique Petitgand.
Croquis et transcriptions de Dominique Petitgand
Texte de François Piron
Entretien Dominique Petitgand avec Yvane Chapuis
Traduction de Simon Pleasance

Avec les voix de Dario Alvarez, Dominique Ané, Camille Auvy, Colin Auvy, Georges Caruzzo, François Gobillot, Monique Gobillot, Louise Goutin, Bénédicte Petitgand, Jean Petitgand, Marie-Henriette Petitgand, Liza Maria Riveros, Paoulo Riveros, Edit Zakal et Norbert.
Avec les traductions orales d'Eric Baudelaire, Peter O'Brien, Daniel Darius Oskui, Ruth Gamper, Miles Hankin, Marina Melancorteci, Christine Melchiors, Sophie Nys, Massimo Prandini et Tatsanai Wongpisethkul.
Avec les traductions écrites de Jean-Charles Beaumont, Carlo Fossati, Miles Hankin, Ruth Kaaserer, Nicolas Sergere et Chet Wiener.
Avec les participations musicales et sonores de Dominique Ané, Hervé Birolini, Antoine Carolus, Stéphane Janin, Fabrice Laureau, Marc Sens, Christine Ott, Yann Tiersen et Jean-Pierre Viazzi.
Avec les participations occasionelles de Julien Crépieux et Marie Vachette (sous-titres vidéos), Christelle Chalumeaux (architectures isolation phonique) et Kerwin Rolland (acoustique).